00:00Et donc il y avait un programme. Et dans ce programme, en première ligne, en gros, il y a l'idée qu'on s'oppose au macronisme.
00:05Ce budget, c'est la poursuite du macronisme. Donc est-ce que refuser de voter une censure qui stoppe ce budget,
00:13est-ce que c'est stamponné ou pas du programme qui nous lie devant les électeurs ? Je laisserai chacun juger.
00:19Je voudrais répondre sur une question. Le budget de l'État aujourd'hui, qui, soi-disant, serait un budget de concession du gouvernement Beyrou,
00:27c'est un budget qui baisse de 6,4 milliards d'euros les dépenses publiques de plus que le budget Barnier.
00:35Rendez-vous compte qu'avec ce budget, par exemple, le budget de l'écologie, c'est moins 2,6 milliards de moins.
00:41Le budget du ministère du Travail, moins 3 milliards. Le budget du logement, moins 1,5 milliard.
00:47Les quelques concessions qui, soi-disant, ont été faites... Prenons les enseignants, les 4 000 postes d'enseignants qui sont préservés.
00:53Allez, c'est un coup pour l'État de 50 millions. Mais dans le même temps, le gouvernement baisse de 225 millions d'euros le budget de l'éducation nationale
01:01prévu par M. Barnier. C'est vrai de beaucoup d'autres périmètres. Donc c'est un budget d'austérité qui baisse les recettes, qui accroît les dépenses publiques.
01:10Donc en aucun cas... D'ailleurs, c'est vrai que le Parti socialiste et le groupe socialiste a voté contre à l'issue de la CNP.
01:18– Et juste, Eric Coquerel, pour préciser le propos que vous tenez, et on entend, et dans un instant, Jérôme Gage pourra y répondre,
01:23vous considérez désormais que le Parti socialiste, quoi, fait partie du soutien à François Maillot ?
01:28En tout cas, vous ne les considérez plus comme des partenaires ou des alliés ?
01:31– Déjà, il y a une première chose, c'est que moi, j'appelle mes collègues socialistes à ne pas obéir aux consignes de leur parti.
01:37Ils ont le choix, mercredi, de ne pas le faire et de faire en sorte de faire tomber ce gouvernement et donc ce budget.
01:44Donc voilà, pour l'instant, j'en suis là, si vous voulez, chaque jour à sa peine.
01:50Là, mercredi, pour moi, il s'agit de faire en sorte d'éviter ce budget qui est mauvais pour le pays.
01:56Bon, qui en plus de ça, contrairement à ce qui est dit, ça ne sera pas ce budget ou rien.
02:00Il y a un budget qui fonctionne en ce moment, il faut arrêter de faire peur aux gens.
02:03Le gouvernement l'a imposé de manière restrictive, il faut exercer un chantage.
02:06On n'est pas obligés de tomber tous dedans.
02:08Donc pour l'instant, moi, mon travail, quelque part, c'est de dire à mes collègues socialistes,
02:13ne sauvez pas la mise de M. Beyrou et de M. Macron pendant un an de plus,
02:17qui imposera toutes les difficultés qu'on connaît aux Français.
02:22La seule façon, je termine là-dessus, concrètement, vous me demandiez comment je déterminerais les socialistes.
02:27Un budget, ça détermine qui est dans l'opposition de la majorité.
02:30Quand il y a 49-3, la seule façon de voter contre le budget, c'est la motion de censure.
02:34Ceux qui la voteront seront dans l'opposition.
02:37Ceux qui ne la voteront pas, de fait, permettront que le budget fonctionne,
02:40que le gouvernement fonctionne.
02:42Ils seront donc dans un soutien sans participation au gouvernement.
02:44– Jérôme Guedj, vous entendez Éric Coquerel, vous serez dans un soutien sans participation.
02:48– Écoutez, voilà, Éric Coquerel a parfaitement le droit d'avoir cette lecture-là,
02:52mais je vais le dire, je ne suis pas un soutien de ce gouvernement.
02:55Simplement, je suis un soutien de mon pays et j'estime qu'il y a besoin d'un budget,
03:00même s'il n'est pas totalement satisfaisant.
03:02– Vous ne respectez pas les engagements pris devant les électeurs ?
03:05– Mais je n'ai pas vu dans les engagements pris devant les électeurs
03:08l'idée d'organiser le chaos institutionnel dans le pays.
03:12– C'est génial, ça.
03:14– Non, mais ce n'est pas l'engagement.
03:16On a un désaccord, Éric.
03:18– Mais non, mais ce n'est pas ça, Jérôme, mais vous avez dit au début,
03:21attend, je te dis juste, vous avez dit au début, la première ligne rouge,
03:24c'est pas de censure si pas de 49-3.
03:27Il y a 49-3, vous ne le faites pas.
03:28Après, pas de censure si pas d'abrogation.
03:30Il n'y a pas d'abrogation, pas de censure si pas de suspension.
03:33Il n'y a pas de suspension, alors jusqu'où on recule comme ça, etc.
03:36Et encore une fois, que le gouvernement essaye de nous faire croire
03:39qu'il n'y a pas de budget, c'est son rôle pour essayer de faire un chantage,
03:42mais on n'est pas forcés de le reprendre.
03:44Il y a un budget aujourd'hui qui fonctionne.
03:47Le budget de 2024, s'il était appliqué, il serait moins pire même
03:49que le budget de 2025 qu'on s'apprête à voter.
03:52– Jérôme Guen, je vous réponds, je réponds parce qu'il y a ce côté totémique
03:56de « Ah, on a pris un engagement ».
03:57Les Insoumis ont dit « Notre priorité, c'est la destitution du président de la République
04:02et sa démission pour organiser une élection présidentielle ».
04:04Je n'ai vu nulle part écrit dans le programme du NFP
04:07que c'était l'objectif premier que d'organiser une destitution.
04:11On peut avoir des désaccords sur la manière de construire notre cheminement politique
04:16et tout ça est absolument respectable, mais ce qui est insupportable,
04:19je le dis de plateau en plateau, c'est ce côté donneur de leçons.
04:23Nous avons la vérité révélée, vous avez tort, vous êtes des traîtres, etc.
04:27– Écoute, j'assume Éric, j'assume ce désaccord, je ne peux pas te dire mieux.
04:30– Je sais que tu assumes, ça n'y a pas de souci, mais c'est insupportable,
04:34c'est d'entendre des gens qui d'une manière ou d'une autre
04:36sont en train de sauver la vie sous Macronisme à Bérou.
04:38Parce qu'une fois que ce budget va passer, pendant un an,
04:42ils peuvent appliquer leur politique, il n'y aura pas d'autre occasion de les censurer.
04:45Et tu me dis… – Si, il y aura d'autres occasions.
04:47– Non, non, non, mais non, arrête, l'occasion que vous présentez,
04:50c'est un 49-2 sur la question de la submersion,
04:53mais tu crois que le RN va voter cette censure ?
04:56– Mais moi, je vais même te dire, il y aura d'autres occasions.
04:58– C'est une balle à blanc, vous permettez à François Bérou et Emmanuel Macron
05:02d'appliquer sa politique de casse sociale et de politique austéritaire pendant un an.
05:06Et là, je suis désolé, mais tu n'as pas été élu pour ça.
05:09Vous n'avez pas été élu pour ça, voilà, point.
Commentaires