00:00Aujourd'hui, dans le monde, toutes les 20 minutes, il y a une espèce animale ou
00:03végétale qui disparaît et face à cette sixième extinction de masse, nous avons
00:07tous un rôle à jouer.
00:19Le premier levier que nous, citoyens, nous avons pour protéger la biodiversité,
00:21c'est notre alimentation. Malheureusement, tout le monde n'a pas accès à une
00:25épicerie bio, locale et en vrac. Alors on va vous montrer quelques gestes
00:29simples pour changer vos habitudes, même dans un supermarché.
00:40Qui dit lutte pour préserver la biodiversité, dit éradiquer complètement
00:44les pesticides de notre alimentation. Donc une alimentation bio, mais une
00:47alimentation aussi sans plastique. Et pour ça, on peut privilégier ses propres
00:52sacs à vrac en tissu et forcément aller vers une alimentation aussi locale et de
00:58saison. Ici, c'est la saison des artichauts, pourquoi se priver ?
01:07Il y a encore une autre place dans notre assiette où on peut avoir une action
01:10conséquente, c'est au niveau de la viande et du poisson. Il faut savoir que
01:14deux tiers de l'alimentation qu'on fait pousser va à destination du bétail. Moi,
01:18mon choix pour réduire cette pression sur la biodiversité, c'est d'être
01:21végétarien. Si pour vous, c'est encore impossible, ce que je vous conseille, c'est
01:24le moins mais mieux. Et pour les labels, n'hésitez pas à aller voir votre boucher
01:28et votre poissonnier qui, eux, s'y connaissent vraiment en la matière.
01:32Qui dit biodiversité, dit forcément l'huile de palme, qui est l'une des
01:36premières causes de déforestation dans le monde. Et nous, ça tombe bien, en France,
01:39on a d'excellentes alternatives qui favorisent en plus les abeilles.
01:42C'est le cas du miel français et biologique. Et si vous ne pouvez pas vous
01:47passer de pâte à tartiner, il existe aujourd'hui de plus en plus d'alternatives
01:51qui sont bio et sans huile de palme, ce qui montre l'intérêt croissant des
01:56français pour ce type de produit. Alors oui, forcément, il faut réduire notre
02:09impact et ça, ça passe par la modification de notre alimentation. Mais il y a aussi la
02:12question de recréer du lien. Et parce qu'on protège toujours mieux ce qu'on connaît,
02:16allons l'observer, cette nature. Julie, bonjour. Tu es coordinatrice en charge de l'Observatoire
02:24de la biodiversité à l'association Noé. Et j'ai plein de questions pour toi. Tu m'emmènes?
02:30Oui. Allez. Votre mission, c'est de recréer ce lien entre l'être vivant et la nature,
02:38j'ai l'impression. Oui, tout à fait. On a vraiment cette volonté de reconnecter l'homme
02:42à la nature par le biais des sciences participatives pour que les gens se réapproprient la nature,
02:49les espèces, que ce soit en forêt, dans son jardin. On peut observer la biodiversité.
02:53Et donc, les sciences participatives servent à ça. En fait, on va observer les espèces
02:58et on va envoyer l'information au Muséum national d'histoire naturelle. Donc la recherche
03:02qui va pouvoir suivre l'évolution des populations de ces espèces.
03:06Bon, on est quand même là pour observer. Moi, j'ai téléchargé les outils que vous
03:10mettez à disposition sur Internet. Donc, tu vois, je suis venu prêt. Il y a tout un
03:17référencement des papillons qu'on peut voir. Et donc, il y a une fiche de comptage, c'est ça?
03:23Exactement, exactement. Donc ça, c'est les outils qui sont disponibles sur le site pour
03:27vous aider déjà à reconnaître les papillons, puisqu'il y a quand même 26 espèces dans
03:31l'observatoire. Et ensuite, on prend sa fiche et puis on va dans son jardin ou dans un jardin
03:35public et on va commencer à faire les observations. Ça, typiquement, c'est une super activité,
03:40à faire avec les enfants. Le week-end, on va se balader dans un parc ou même en famille,
03:44on est dans le jardin, on sort la fiche. On n'est pas obligé d'y dédier une journée entière.
03:48Exactement, ça peut être. On passe le temps qu'on veut. On va observer quand on veut,
03:52quand on a envie. Avec les enfants, c'est vrai que c'était une très bonne activité. Ça marche
03:55très bien. C'est frustrant, il y a plein de plantes, on voit plein de choses et on n'arrive
04:08pas à trouver de papillons. C'est le temps. Après ce que je disais, un temps plus vieux,
04:12on aura peut-être plus... On peut essayer de trouver plus d'escargots. Des escargots,
04:15tiens, regarde. Il y en a un là et là. Tu as le poster des escargots, c'est ça ? Alors là,
04:21on peut les reconnaître grâce à leur coquille, par exemple. Celui-là, là, regarde. Moi,
04:25j'avais un peu d'appréhension sciences participatives. On imagine que c'est compliqué,
04:28qu'il faut avoir un peu un œil d'expert et tout le monde peut le faire. Il suffit de se balader
04:32dans un milieu naturel et d'avoir la patience, la curiosité pour observer tout simplement une
04:40espèce, deux espèces, trois espèces. C'est hyper bien expliqué avec tout un tas d'outils,
04:45de cartes, etc. Du coup, on est quand même un peu confronté face au miracle de la vie qui est
04:51complètement imprévisible. On ne voit pas tout le temps tout ce qu'on est venu observer. C'est
04:55grave ? Non, ce n'est pas grave. C'est même important puisque ça s'appelle la donnée zéro.
04:59Le fait qu'on ne voit pas de papillons est aussi une information pour la recherche. Souvent,
05:02on va vouloir noter que quand on en voit, mais quand on n'en voit pas, c'est aussi une donnée.
05:06Ça n'a pas servi à rien ce qu'on a fait là ?
05:08Ah non, jamais. Il y a un intérêt aussi d'être connecté avec la nature. On a pu profiter,
05:13observer les plantes autour de nous. C'est toujours important.
05:16Et bien moi, je te remercie pour ton temps et puis on va continuer à observer cette nature.
05:20Merci beaucoup.
05:20À la prochaine. Salut !
05:30Alors, on a vu comment limiter l'empreinte qu'on avait sur la biodiversité à travers
05:35notre alimentation. On a vu comment recréer le lien au vivant en allant se promener dans la nature.
05:40Dernier conseil, on va voir comment régénérer les écosystèmes. Qu'on soit à la campagne ou en
05:44ville, on peut planter partout où on peut des graines mellifères pour permettre de nourrir les
05:49insectes. Alors moi aujourd'hui, grâce à l'association Agir pour l'environnement, j'ai
05:58accès à un petit sachet de graines mellifères. C'est une campagne qui s'appelle Zone de Bz et il
06:02y a eu comme ça des milliers de sachets de graines partout en France que les citoyens vont pouvoir
06:07utiliser comme moi aujourd'hui avec ma jardinière. Finalement, ceux qui résument le mieux la
06:18situation dans laquelle on se trouve, ce sont les étudiants qui sont en grève pour le climat.
06:22Et ils disent nous sommes la nature qui se défend parce que changer son monde, c'est changer le
06:27monde et participer à la construction d'un monde meilleur, ça commence par moi.
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