00:00...
00:05Ah !
00:06J'ai pris ça.
00:06Alors la boîte on l'a mise là.
00:07On l'a mise là.
00:07Voilà.
00:08Tiens, mieux.
00:08Il n'y a pas de gâteau, il n'y a rien à bouffer.
00:11C'est le Mimi, c'est l'heure.
00:13Rara.
00:14C'est le miracle.
00:15Ben oui, ben oui.
00:16C'est le miracle de faire une suite 18 ans après.
00:20C'est une belle histoire d'amour entre le public et nous, sans être démagogique.
00:23Et les gens nous l'ont très très bien.
00:25Et il y a aussi...
00:26C'est une des raisons,
00:27ce n'est pas qu'une,
00:28c'est une des raisons pour laquelle on est revenu,
00:30c'est que tous les jours dans la rue,
00:32depuis des années,
00:33on sent qu'il y a un affect.
00:36C'est une jolie équation entre le travail,
00:40le bonheur aussi de travailler ensemble,
00:42et puis ensuite de savoir que le public nous attend
00:44et va nous, en échange, nous donner son argent.
00:50Son argent.
00:51Et son argent aussi.
00:53Je t'en prie.
00:54Allez-y.
00:55J'adore ces trucs-là.
00:57Avec ou sans patate ?
00:58C'est votre colas avec ou sans patate ?
01:00Et après c'est sans patate !
01:01C'est un prolongement logique.
01:03C'était un plaisir de retrouver ces personnages.
01:05Les personnages, oui.
01:06Alors après de les remettre dans le contexte d'aujourd'hui.
01:09Ils ont changé,
01:10eux ils pensent qu'ils n'ont pas changé.
01:12Une jeune fille de 16 ans,
01:13la drogue,
01:14l'adolescence,
01:15c'est vrai qu'on s'est rendu compte qu'on avait un terreau intéressant.
01:18Des cinquantenaires en carence infective,
01:20perdus,
01:21minables,
01:22la crise,
01:23la famille.
01:25Il y a de quoi faire.
01:27Il y en a un.
01:28Papier.
01:33Pilate.
01:34Ponce Pilate.
01:35Fils de...
01:37Fils de pute.
01:38Fils de pute.
01:39C'était ça.
01:41Ça c'était le sketch Jésus 2.
01:43Le retour.
01:44Ah oui c'est vrai que c'était le retour aussi.
01:46On a eu pas mal de courriers.
01:47Il y avait eu pas mal de tweets s'il y avait eu internet à l'époque.
01:51Les courriers arrivaient à Antenne 2 à l'époque et à l'ASFP également.
01:54Oui, ça avait choqué quelques personnes parmi les catholiques.
01:59Non, je me pose toujours alternement la question.
02:01Est-ce qu'aujourd'hui, quelle est la différence?
02:03Est-ce qu'on peut rire de tout?
02:04Est-ce qu'on est plus censuré aujourd'hui?
02:06Je ne sais pas.
02:07C'est toujours difficile pour moi d'avoir une réponse à ça.
02:10J'ai l'impression que le principe de l'humour finalement,
02:14c'est de pousser l'humour le plus loin possible tout en restant bienveillant.
02:18Et j'ai l'impression que ce qui manque aujourd'hui parfois,
02:20c'est justement une forme de bienveillance.
02:22Parce que ça n'empêche pas d'être corrosif, d'être outrancier ou j'en sais rien.
02:27Mais toujours garder un peu au fond de soi.
02:30Essayer de faire en sorte que l'humour soit quelque chose qui élève plutôt qu'il rabaisse.
02:33Un petit papier?
02:35Allez, allez-y.
02:36Je suis là, il me plaît bien.
02:38Non, pas celui-là.
02:39Non, non, non.
02:40Emmanuel, tu descends.
02:41Je t'avais dit de ne pas le prendre.
02:42Pourquoi faire?
02:44La banlieue, ce n'est pas rose.
02:45La banlieue, c'est amoureuse.
02:47C'est notre destin.
02:49Je voulais vous faire parler de cette expérience de la scène.
02:53Les gens, évidemment, j'imagine, ont envie de savoir si ça vous tente aussi de revenir,
02:57d'enchaîner, si le film marche.
