00:00Vu l'épidémie qu'il y a eu, sachant qu'on est toute la dernière entreprise de masque en Bretagne,
00:04on s'est senti un peu blessé à l'avant-tout.
00:25Avant il y a eu l'activité partielle, après le redressement,
00:29personnellement, j'ai déjà vécu là-dessus puisque j'ai travaillé dans l'ancienne usine de masques à Plaintel.
00:36C'est une page qui se tourne, on va faire notre travail jusqu'au bout.
00:39La commande publique, c'est un grand regret puisque dans l'ancienne usine de masques où j'étais,
00:43on a vécu la même chose.
00:45Là, on roule l'ouverture.
00:46C'est un facteur de stress justement puisqu'on sait que ça va fermer.
00:50On entreprend des démarches justement sur des futurs emplois.
00:54Sachant qu'on est toute la dernière entreprise de masques en Bretagne,
01:05vu l'épidémie qu'il y a eu,
01:07c'est vrai qu'on s'est senti un peu blessé à l'avant-tout.
01:11On a continué notre chemin, mais on n'a pas vu le bout.
01:16Je ne pense pas qu'on va retrouver ça ailleurs.
01:18Nous avons été jusqu'à cinq fabricants de masques en Bretagne.
01:32Nous étions les derniers, donc il n'y aura plus de fabricants de masques en Bretagne.
01:36Ce qui se produit en Bretagne se produit sur tout le territoire français.
01:38C'est-à-dire que tous les fabricants de masques, malheureusement,
01:42enfin en tous les cas, ceux qui avaient relevé ce challenge de monter des usines de fabrication,
01:49tous ces fabricants, l'un après l'autre, disparaissent.
01:52Après que là, il y aura encore des fabricants de masques qui vont s'écrouler.
01:55Je pense que d'ici quatre, cinq ans,
01:58nous reviendrons dans la même situation que nous étions en 2019 avant la crise.
02:03Je ne sais pas dans quelle mesure nous serons capables de gérer une prochaine pandémie.
02:08Ça a été une expérience extraordinaire.
02:10On s'est battu jusqu'au bout.
02:12Je n'ai pas de doute pour les salariés de CLAP qui sont des personnes engagées
02:17et je suis persuadé qu'elles sauront toutes rebondir.
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