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Transcription
00:00La dépigmentation artificielle est devenue un problème phénoménal de sociétés en
00:10Côte d'Ivoire.
00:11En Afrique, le teint clair est considéré comme un critère de beauté et le signe d'une
00:14certaine aisance sociale.
00:16C'est pourquoi de nombreuses femmes noires cherchent à se dépigmenter.
00:19Aujourd'hui, nous allons en savoir davantage sur la situation de la dépigmentation en
00:24Côte d'Ivoire.
00:25Et pour ça, nous recevons M. Marcel Indot, il est le coordonnateur national du programme
00:30de prévention contre la dépigmentation artificielle en Côte d'Ivoire et également président
00:36du collectif des ONG de lutte contre la dépigmentation.
00:39Bienvenue M. Indot.
00:41Bonjour.
00:42Alors, est-ce que vous pouvez nous parler de ce programme de prévention contre la dépigmentation
00:46artificielle en Côte d'Ivoire ?
00:48Merci de nous recevoir.
00:49Le programme de prévention contre la dépigmentation s'inscrit dans le cadre des actions portées
00:57à l'intention de la population, par l'information, par la sensibilisation et la prise en charge
01:02médicale des victimes de la dépigmentation.
01:03Très bien, et alors quels sont vos objectifs principaux ?
01:08Emmener la population à l'acceptation de soi, comprendre que la dépigmentation effleutrie
01:16possède des conséquences drastiques et qui pourrait mettre leur vie en péril.
01:20Donc, notre objectif, c'est de pouvoir, j'allais dire, freiner considérablement ce phénomène
01:25qui est inscrit aujourd'hui comme un problème de santé publique dans le monde entier et
01:30singulièrement en Côte d'Ivoire.
01:32Et vous qui recevez ces personnes-là, qui viennent vers vous, quels sont les différents
01:37facteurs qui les poussent à se dépigmenter ?
01:41Bien, selon les sujets, nous recevons plusieurs types de personnes, chacun selon sa motivation,
01:48mais la majeure partie des personnes que nous recevons sont la genre féminine et qui sont
01:54poussées par la volonté manifeste de pouvoir paraître, être belle.
01:59Mais je voudrais préciser que la dépigmentation est motivée par certaines personnes dans
02:05le sens des pouvoirs, pour celles qui ont changé de catégorie sociale, démontrer
02:08leur aisance, parce que sortant de la petite classe à la grande classe, il faut démontrer
02:13qu'on a changé de catégorie sociale, donc démontrer son aisance et le pouvoir d'achat
02:18qui accompagne.
02:19Vous avez également ce qu'on appelle le complexe d'infériorité, qui est un facteur
02:23culminant qui règne dans, j'allais dire, dans cette sphère.
02:29Vous avez également les raisons culturelles.
02:32Quand on nous dit par exemple, une femme de teint clair porte bonheur, la question que
02:35j'allais poser, comment les dames de teint clair qui existent et qui travaillent, qui
02:39ont tous les moyens, ne sont pas mariées ? Parce que là aussi, c'est un bonheur pour
02:42la femme, malheureusement.
02:43Donc les facteurs de motivation varient selon le sujet.
02:47Il existe plusieurs raisons et également les médias viennent porter un coup de pouce
02:52capital à la motivation dans le cadre de la dépigmentation.
02:56Parce que quand on parle par exemple d'une femme à publicité qui est de teint clair,
03:01alors on pense que la belle femme, c'est celle-là qui est de teint clair, mais qu'est-ce
03:04qu'on appelle belle femme ? La question reste posée parce que la beauté est un ensemble.
03:08Alors donc, quand on doit accumuler ou, j'allais dire, quand on doit accoler la dépigmentation
03:14ou bien la coloration d'une femme de teint clair à la beauté, il y a problème.
03:19La lumière, c'est comme ça qu'on les appelle.
03:20Bon, généralement, c'est ce qu'on dit, voilà.
03:22Or, en fait, une personne dépigmentée n'est pas claire, c'est ce qu'il faut préciser.
03:27Et d'ailleurs, cette beauté est un feu de paille, c'est là qu'il faut advenir.
