00:00Elle omise toujours à la page en effet.
00:02Oui, tout à fait.
00:03J'essaye d'être sur le plus chaud de l'actu du livre En Drôme et En Ardèche.
00:08Il y a une autrice russe qui était dans la Drôme ces jours-ci pour la promotion de son dernier thriller.
00:13Elle s'appelle Yana Wagner.
00:14Peut-être que ça va vous rappeler quelque chose.
00:16C'est l'autrice de Vongo Zero qui est un roman post-apocalyptique finaliste du Grand Prix d'électrice de Elle
00:22et qui a aussi été adaptée sur Netflix.
00:24Yana Wagner, qui revient avec le tunnel.
00:28Tout commence dans la voiture de Mitya et Sacha qui rentrent d'un week-end dans leur Dacha.
00:35Ils sont à l'arrêt dans les bouchons, dans un tunnel qui rallie Moscou.
00:38C'est l'été, il fait une chaleur caniculaire.
00:40Ils n'ont pas la clim.
00:42Le temps passe et les voitures ne bougent pas.
00:45Pourquoi ?
00:46Eh bien parce qu'ils se rendront compte au bout de quelques heures.
00:49L'entrée et la sortie du tunnel ont été obstrués.
00:52Et ils sont comme des centaines d'automobilistes coincés à l'intérieur.
00:56Sans radio, sans réseau, sans la moindre idée de ce qui se passe.
01:01Et le problème, eh bien c'est que ça va durer.
01:02Ça va durer très très longtemps.
01:05Et déjà là, on respire moins bien.
01:07Tout de suite, hein ?
01:08La claustrophobie arrive.
01:10Alors j'ai demandé à Yana Wagner pourquoi elle a mis ses personnages dans une telle situation.
01:15En fait, je le fais dans tous mes romans.
01:20J'imagine une situation inconfortable et inimaginable.
01:28Ensuite, j'y place des gens, comme vous et moi, comme des gens ordinaires.
01:32Et là, j'observe.
01:35Leur comportement, leur réaction.
01:37C'est, d'une certaine manière, une expérimentation psychologique cruelle.
01:44Mais c'est pour moi une opportunité d'observer la nature humaine.
01:49Ces gens, bien sûr, pendant un temps, ils attendent, attendent d'être sauvés.
01:56Et puis, ils commencent à échafauder des théories, à agir différemment.
01:59Et vous savez, dans un embouteillage, vous avez des gens très différents
02:09du point de vue de l'éducation, de la richesse, de la nationalité, de la religion.
02:16Et tout cela affecte ce qu'ils font, ce qu'ils pensent,
02:19ce qu'ils attendent des autres, d'une certaine façon.
02:22Ce roman, c'est aussi un drame social.
02:25Mais qu'est-ce que vous cherchez à explorer, précisément ?
02:28En fait, je voulais vraiment explorer le concept de terreur,
02:33ce que ça nous fait faire.
02:35Et j'ai été surprise de voir que mes personnages imaginaires résistent,
02:42que nous, en tant qu'humains, résistons aussi à la violence autant que possible.
02:47On peut être manipulés, bien sûr.
02:51La psychologie de la foule peut prendre le dessus.
02:53Mais en tant qu'humains, nous résistons beaucoup,
02:58et beaucoup de mes personnages résistés,
03:00et je les admirais pour ça.
03:05Et est-ce que vous avez écrit ce roman,
03:07parce que vous avez, vous-même, la phobie des espaces clos ?
03:10Heureusement, non.
03:12J'en ai d'autres, mais pas celles-là.
03:16Mais en Russie, beaucoup de lecteurs m'ont dit
03:17« Merci beaucoup, maintenant j'ai peur des tunnels ».
03:21Alors pendant les services de dédicaces,
03:22j'ai commencé à écrire « Je vous en prie, n'ayez pas peur des tunnels ».
03:26C'est totalement imaginaire.
03:27Je n'ai jamais eu l'intention de créer de nouvelles phobies chez mes lecteurs.
03:32Nous en avons déjà bien assez comme ça.
03:37On n'en a pas moins une légère sensation d'enfermement
03:39en traversant le tunnel de Yana Wagner,
03:42mais bon, c'est un petit peu l'intérêt.
03:44Elle dépeint vraiment avec beaucoup de finesse
03:45la psychologie des réactions de ses personnages.
03:48C'est très bien écrit.
03:50Le suspense vous tient jusqu'à la dernière page.
03:53Le tunnel.
03:54De Yana Wagner, donc, qui a été de passage chez nous,
03:56et qui est paru chez Robert Laffont.
03:59On vous invite à gagner votre livre à présent.
04:02On vous invite dans ce tunnel,
04:03juste de passage, pour la lecture.
04:05Baissez le livre, ça m'angoisse.
04:080-4-75-40-10.
04:10Respire, respire, respire.
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