00:00Un soir, où je dormais chez elle, elle m'a dit...
00:02Je sais que ça va sonner comme une réplique de film un peu cliché,
00:05mais j'ai une fâche de cette tendance à abîmer tout ce que je touche.
00:10J'avais le sentiment de comprendre exactement ce qu'elle voulait dire.
00:13Mais je voulais pas l'embarrasser avec ma tristesse.
00:15Alors j'ai pensé à cette vidéo amusante de la marmotte qui crie dans la montagne.
00:21Bon, en fait, la vidéo était trop drôle, alors je l'ai changée.
00:24Et j'ai pensé à la vidéo de la marmotte qui crie dans la montagne.
00:27Bon, en fait, la vidéo était trop drôle, alors je l'ai changée.
00:35Ah voilà, parfait, celle-là, elle est nickel.
00:40Au petit matin, elle était partie.
00:42Sans un bruit.
00:43En laissant seulement un mot sur la table de chevet.
00:46Tu pourrais manger le fromage de chèvre de mon coloc ?
00:48Ça pue trop dans le frigo.
00:50Tous les autres trucs ont un goût de chèvre maintenant.
00:53Le fromage était vraiment très, très fort.
00:56Tellement fort que ça me grattait la bouche.
01:00J'ai passé l'après-midi à regarder les choses qu'elle avait accumulées dans sa chambre.
01:05C'était comme un grand puzzle pour la connaître.
01:07C'est marrant, ça, sur le chèvre.
01:08Ses objets semblaient dire qu'elle était curieuse,
01:10mais aussi qu'elle aurait aimé être quelqu'un d'autre.
01:16Je ne m'étais jamais senti aussi apaisé.
01:20Enfin si, une fois.
01:22Mais c'était il y a très longtemps.
01:27Écoute-moi bien, petit crétin.
01:28Le 7 juillet 2002, tu vas échanger cette carte à Anthony Fayard
01:31contre son gros lème parce qu'il fera croire que ça vaut.
01:34Ça vaut pas du tout, tu m'entends ?
01:36Ça vaut pas du tout !
01:39Je sais pas trop pourquoi je me sentais si bien chez elle.
01:42Parce que finalement, rien n'avait changé.
01:44Je pensais toujours à cet article de Doctolib
01:46sur les liens entre anxiété et maladie cardiovasculaire.
01:49Mais cette fois-ci, je m'en fichais.
01:52J'ai une fâcheuse tendance à abîmer tout ce que je touche.
01:55J'ai repensé à ce que tu m'as dit hier.
01:59Parce que quand tu m'as touchée, ça m'a pas abîmé.
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