03:33Alors vous, en tant que coordonnateur national du programme de prévention de la dépigmentation
03:40en Côte d'Ivoire, quels sont les défis majeurs auxquels vous êtes confrontés dans cette lutte ?
03:43Bien, il existe plusieurs problèmes problématiques qui ressortent auxquels nous devons faire face.
03:49Bon, en premier temps, vous savez que pour réussir une mission, il faut les moyens financiers,
03:53les moyens d'accompagnement.
03:55C'est ce premier défi-là auquel nous sommes confrontés.
03:58Mais également, c'est un travail synergique avec plusieurs ministères à la fois.
04:03Nous avons le ministère de la Santé, nous avons le ministère du Commerce,
04:06d'ailleurs qui a l'achat et l'assainissement du marché cosmétique en Côte d'Ivoire.
04:10Et là, je voudrais préciser au passage qu'en Côte d'Ivoire,
04:13dans un pays où un décret d'interdiction est fixé depuis le 29 avril 2015,
04:18nous nous trouvons avec 83% des produits éclairçants sur le marché, ce qui n'est pas normal.
04:23Or, l'achat et l'assainissement du marché cosmétique revient du droit au ministère du Commerce
04:27qui jusque-là ne s'est pas encore accordé à cette symbiose
04:30dans laquelle nous sommes avec le ministère de la Santé et le ministère de la Famille,
04:34qui est vitalement impliqué, d'ailleurs même qui est la matriâche de cette initiative.
04:40Au-delà de là, le ministère de l'Éducation s'est accordé.
04:43Donc, ça veut dire qu'il y a plusieurs ministères qui doivent s'accorder
04:46pour que nous puissions vraiment procéder à l'assainissement pour le bien-être de la population ivarienne.
04:51Donc, c'est le deuxième défi auquel nous nous sommes confrontés.
04:53Et le troisième, également, nous constatons que les opérateurs économiques en font à leur tête
05:01et font des violations face aux tests.
05:03Donc, voici les différents problématiques auxquelles nous sommes exposés
05:07dans la recette de cette mission qui nous est assignée.
05:10Alors, là, vous avez dit tout à l'heure 83% des produits éclairçants sur le marché.
05:15Oui.
05:15Donc, le rôle des ONG et, on va dire, de vous, de la coordination nationale,
05:21c'est lequel dans cette lutte-là ?
05:23Notre rôle, d'abord, est d'informer la population, comme je l'ai dit, sensibiliser.
05:28Ensuite, nous nous occupons de la prise en charge, mais également d'énoncer.
05:32Ça aussi, c'est notre rôle, d'énoncer.
05:35Je voudrais, au passage, vous dire que nous sommes en train, déjà,
05:39de porter devant le procureur de la République toutes les entreprises qui sont en violation avec le règlement.
05:45Voilà, parce qu'à ce titre-là, les choses vont aller très mieux et vite.
05:49Alors, vous recevez, vous avez dit, les personnes victimes de la dépigmentation.
05:56C'est cela.
05:57Comment ça se passe de façon pratique sur le terrain ?
06:00Je voudrais préciser, au passage, qu'il existe plusieurs types de victimes.
06:03Il y a des victimes involontaires.
06:08Il y a des victimes qui sont par obligation.
06:13C'est ce qu'on appelle la dépigmentation subie.
06:16Ça, c'est par volonté parentale.
06:18Toutes ces personnes-là convergent vers nous et nous les orientons vers un directoire hospitalier
06:24qui a la charge de pouvoir les suivre jusqu'à restauration.
06:28Et le directoire n'est autre que le gros calibre de la dermatologie en Côte d'Ivoire et en Afrique,
06:33le professeur Kaloga, qui a la charge de pouvoir les suivre, et gracieusement.
06:37Un très grand être dermatologue.
06:39Voilà.
06:40Alors, les actions concrètes que vous menez sur le terrain sont lesquelles
06:43pour lutter contre la dépigmentation en Côte d'Ivoire ?
06:46Nous faisons généralement les contacts de proximité.
06:51Nous sommes avec la population.
06:53Nous avons l'occasion d'organiser des caravanes de sensibilisation dans toutes les rues
06:57avec des véhicules, j'allais dire, sonorisés.
07:00Vous avez également des conférences que nous organisons dans toutes les villes,
07:05dans les régions qui sont sélectionnées.
