00:00Je vous ai dit qu'il y avait un problème de surpopulation à Mayotte qui est lié à l'immigration et que pour le régler, ce qu'il faut faire, c'est le contraire de ce qui est en train d'être défendu aujourd'hui dans l'hémicycle,
00:09c'est-à-dire plutôt que la préférence nationale faire la solidarité nationale, madame. Il faut dire aux gens qui sont en grande difficulté, sans papiers ou autres,
00:17qu'effectivement, ils peuvent aussi être répartis sur le sol de l'Hexagone. C'est comme ça qu'on avait fait à l'époque où il y avait des milliers de gens entassés à Calais,
00:25dans le département du Nord, ou c'est comme ça qu'on avait fait quand il y avait trop de gens à la porte de la chapelle, parce que Mayotte est un département,
00:31donc il a le droit à la solidarité nationale. Donc ça doit lui donner le même droit en termes de services publics, en termes de prestations sociales et aussi de solidarité
00:38du pays face à l'immigration. Mais toutes ces solutions-là... — Et vous pensez que ça, c'est suffisant pour résoudre la situation ?
00:43— Beaucoup plus qu'une réforme du droit du sol qui ne servira à rien. Depuis 2018, le droit du sol a déjà été réformé à Mayotte, et les naissances continuent d'augmenter.
00:51Et ce n'est pas moi qui le dis. Ce sont les sénateurs maorais qui ne siègent pas à la gauche de l'hémicycle. Ça ne sert à rien.
00:56C'est simplement là pour effectivement remettre en cause un principe fondamental de la République, qui est celui du droit du sol.
01:01Et l'échange que vous aviez juste avant le démontre. On le voit bien. Le collègue est prêt à aller proposer aux Français de remettre en cause du droit du sol
01:09dans un débat qui serait purement démagogique, parce qu'effectivement, depuis 15 ans, avec tout ce qu'on dit aux Français sur l'immigration,
01:14ils finissent par se dire qu'il y aurait une submersion, pour reprendre les mots de M. Bayrou, qui pourtant a été un humaniste plus conséquent
01:21au cours de son parcours politique que ce qu'il donne à voir ces derniers temps. Mais tout ça, effectivement, c'est agiter des chiffons rouges
01:26pour ne pas dire les vrais problèmes. Les vrais problèmes, c'est qu'on ne met pas l'argent pour l'hôpital, qu'on ne met pas l'argent pour qu'il y ait de l'eau potable à Mayotte,
01:31qu'on ne met pas l'argent pour qu'il y ait des services publics.
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