00:00Ça fait un peu plus de 20 ans que je tatoue.
00:21Moi, c'était l'époque du tribal.
00:22Les tribals, les chutes de reins, les roses, les dauphins.
00:25Il y a une grosse évolution, beaucoup avec les médias, surtout avec les footballeurs
00:28et les stars.
00:29Il y a une planète qui s'est démocratisée, donc on peut trouver plein de motifs.
00:32Vu qu'il y a plus de tatoueurs et plus de gens qui se font tatouer, on peut se permettre
00:37de vraiment faire notre style à nous.
00:39Il y a un style, on peut l'appeler un peu fourre-tout, qui s'appelle « black work ».
00:43En gros, c'est beaucoup de noir.
00:45J'ai besoin de texturer, de casser un peu, de mettre un peu du « sale ».
00:52Il y a un mélange de manga, Dragon Ball, Berserk, tout ça.
00:57J'ai grandi aussi avec le style « le seigneur des anneaux », beaucoup de crânes, de dragons
01:03aussi, des trucs japonais, beaucoup de jeux vidéo.
01:07Je pense qu'il y a autant de tatoueurs que de styles, au final.
01:10Après, il y a des grandes lignes.
01:12Il y a du réalisme, du graphique, du manga.
01:16Moi, c'est plutôt du réalisme.
01:19Réalisme et réalisme photo.
01:22Ça touchait plus au graphe de base.
01:24Petit à petit, je suis venu au réalisme, au visage, tout ça.
01:33Je voulais vraiment m'éloigner de ce côté un peu dark.
01:38Justement, proposer quelque chose aux gens qui sont réfractaires au tatouage, offrir
01:45un espace rassurant, doux, réconfortant.
01:49J'ai réussi à trouver mon style en dessinant pas mal de fleurs.
01:54Des choses très fines, féminines.
01:58J'ai beaucoup de personnes comme ça où le tatouage raconte une histoire.
02:03Ça peut être un événement, une étape de vie, un souvenir, une personne.
02:09L'ancrer définitivement sur son corps, c'est aider à passer parfois un cap.
02:15J'ai encore eu le cas récemment.
02:19Il y a un côté thérapeutique, ça leur fait du bien de se dire « j'ai fait telle chose,
02:25j'ai réussi telle chose ». Ça aide.
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