07:07Parce que chaque année, nous avons une caravane qui choisit des régions
07:11dans lesquelles nous allons pouvoir faire des sensibilisations.
07:13Dans les établissements secondaires, nous avons également l'institut hospitalier
07:18dans lequel nous passons pour former le corps médical et le service social
07:24comme relais, comme point focal, afin que juste après nos départs,
07:29ils puissent continuer la sensibilisation dans leur localité.
07:33Très bien. Alors, vous existez depuis 13 ans.
07:3513 ans, oui.
07:36Et entre-temps, comment ça a évolué ?
07:40Comment la communication, comment la sensibilisation a évolué depuis ?
07:47Je voudrais vous rassurer que les choses vont des bons trains.
07:50Il a fallu qu'on s'élève pour qu'on comprenne que les gens avaient vraiment soif
07:54d'entendre beaucoup de choses.
07:55Parce que là, comme on le dit, l'illurence tue.
07:58La population n'étant pas informée, elle courait vers la perdition.
08:02Vous savez que la diplomation orchestre des décès inutiles.
08:05Parce qu'il existe plusieurs conséquences.
08:06Il y a des conséquences qui se présentent comme des maladies métaboliques,
08:12donc qui portent atteinte à la vie.
08:14Il y a également des conséquences qui sont des conséquences des structures,
08:16donc qui sont des conséquences physiques,
08:17qui laissent un désordre peu esthétique sur la peau.
08:20Tels que par exemple, les zoonoses, les mycoses.
08:23Vous avez également les oeufs du panda.
08:24Vous avez les lâches végétues, etc.
08:28Mais je voudrais préciser qu'avec cette présence-là,
08:34cela va laisser assez de conséquences au sujet lui-même,
08:37telles que les conséquences émotionnelles.
08:39Donc dans cette figure de style, nous avons plutôt action
08:42à pouvoir, j'allais dire, accompagner ces victimes jusqu'à la restauration.
08:50– Et jusque-là, vous pouvez faire un point du nombre de personnes
08:53que vous accompagnez ?
08:54– Nous sommes à plus de 200 victimes.
08:56200 victimes, mais il faut dire que ça suscite également des moyens.
08:59Ça suscite vraiment assez de moyens.
09:01Et je voudrais aussi vous rassurer que nos téléphones ne cessent de crépiter
09:04à travers toute la côte d'Ivoire,
09:07là où nous avons eu l'occasion de pouvoir travailler.
09:09Et grâce aux médias également, par la magie des ondes,
09:13certaines personnes ont eu l'occasion de rentrer en contact avec nous
09:16pour avoir des informations sur les types de produits utilisés,
09:19quelle attitude adopter quand on va acheter un produit.
09:22Et ça nous fait chaud au cœur parce que nous comprenons
09:24que le message commence à passer.
09:26Et également, nous, à partir de nos actions,
09:30on a constaté que les panneaux de sensibilisation,
09:32enfin les panneaux de publicité portant sur les produits éclaircissants
09:36ont disparu dans toute la côte d'Ivoire.
09:37C'est déjà eu un combat gaillé.
09:39Et nous avons beaucoup à faire.
09:41Et nous pensons que nous pourrons réussir cette mission
09:43dans ne moins seulement deux ans en côte d'Ivoire
09:45et nous aurons une côte d'Ivoire ébène.
09:48– Très bien.
09:49Et est-ce que vous pouvez nous donner un cas de façon pratique
09:53que vous avez reçu, qui a mené par exemple à un décès ?
09:56Pour qu'on comprenne un peu le danger de la dépigmentation.
10:00– Bien, nous étions dans la région de l'Indénier du Hablin
10:06où nous avons croisé une instituteur qui a sa tutrice
10:11qui est décédée suite à une maladie opératoire.
10:16Suite à une maladie.
10:18Donc, elle étant déjà dépigmentée au préalable,
10:22elle est tombée enceinte, elle est allée accoucher.
10:27À l'accouchement, après l'accouchement,
10:30la cicatrisation n'était pas démise.
10:33Et ça a coïncidé avec d'autres maladies
10:35qui l'ont envoyée également à subir une autre opération.
10:38Et malheureusement,
10:40et tandis que la peau n'arrivait pas à cicatriser,
10:42c'est suite à cela qu'elle a eu à être décédée.
