00:00Anne Charlène, ça se tend ou pas ?
00:03Moi, je crois que c'est une bataille à fleurer mouchetée parce qu'en réalité on est dans la même famille politique
00:09et c'est toujours le problème des primaires ou des candidatures internes, c'est que vous êtes obligés de garder l'unité
00:14lorsqu'il y aura potentiel échec de l'un ou de l'autre, mais tout en continuant à avoir des pics bien choisis.
00:19Notamment, un ministre de l'Intérieur doit le rester, on comprend clairement qu'il y a une forme de concurrence.
00:24Moi, ce que je retiens, c'est qu'il n'y a pas vraiment de grande différence programmatique.
00:27Alors, Laurent Wauquiez nous dit « moi, je m'occupe du social », Bruno Retailleau s'occupe de l'immigration,
00:31mais en réalité, c'est quand même exactement la même identité.
00:34On sait que c'est une famille, les Allers, qui ont pas mal souffert de la dissidence des primaires,
00:39de la difficulté de la culture du chef et donc, moi, je ne suis pas sûre que cette concurrence entre eux deux soit vraiment salutaire.
00:46On retient aussi qu'en fait, Retailleau brouille complètement le jeu de Laurent Wauquiez qui consistait à rester vraiment en retrait.
00:54On se rappelle qu'il n'a pas dit un mot, ni sur les retraites, ni sur l'immigration.
00:57Donc, voilà, il y a un candidat qui est obligé de sortir du bois et je n'ai pas l'impression que ça l'arrange.
01:01Tout ne se passe pas exactement comme prévu, merci Anne Charlène.
01:05En bref, sachez aussi qu'un homme porteur de sabres qui menaçait directement des policiers,
01:11aujourd'hui a vitri sur scène dans le Val-de-Minst au sud de Paris, a été grièvement blessé par balle par un des fonctionnaires.
01:18Les faits se sont déroulés en pleine rue vers 17h lorsque l'homme, dont le pronostic vital est engagé,
01:24a donc menacé directement les policiers et refusé de poser ses armes.
01:29Et puis, une question, ce soir en Corse, une étudiante de 19 ans tuée par balle a-t-elle été ciblée par erreur ?
01:38Les faits se sont déroulés hier soir en Haute-Corse alors que l'île semble vivre un nouveau cycle de violence.
01:45De quoi parle-t-on exactement ? Les faits, ils sont rappelés par Emine Darkour.
01:50Les débris de verre parsèment encore la chaussée à l'endroit où une étudiante de 19 ans a reçu des tirs.
01:56La jeune femme était au volant, seule dans la voiture de son compagnon. Elle est morte des suites de ses blessures.
02:03C'est une toute jeune fille qui a eu son baccalauréat au mois de juin, qui est scolarisée à l'université de Corse.
02:08Une jeune fille sans histoire, fille unique d'une famille honorablement connue de Corté, au centre Corse,
02:14c'est à 20 kilomètres de l'endroit où ça s'est passé. Elle fréquente un jeune homme d'une vingtaine d'années lui aussi
02:20qui pourrait être, selon les premiers éléments de l'enquête, la cible initiale du commando qui a tué cette jeune fille.
02:28Selon le procureur, il est très probable que la victime visée n'ait pas été celle recherchée par les tireurs
02:33dans un contexte très évocateur des agissements de la grande criminalité organisée.
02:38Une situation que déplorent les élus locaux.
02:40C'est une catastrophe pour la Corse entière. On se sentait à l'abri de ce qui se passe ailleurs.
02:46Mais apparemment, ces dérives arrivent même chez nous et sont en train de fragiliser nos valeurs, notre jeunesse.
02:53Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, appelle à exprimer collectivement le refus des dérives mafieuses.
03:00Le député Paul-André Colombani dénonce de son côté la gangrène mafieuse qui ronge la Corse.
03:05Même les deux préfets de Corse se manifestent.
03:08Ils rappellent dans un communiqué commun qu'il s'agit du troisième homicide commis en Corse depuis le début de l'année 2025.
03:14Dans un contexte, disent-ils, de violences entretenues par des groupes liés à la criminalité organisée.
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