00:00Aujourd'hui, je vous parle de Nick Tompkins, trois garçons entre des Saracens et du Pays
00:07de Galles.
00:08Un petit anglais dans le pays avec la langue régionale la plus étrange du monde.
00:11Que c'est-ce que c'est ? C'est ce genre de nourriture qui est souvent
00:19mangé avec des requêtes.
00:20Il est fait de l'huile et il est mangé avec des livres.
00:25À 29 ans, Nicolas Adam Tompkins, de son nom complet, fait déjà partie de l'équipe
00:30des vieux briscards du club anglais.
00:31Et pour preuve, le natif de Sidcup, dans la banlieue londonienne, a fêté les 200 apparitions
00:37sous le maillot des Saris, le 22 décembre dernier, contre Northampton en première chute.
00:42Le tout accompagné par son petit bébé.
00:45C'est mignon ! Et pourtant, le destin de Nick aurait pu être
00:50bien différent.
00:51À 7 ans, le petit rouquin attrape la méningite et frôle la mort.
00:55Je me souviens d'être à l'école et de ressentir tellement froid.
01:02Et je me souviens que les gens m'ont dit que mes lèvres étaient bleues.
01:04Et de ne pas vraiment manger et de ressentir juste un bruit.
01:09Sauvé in extremis, il s'engage maintenant dans la prévention de cette maladie foudroyante.
01:14Je ne savais pas qu'elle affectait les jeunes adolescents et ce genre de choses.
01:18Et combien c'est important si nous pouvons sortir le message pour qu'ils réalisent
01:24et espérons que, comme maman l'a dit, ils le voient plus tôt.
01:26Et être décisifs, parce que c'est vraiment ce qu'on parle ici.
01:29On parle de temps.
01:30Le bambin a de l'ambition.
01:32À 13 ans, il intègre l'Académie des Saracens et dispute son premier match professionnel
01:36le 9 novembre 2012, lors de la Coupe anglo-galoise.
01:41Compétition à l'utilité discutable, mais au format bien plus compréhensible que celui
01:45de la Champions Cup.
01:46On n'y comprend pas grand-chose, comme dirait Tonio.
01:49À la 76e minute de jeu face aux Leicester Tigers, le gamin de 17 ans entre à la place
01:54de l'Écossais Duncan Tyler.
01:55Le mec a quand même une marque de whisky qui porte son nom.
01:58So Scottish.
02:00Sa carrière semble sur de bons rails, mais le destin s'acharne une nouvelle fois.
02:04Champion d'Angleterre et champion d'Europe en 2019, les Saracens sont sanctionnés de
02:0935 points en moins la saison suivante pour non-respect du salari-cap, et contraint d'accepter
02:16la relégation pour la saison 2020-2021.
02:19Le club garde alors ses cadres, mais envoie ses jeunes en prêts.
02:22Et devinez qui en paye le prix ? Nipp Toe-kins, bien sûr.
02:26On l'envoie aux Dragons, une province galoise, 11e du United Rugby Championship, l'année
02:32précédente.
02:33Vous pouvez imaginer sa joie.
02:37Là-bas, il passe un an à traîner son spleen et finit piteusement sa saison avec un seul
02:42essai marqué, en 14 matchs joués.
02:44Et devinez contre qui ? L'UBB, évidemment.
02:48Les Dragons finissent 9e du championnat, pas très glorieux tout ça.
02:53Mais Nick entrevoit le bout du tunnel lorsque les Saracens le rappellent au printemps pour
02:57jouer la finale d'accession à la première chip.
02:59Une réussite puisque l'anglais marque deux essais et aide son club de cœur à remonter
03:03en première division.
03:05Enfin l'anglais, plus tellement en fait.
03:08Entre temps, Nick Tompkins a connu sa première sélection avec le pays de Galles.
03:13Éligible grâce à Mamie, galoise de naissance, le rose beef, ah non pas celui-là, celui-là.
03:18C'est laissé convaincre par Wayne Pivack, le sélectionneur du 15 du Poirot de l'époque,
03:23alors qu'aucun contact n'avait été noué avec l'Angleterre d'Eddie Jones.
03:27Et ce n'est pas faute d'avoir essayé de se faire une place parmi les Red Roses.
03:32En 2014, Nick est champion du monde junior avec… l'Angleterre ! Il est juste là.
03:38Aux côtés notamment d'un certain Maroé Toget, capitaine du 15 de la Rose pour ce
03:43tournoi.
03:44Et regardez-les dix ans après, bras-dessus-bras-dessous, ça c'est de la bromance.
03:49Alors forcément, à l'annonce de sa sélection avec le pays de Galles en janvier 2020, les
03:54réactions n'ont pas tardé.
03:55Ross Moriarty, lui aussi parti jouer pour le pays de Galles après avoir été champion
04:00du monde junior avec l'Angleterre, s'est payé sa tronche en disant
04:08Mais Nick n'est pas du genre à se laisser impressionner.
04:11Dès sa première sélection, il plante un essai contre l'Italie seulement six minutes
04:15après son entrée et rend hommage à sa grand-mère galloise.
04:18J'en ai presque la larme à l'œil.
04:20Et l'année suivante, clou du spectacle, il gagne le tournoi avec les Dragons Rouges.
04:25De quoi se mettre tous les gallois in the pocket en version originale.
04:29Même lui, oui.
04:31Bon, maintenant, le pays de Galles se bat plus pour éviter la cuillère de bois que
04:35pour remporter le tournoi.
04:37Mais Nick, lui, il brille toujours.
04:39Avec sa pointe de vitesse, ses appuis dévastateurs et ses qualités défensives, il fait désormais
04:44partie des cadres du pays de Galles et sera à coup sûr un des grands créateurs de danger
04:50dans la défense de l'équipe de France vendredi.
Commentaires