10:49Donc voici un cas très concret.
10:52Je voudrais aller plus loin.
10:53À l'ouest, la femme n'est pas sœur
10:56et sa fille a été victime de la dépigmentation
11:00parce que là, elles étaient à un stade beaucoup très avancé.
11:03Et cette dame-là même, lorsqu'elle est décédée,
11:05elle a décidé à domicile pour récupérer son corps,
11:08envoyer la mogue, le tissu épidémale.
11:11Donc, la dernière couche qui restait,
11:14j'allais dire, glissait lorsqu'on récupérait le corps.
11:17Et c'est de la même manière pratiquement
11:19que sa fille a décidé également
11:20parce que sa fille était engagée dans les injections.
11:23C'était un autre niveau.
11:25Mais après le décès de sa mère,
11:26ça n'a pas attiré son attention ?
11:28Vous savez, c'est ce qu'on appelle l'insouciance.
11:32Impliquer...
11:33Et je voudrais vous dire que toutes les personnes
11:35qui sont engagées dans la dépigmentation à un certain niveau
11:38sont des gens d'espérance
11:40parce qu'ils ont tellement la foi du récit,
11:44c'est qu'il leur a échappé déjà.
11:46C'est pourquoi, en prélude, je vous disais tout à l'heure
11:47que la dépigmentation est un feu de paille.
11:51C'est une beauté passagère, éphémère, éphémère.
11:56Parce que la même bouche aujourd'hui
11:57qui vous qualifie de belle femme,
12:00de superbe, de clean femme,
12:02c'est cette même bouche-là qui demain va se moquer de vous.
12:07Et c'est là le coup qu'elle ne supporte pas généralement.
12:10Voilà.
12:11Alors, tout à l'heure, vous avez parlé des différents ministères
12:14qui sont impliqués dans cette lutte-là.
12:17Comment, de façon pratique,
12:20ils collaborent avec vous, avec les différentes ONG ?
12:23Et est-ce qu'il y a, à part les ministères,
12:25des institutions qui vous accompagnent ?
12:27Bien.
12:30Tout à l'heure, j'ai cité l'Éducation nationale,
12:31le ministère de la Santé qui est un tuteur, un partenaire technique,
12:35le ministère de la Femme également.
12:37Et vous avez le ministère de la Communication,
12:40normalement également, qui devrait accompagner.
12:44Donc, au titre d'interdire les communications,
12:47les publicités sur les médias et consorts,
12:50ainsi que les réseaux sociaux.
12:51Bien, nous avons des institutions qui nous accompagnent,
12:54c'est-à-dire que l'ONU, par exemple, qui nous accompagne.
12:56Vous avez le Conseil national des droits de l'homme,
12:59Côte d'Ivoire, qui nous accompagne dans ce processus également.
13:03Donc, ça veut dire qu'au départ, nous étions seuls.
13:05Et là, nous commençons à être entourés
13:08par plusieurs structures et plusieurs ministères
13:10et plusieurs institutions.
13:11Cela veut dire que le message est des vrais.
13:13Et c'est une réalité indéniable en Côte d'Ivoire.
13:16La dépigmentation est avancée à plus de 60%.
13:19Donc, de façon générale, à plus de 63%.
13:22Hommes et femmes.
13:23Hommes et femmes et enfants.
13:25Voilà.
13:25Donc, c'est un danger vraiment qui guette la Côte d'Ivoire.
13:29Et le comble, c'est que nous avons également 34%,
13:3334% des produits qui sont des produits,
13:37je pourrais dire, prohibés,
13:38qui ne devraient pas être sur le marché.
13:41Donc, en termes techniques, on parle des produits…
13:42Utilisés pour la dépigmentation.
13:43Oui, bien sûr, utilisés pour la dépigmentation.
13:45Donc, les produits fabriqués de façon locale,
13:47qui se retrouvent sur le marché,
13:48on les appelle les produits artisanaux.
13:50Dans le décret, il est spécifié que ces produits
13:52ne doivent pas se retrouver sur le marché.
13:54Mais malheureusement, c'est ces produits-là
13:58qui sont en pleine concurrence.
13:59Et c'est peut-être parce qu'il n'y a pas de contrôle.
