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  • il y a 1 an
En Somalie, des femmes font du porte-à-porte pour proposer l'excision sur les jeunes filles, une pratique en augmentation "massive" pendant le confinement. "Ce n'est qu'un business", déplore l'ONG Plan International.

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Transcription
00:00Pendant ce temps-là, en Somalie, les mutilations sexuelles sur les jeunes femmes sont en augmentation massive selon l'ONG Plan International.
00:31C'est l'une des conséquences du confinement.
00:34Pour gagner leur vie, des femmes font du porte-à-porte pour proposer l'excision.
01:01Les filles sont forcées de rester à la maison et sont confrontées à l'horreur de l'FGM.
01:06Les parents prennent l'avantage de la fermeture de l'école.
01:10Ils le voient comme un moment opportun pour la procédure et un moment humble pour l'évacuation.
01:16L'économie a motivé les couteaux à récolter des ressources dangereuses.
01:22Et ils font de la porte-à-porte pour couper les filles, y compris moi.
01:27Dans le passé, on pouvait dire que les couteaux n'étaient pas au courant des conséquences de la pratique,
01:32et qu'ils le faisaient comme un honneur familial.
01:35Mais maintenant, ils sont au courant du dommage qu'ils causent aux filles.
01:40Et pour eux, c'est juste un boulot et un moyen de survivre à ces moments difficiles où le confinement COVID-19.
01:46Pour les parents, c'est une partie nécessaire d'obtenir l'honneur des familles,
01:50une partie essentielle de la culture des filles,
01:53une identité sexuelle,
01:55une obligation sociale,
01:57et aussi une condition de mariage.
02:01L'opération peut rapporter entre 10 et 20 euros aux exciseuses.
02:05L'excision, c'est une ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme,
02:11pratiquée à des fins non médicales la plupart du temps sur les jeunes filles.
02:15J'ai six ans et je suis en prison depuis trois ans.
02:19Je suis en prison depuis six ans.
02:22Je ne peux pas m'en occuper, je suis en prison,
02:26je ne peux pas te voir,
02:28je ne peux pas te voir,
02:30je ne peux pas te voir,
02:32je ne peux pas t'écouter,
02:34je ne peux rien faire.
02:38Je ne peux pas te voir,
02:40je n'arrive pas à te voir.
02:43Ces mutilations sexuelles compliquent également les accouchements.
03:14L'excision est interdite par le droit international mais reste légale en Somalie.
03:18Cette pratique provoque des conséquences graves sur la santé des femmes,
03:21mais aussi des troubles psychologiques et sexuels, voire de l'infertilité.
03:33L'ONU estime que 290 000 filles subiront une forme de mutilation sexuelle cette année en Somalie.
03:39Les filles passent cette expérience horrible à cause de la pression sociale.
03:43La pression sociale est plus élevée que la santé et la vie des filles.
03:47Comme je l'ai dit tout à l'heure, le FGM est vu comme une condition de mariage.
03:52Dans le contexte somalien, la mariage offre la sécurité financière et l'acceptance sociale.
03:58Pour certaines filles qui n'ont pas de FGM,
04:02elles vont faire face à des difficultés psychologiques,
04:06et pour d'autres qui n'ont pas de FGM, elles vont faire face au stigma social.
04:11Waris Diri, une top-modèle somalienne, elle-même excisée à l'âge de 5 ans,
04:15appelle à une mobilisation mondiale pour mettre fin à cette pratique.
04:37On estime que 200 millions de filles dans le monde sont excisées, dont 60 000 en France.
04:41Cette pratique existe partout dans le monde,
04:43mais elle est plus fréquente dans 29 pays d'Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient.
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