03:00Très bien.
03:01Notre papier.
03:02Ce n'est pas que ça ne nous tente pas.
03:03C'est qu'on n'a pas l'énergie pour l'instant.
03:05Enchaîner, certainement.
03:06On y pense, évidemment, parce que les gens nous le rappellent.
03:08Mais la scène, c'est vrai que c'est là où on est presque nés tous.
03:11Didier, il a commencé au conservatoire.
03:13Bernard Coursinon, moi, pareil, qui a fait théâtre dans les années 80.
03:16Donc on connaît bien la scène.
03:18C'est là où on a le rapport direct avec le public.
03:21L'amour, il est...
03:22Non, c'est autre chose.
03:23Parce que le cinéma, on avait des choses à dire.
03:25C'est un outil extraordinaire, le cinéma.
03:29Mais la scène, on n'y pense pas encore.
03:31On a donné beaucoup pour le film.
03:32Chaque chose en son temps.
03:34On va prendre notre souffle.
03:36Nous sommes Urssaf, Cancrace et Carmalas.
03:39Quoi que tu sois, quoi que tu fasses,
03:41Faut que tu craches, faut que tu craches.
03:43C'est pas possible qu'on réchappe.
03:45Nous sommes les frères qui rappent tout.
03:47Ça, c'est typiquement le sketch
03:49où les gens nous disent
03:51c'est d'autant plus d'actualité aujourd'hui.
03:54Vos sketchs sont d'actualité.
03:56Ça, ça fait très plaisir aussi.
03:58Pas trop plaisir.
03:59Les impôts.
04:00Pour les sketchs, mais pas pour la réalité.
04:02On ne va pas payer beaucoup d'impôts
04:03vu qu'on n'a pas été beaucoup payés pour ce film.
04:05Donc ça va, on est tranquille.
04:06Je vais prendre un petit papier.
04:10C'est toi que je t'aime.
04:12Non, c'est toi que j'aime.
04:14Non, c'est toi que je t'aime.
04:15Il y a une erreur de syntaxe.
04:17Je ne sais pas pourquoi.
04:19Ça, c'est quoi ?
04:20C'est les chansons.
04:21Je prends beaucoup.
04:22Là, je ne sais pas si ça répond à la question,
04:24mais c'est toi que je t'aime, le clip,
04:26on faisait à l'époque ce qu'on appelait un slamming.
04:28Ça s'appelait le slam à l'époque.
04:30C'est-à-dire se jeter sur les gens
04:32et les gens nous portaient.
04:33On l'a quand même fait.
04:34Ce n'était pas étudié, préparé.
04:36Toi, tu te mets là.
04:37Toi, tu mets les mains comme ça.
04:38On a chanté.
04:39À un moment, on s'est jeté dans le public.
04:41Et donc, c'est quand même que ce public
04:44et là aussi, des gens qui nous aimaient à priori,
04:47on peut leur faire confiance.
04:49Donc, ils nous ont quand même soutenus.
04:51Je ne l'ai pas fait parce que j'avais deux baguettes de batteurs.
04:53Si j'ai dit non, j'aurais empalé deux mecs.
04:55Tu étais courageux parce que j'avais peur
04:57de me balancer comme ça sur les gens.
04:59Non, mais il y avait une folie un peu.
05:01On était jeunes et cons.
05:03Mais on l'est toujours.
05:04Moins jeunes, mais toujours aussi cons.
05:06C'est sûr.
05:07C'est la cote d'amour.
05:08La cote d'amour.
05:09Oui, mais on donne aussi.
05:11Bien sûr, si on donne, on travaille.
05:14Et quand on donne, souvent, on reçoit.
05:16Et puis, il y a la longévité aussi.
05:18Il y a beaucoup de carrières comme ça qui sont éphémères.
05:21Mais nous, c'est sur la longueur.
05:23Ça s'est fait pendant des années, des années.
05:25Les gens sont ravis de nous voir encore ensemble.
05:27De voir cette famille qui est toujours aimante
05:29et puis dans les deux sens du terme.
05:31Donc, on est contents.
05:33On a fait ce film aussi pour...
05:35Tiens, c'est déjà fini.
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