00:00La crise entre la France et l'Algérie n'est franchement pas réglée, c'est ce qui ressort surtout de cette interview.
00:05Le président algérien lance un avertissement dès le début de l'interview sur le fait qu'il ne faut pas, je cite,
00:10« tomber dans une séparation qui deviendrait irréparable ».
00:13Il ne mâche pas ses mots et ses coups dans les phrases.
00:16« Qui suive le climat, dit-il, est délétère. Nous perdons du temps avec le président Macron.
00:21Plus rien n'avance, si ce n'est les relations commerciales et le dialogue politique est quasiment interrompu ».
00:26Le chef d'État algérien évoque également des attaques contre l'Algérie de la part de plusieurs dirigeants politiques français
00:32depuis le début de cette crise, il y a quelques mois.
00:34La reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
00:39Abdelmajid Tebboune évoque notamment des propos d'Éric Ciotti ou encore de Jordan Bardella.
00:43Mais ce ne sont pas les seuls visés par cette interview.
00:45Le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaïo est lui aussi cité, notamment, vous savez, dans le dossier d'Ouallem.
00:51Après l'expulsion ratée de cet influenceur, parce que refusé par l'Algérie, le président Tebboune s'explique.
00:57« Je ne veux pas imposer à la France des Algériens en situation irrégulière, mais il faut respecter les procédures légales ».
01:04Voilà ce qu'il explique. Bruno Rotaïo a parlé de l'Algérie comme d'un pays qui cherche à humilier la France.
01:09Il a voulu faire un coup politique en forçant l'expulsion de d'Ouallem. Voilà ce qu'il a notamment expliqué.
01:16Et puis le président Tebboune évoque aussi le dossier sensible, le cas de l'écrivain d'Ouallem sans salle.
01:21Et là, le président de l'Algérie se veut très clair et très ferme.
01:25« Ouallem sans salle n'est pas un problème algérien. C'est un problème pour ceux qui l'ont créé, dit-il.
01:30Il n'a pas livré tous ses secrets. C'est une affaire scabreuse visant à mobiliser contre l'Algérie ».
01:36Abdelmadjid Tebboune s'étonne aussi de la mobilisation pour demander la libération de cet écrivain.
01:41D'autres cas de binationaux n'ont pas soulevé autant de solidarité.
01:45Et sans salle n'est français que depuis cinq mois. Voilà ce qu'il précise.
01:48Il sera jugé dans le temps judiciaire imparti. Il peut téléphoner régulièrement à sa femme et sa fille.
01:54Voilà ce qu'il explique sur les conditions de détention de cet écrivain.
01:57Mais le président algérien laisse la porte ouverte à la reprise du dialogue avec Paris,
02:02à condition que la France ait des déclarations politiques fortes.
02:05La balle est dans le camp français, selon lui.
02:08Et parmi ceux qui devraient pouvoir s'exprimer, dit-il,
02:10il y a des intellectuels et hommes politiques que nous respectons,
02:13comme Jean-Pierre Chevènement, Jean-Pierre Raffarin, Ségolène Royal et Dominique de Villepin.
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