14:01Oui, mais justement.
14:02Et pourtant, nous nous retrouvons tout le temps
14:04avec les inspecteurs du contrôle qualité sur le marché.
14:06Mais la question, c'est qu'est-ce qu'ils vont contrôler ?
14:09Si ces produits se retrouvent sur le marché,
14:10en ce moment, qu'est-ce qu'ils font sur le marché
14:12pour que ces produits soient en vente libre sur le marché ?
14:15Sans oublier les produits importés,
14:17qui n'ont pas l'autorisation d'être vendus en Côte d'Ivoire,
14:19mais qui se vendent sur le marché.
14:22Ça, c'est un danger qui mine la population ivoirienne.
14:26Et c'est une critique que je voulais lancer
14:29à tous les acteurs de ce secteur
14:32pour l'assainissement du marché.
14:33Nous prenons sous nos organisations
14:35l'occasion de faire des échantillonnages sur le marché,
14:39récupérer ces produits,
14:40les faire analyser par le Laboratoire national des Côtes d'Ivoire
14:43pour que nous puissions voir le contenu.
14:44Mais si on vous donne ces résultats,
14:47c'est à couper le souffle.
14:50Que des produits nocifs.
14:52Des produits nocifs.
14:53Des produits décapants, blanchissants.
14:57C'est dangereux pour la population.
14:59Comprenez que nous sommes à plus de 50%
15:01de la population analfabète.
15:03Combien de personnes savent lire et écrire ?
15:06Et combien de personnes ont le temps même de pouvoir
15:08regarder sur l'étiquetage qui est presque en miniature
15:12et qui est presque illisible ?
15:15De la composition de ces produits-là.
15:18Et par ailleurs, certains opérateurs ont l'occasion même
15:22de masquer, de faire de la publicité mensongère.
15:26Mais c'est triste.
15:27Si le ministère du Commerce qui a la charge
15:29de pouvoir faire l'assainissement du marché cosmétique
15:32ne veut pas se réveiller,
15:33la question que nous nous posons c'est
15:35ont-ils un intérêt particulier ?
15:38Parce que dans le décret, c'est eux qui ont la charge
15:41de pouvoir faire l'assainissement du marché cosmétique.
15:43Aujourd'hui, nous crions au FOR,
15:45parce que c'est eux que nous attendons.
15:47C'est eux, leurs collaborateurs.
15:49Les opérateurs économiques, c'est avec eux qu'ils travaillent.
15:52Donc, ils ont besoin d'être sur le marché
15:54pour pouvoir faire l'assainissement.
15:56Et d'ailleurs, quand du FAU se retrouve sur le marché,
15:59en concurrence des loyales avec ceux qui sont inscrits en vrai,
16:02il y a problème.
16:03Donc, c'est important qu'ils soient sur le terrain
16:05pour pouvoir faire l'assainissement pour des vrais.
16:08Très bien, alors ça, c'était votre cri de cœur
16:10à l'endroit des acteurs.
16:11C'est cela.
16:12J'allais vous dire le message que vous avez
16:15pour ces personnes-là qui utilisent les produits éclaircissants.
16:19J'allais simplement dire,
16:21il est important de comprendre qu'elles sont belles naturellement.
16:24Se dépigmenter, c'est ouvrir une voie à une maladie.
16:31C'est vrai que nous allons tous mourir,
16:32mais une maladie qui va précipiter deux fois d'avance
16:37dans l'abîme de la mort.
16:38C'est important de s'accepter soi-même
16:41et de comprendre qu'on ne devient pas clair pour être belle.
16:45On est belle.
16:47On ne fait qu'entretenir cette beauté.
16:49C'est sur ces mots que nous allons terminer cette émission.
16:52Merci beaucoup, M. Do, pour cet échange très instructif.
16:56Nous espérons que vos actions continueront à sensibiliser
16:59et à changer les mentalités, surtout sur le terrain.
17:03Nous comptons sur vous, et nous comptons sur vous aussi,
17:05chers téléspectateurs, pour passer le message partout autour de vous.
17:08La dépigmentation, c'est nocif pour la santé.
17:11Merci de nous avoir suivis.
17:13L'information continue sur CETInfo et sur www.cetinfo.ci.
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