00:00À la caserne de Laval, trois ambulances, les VSAB dans le jargon pompier,
00:04assurent le secours d'urgence aux victimes, ce qui représente 80% des sorties.
00:09Depuis 2022, le délai d'intervention a été multiplié par deux ou trois,
00:14mais le vrai problème, ce n'est pas le temps pour aller jusqu'à la victime,
00:17mais le temps de transport jusqu'à un hôpital.
00:20Explication.
00:21La régulation des urgences oblige des sapeurs-pompiers du département,
00:26professionnels et volontaires, à devoir faire plus de 200 kilomètres,
00:29parfois, pour pouvoir déposer à un patient une victime dans des urgences.
00:33Ils doivent tout simplement traverser le département
00:35parce que certaines urgences au plus proche de la caserne sont régulées.
00:40Les urgences à Laval, mais aussi à Château-Gontier ou Mayenne,
00:43sont régulièrement fermées par manque de médecins.
00:46Le temps d'intervention s'allonge,
00:48la facture aussi plus de 130 000 euros depuis 2022
00:52pour payer les heures passées sur la route.
00:54Mais ce manque de médecins criant a d'autres conséquences pour les pompiers.
00:58Les personnes, lorsqu'elles ne sont plus traitées,
01:00qu'elles ne peuvent plus appeler leur médecin
01:02lorsqu'elles ont de la fièvre ou qu'elles se sentent mal,
01:04qu'elles ont des pathologies diverses,
01:06la dernière personne qu'elles appellent, c'est les pompiers.
01:09Et c'est de fait, chez nous, quelque chose de récurrent et d'embêtant
01:13puisqu'on n'est plus dans l'urgence.
01:14Des véhicules immobilisés trop longtemps pour des bobos qui ne le nécessitent pas.
01:19La crainte des pompiers de Mayenne, c'est de passer à côté d'une vraie urgence.
01:28Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires