00:00Le NFP est réduit d'un parti, dit Jean-Luc Mélenchon.
00:02Alors d'abord, le NFP n'est pas la propriété personnelle de Jean-Luc Mélenchon,
00:05c'est une coalition qui s'est construite au moment des élections.
00:08Le Parti Socialiste fait partie de cette coalition,
00:10donc Jean-Luc Mélenchon n'a ni la prérogative ni le pouvoir
00:13de décider de qui fait partie ou qui ne fait plus partie du NFP.
00:17Bon, je rappelle que par exemple, il y a quelques semaines,
00:19nous sommes partis négocier avec les Verts et les communistes,
00:23qui à un moment donné ont estimé préférable de sortir de la négociation,
00:27mais à ce moment-là, c'est la France Insoumise qui ne faisait plus partie du NFP
00:30si j'applique ces critères.
00:32Donc ce sont des critères à géométrie variable, ça n'a pas beaucoup d'importance.
00:35– Vous vous dites que vous êtes toujours dans le NFP ?
00:37– Mais ce n'est pas Mélenchon qui décide, qui donne le label,
00:40l'Alephi n'est pas le comité du label, si vous voulez,
00:42donc moi je n'ai pas besoin de Mélenchon pour savoir que je fais partie de la gauche.
00:46– Mais du coup, c'est la gauche qui fait sa politique ?
00:48– Du NFP, on a…
00:49– Donc vous êtes toujours au sein du NFP ?
00:50– Évidemment, mais le NFP, ce n'est pas un parti avec un chef qui s'appelle Mélenchon
00:54et qui décide de qui en fait partie ou en fait pas partie.
00:56– C'est quand même le boss qui a mis en place toutes ces alliances électorales
01:00pour vous permettre d'avoir les députés.
01:02– En 2022, mais enfin, on n'est plus en 2022, ça ne vous a pas échappé,
01:05on est trois ans plus tard.
01:07– Et un accord électoral qui vous a quand même permis
01:08de doubler quasiment votre nombre de députés en juillet dernier ?
01:11– Oui, enfin en juillet dernier, c'était un accord électoral d'intérêt bien compris,
01:14je pense que l'Alephi en a aussi largement profité.
01:17Si on avait été séparément aux élections en 2024…
01:20– Vous n'avez rien trahi ?
01:21– Il y aurait moins de députés socialistes,
01:23il y aurait aussi moins de députés Alephi, je vous l'assure.
01:25Alors, il faut quand même un peu sortir de cette idée
01:28que le LFP, c'est l'Alephi en grand qui distribue…
01:30– Voilà, donc stop à l'hégémonie, c'est ce que vous dites.
01:32– Oui, oui, c'est pas la question.
01:33Par ailleurs, honnêtement, j'écoute ce que dit ma collègue Almanu-Four,
01:37moi je suis d'accord avec une partie de ses appréciations
01:40et même je suis d'accord avec le fait qu'il y a une instrumentalisation…
01:43– Il est pire que le budget de Barnier, celui de François Hollande ?
01:45– Oui, il est pire que celui de Barnier, il y a une instrumentalisation…
01:48– Mais vous ne votez pas la censure ?
01:50– Mais parce que, alors même s'il y a une instrumentalisation,
01:52je suis d'accord également de la panique sur l'absence de budget,
01:55il y a malgré tout quand même des réalités juridiques
01:59qui fait que, en l'absence d'un budget formellement voté,
02:02il y a par exemple des dotations aux collectivités locales
02:05qui ne peuvent pas arriver,
02:06il y a des subventions aux associations qui ne peuvent pas arriver,
02:09il y a des crédits d'investissement,
02:11il y a des chantiers qui ne peuvent pas être lancés,
02:12donc derrière ça, il y a des conséquences sur les entreprises locales, sur l'emploi.
02:16Donc tout ça, je ne veux pas non plus le prendre à la légère,
02:19et donc notre problème à nous, ce n'est pas de laisser passer ce budget
02:24parce qu'il y aurait dans ce budget des choses qui nous conviennent,
02:27c'est de ne pas empêcher le pays d'avoir un budget,
02:30et derrière, on fait tomber, on essaye de faire tomber ce gouvernement,
02:34et si on le faisait tomber d'ailleurs…
02:35– Le budget d'abord, et puis ensuite s'il doit tomber,
02:37vous ferez tout pour qu'il tombe.
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