00:00C'est une menace qui est déjà, pour aujourd'hui, dans certains points de la France, on arrive quand même en France à s'assurer, je pense,
00:08mais les prix augmentent de façon très importante. Moi-même, j'interagis beaucoup avec les assureurs.
00:14Effectivement, les inondations qu'on vit aujourd'hui, je crois qu'il y a vraiment au deuxième rang des catastrophes au climat,
00:20la première étant le retrait-gonflement des argiles également, donc il y a aussi des problèmes avec la sécheresse à répétition.
00:27Oui, c'est important, cette assurabilité, il faut la maintenir. Bien sûr, j'ai bien écouté. La solidarité nationale est vraiment la clé.
00:38– Qu'est-ce que vous en pensez ? La réponse, ce que dit Bruno Retailleau, j'imagine que vous souscrivez, mais est-ce que c'est suffisant ?
00:44Est-ce que la réponse doit venir ou ne peut venir que du politique ?
00:48– Oui, enfin disons, le politique, c'est aussi le politique à l'échelle locale.
00:55Il y a aussi un problème d'aménagement, il faut être vraiment extrêmement vigilant sur l'aménagement de ces régions à risque, c'est clair.
01:02Donc, tout le monde est concerné. Quand on parle du politique, ça va du politique au niveau national, bien sûr,
01:07mais aussi des collectivités qui sont concernées. Moi-même, aujourd'hui, je suis ici en Élie-Vilaine, donc c'est mon pays natal à Genzé.
01:14On n'est pas touché, mais je connais très bien cette vallée de la Vilaine, de Purenne, Guichin, Pont-Réan, Guipry-Messac,
01:21bien sûr jusqu'à Redon, où le ministre est aujourd'hui. On voit bien que c'est assez récurrent, il faut porter de l'attention à ça.
01:28C'est exceptionnel. Il y a, je crois, une quarantaine d'années au moins qu'à Rennes, ça n'a pas eu ce niveau.
01:33– Je me permets, je vous interromps juste parce que je ne savais pas que vous étiez d'Élie-Vilaine, donc j'en profite.
01:37Qu'est-ce qui explique, en fait, dans ce département que vous connaissez visiblement bien, qu'on a cette situation-là ?
01:44Ce sont des intempéries exceptionnelles, c'est la façon dont on n'a pas pris ces intempéries depuis des décennies.
01:49Comment on peut expliquer les images que nous voyons ?
01:51– Le point de départ, ce sont vraiment des précipitations très importantes.
01:56Il y a eu un excès de précipitations tout le mois de janvier, et avant aussi, déjà sur des sols saturés.
02:02Le problème, et c'est peut-être le message que je souhaite donner très brièvement, le problème, et les assureurs l'ont bien compris,
02:07c'est que ce que l'on prévoit, ce que l'on vit actuellement dans nos régions, dans le nord de la France,
02:13c'est-à-dire des précipitations hivernales plus importantes, ça va s'accentuer.
02:17Donc il faut bien avoir en tête que ce type d'événement risque, si on n'y fait pas attention,
02:23de se répéter plutôt de plus en plus fréquemment et de provoquer plus de dégâts.
02:29C'est ce que les assureurs tiennent bien compte de ce risque quand ils parlent des 40% d'augmentation.
02:36Il n'y a pas que ce risque d'inondation, mais c'est là, et donc il faut déjà être vigilant.
02:41Il faut regarder, on peut aménager probablement, il y a des aménagements qui sont dans l'état urbanistique
02:50qui peuvent être intéressants à faire dans les maisons, mais je sais que ce n'est pas facile.
02:54Mais je crois qu'il faut tenir compte du fait que ce risque va plutôt s'accentuer que le contraire.
03:00C'est important d'avoir cela bien en tête.
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