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Toujours en course pour la victoire finale dans le Tournoi des Six Nations, le sélectionneur du quinze de France Fabien Galthié insiste sur la première partie du contrat : battre les Gallois ce samedi (15h45).

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Sport
Transcription
00:00 Déjà, on va se concentrer sur nous.
00:02 Parce que pour gagner le tournoi, ou pour être en position de gagner le tournoi, il
00:04 faudra être en capacité de rivaliser avec les pays de Galles et de ne pas se tromper
00:09 d'adversaires.
00:10 Notre adversaire, c'est le pays de Galles et notre match, il est samedi au Stade de
00:14 France.
00:15 C'est vrai que dans cette compétition, qui est magnifique, il y a deux autres matchs
00:20 qui se jouent le même jour et donc un plus tard qui oppose l'Irlande, qui est un vaincu
00:25 pour le moment, et l'équipe d'Angleterre qu'on a jouée la semaine dernière.
00:29 Mais nous, nous préférons faire un focus sur notre match.
00:34 Au moins là, on tient notre destin.
00:37 Après, ça ne nous appartient pas.
00:39 Confiance, excès, c'est bien.
00:42 C'est parfait.
00:43 Risques, oui.
00:44 Parce que le pays de Galles est une équipe qui… Il ne faut pas oublier que cette équipe
00:49 de Galles qui va se déplacer au Stade de France a gagné le tournoi il y a deux ans.
00:56 Il y a deux ans.
00:57 Il y a deux ans, on était en position de faire le grand chème avant qu'on retourne
00:59 la situation.
01:00 On était mené 20 à 30 à 10 minutes de la fin.
01:03 On a gagné ce match dans les arrêts de jeu et on leur a enlevé le grand chème et pas
01:08 la victoire dans le tournoi.
01:09 C'est à peine deux saisons.
01:10 Ce n'est pas loin, deux saisons.
01:13 Et pourtant, ça semble aussi loin parfois en sport.
01:15 C'est une équipe composée de joueurs qui ont, pour certains, fait trois grands chèmes.
01:21 Pour certains, ont gagné cinq tournois.
01:23 Quand on regarde, ils doivent l'annoncer en même temps que nous, à peu près, leur
01:27 compo d'équipe.
01:28 Je ne vais pas me risquer à annoncer une compo d'équipe, mais ils ont des joueurs
01:32 à 150 sélections.
01:34 C'est une équipe qui a toujours impressionné par ses vertus.
01:41 Et eux, les Galouas, quoi qu'il arrive, ils laissent leur corps sur la ligne.
01:47 C'est une équipe qui donne tout.
01:49 Tout.
01:50 Tout.
01:51 Et longtemps, très longtemps, elle a martyrisé le 15 de France.
01:57 Très longtemps.
01:59 Donc, se concentrer sur notre adversaire, c'est pour nous la chose la plus importante.
02:04 Et ensuite, sur nous.
02:05 Et c'est vrai que le match à Tukenam nous a donné beaucoup de satisfaction.
02:09 On ne va pas s'en cacher.
02:10 Mais aussi, on a pu voir qu'on avait beaucoup de points d'amélioration.
02:15 On a pu voir que, sans aucune prétention, juste en étant objectif, on peut mieux jouer.
02:25 On peut mieux jouer avec le ballon.
02:27 On peut mieux jouer sans le ballon.
02:29 On peut mieux se déplacer sur le jeu de transition.
02:31 Ce qui est bien, c'est que ce match-là, avec l'intensité qu'on a mis, et la justesse
02:39 qu'on a mis, nous a ouvert des portes qui nous laissent encore penser qu'on peut mieux
02:44 jouer.
02:45 On lit ce que vous écrivez, bien sûr, parce que vous parlez à nos supporters et vous
02:50 parlez aux gens qui nous suivent.
02:52 Donc, il est très important qu'on dise à nos supporters, à nos gens qui nous suivent,
02:56 c'est qu'on cherche à tromper personne.
02:57 On ne cherche pas à cacher nos compositions d'équipe.
02:59 Ça, c'est très important.
03:00 Si on bouge les couleurs, les chasubles, les joueurs qui travaillent en opposition, c'est
03:06 parce qu'on cherche à développer notre méthode et la rendre plus efficace.
03:09 Et donc, on a senti qu'à un moment, il fallait qu'on crée de l'émulation.
03:13 Notre devoir, il est d'être transparent.
03:16 Donc, on ouvre les portes, on vous ouvre les portes lors de nos entraînements pour que
03:20 vous puissiez raconter à ceux qui nous supportent, à ceux qui nous suivent, comment on vit de
03:24 l'intérieur.
03:25 Et ça, c'est clé pour nous.
03:26 Nous sommes la vitrine, donc nous devons être transparents.
03:29 Mais tout ce qu'on a fait depuis maintenant deux semaines, c'est d'abord un travail des
03:33 coachs qui ont pensé qu'il fallait trouver quelque chose pour améliorer cette méthode,
03:39 cette version neuf qui est bien.
03:40 Mais il y avait quelque chose qui faisait qu'il fallait bouger les lignes.
03:45 Et donc, en fait, on a choisi de bouger les compositions d'équipe, de changer de place
03:50 les joueurs.
03:51 D'une part, pour développer des compétences, pour nous mettre aussi dans une zone d'inconfort
03:55 et non pas de confort.
03:56 Et puis, de tester des formules qui peuvent voir le jour d'abord en match.
04:01 Puisque Charles Olivon, quand on fait un bas en 5-3, il est potentiellement en seconde
04:05 ligne.
04:06 Donc, il travaille en seconde ligne.
04:07 Et surtout, on lui a demandé si c'était quelque chose qu'il était en capacité d'accepter.
04:11 Ce n'est pas évident pour une troisième ligne quand vous devez pousser les mêlées.
04:15 Et parfois, ça peut être vexant.
04:17 Ça veut dire qu'on prend de l'âge souvent et qu'on va un peu moins vite.
04:21 C'est comme quand on est élié et qu'on remonte au poste de centre.
04:25 Ce sont des petits signaux faibles qui peuvent vexer.
04:27 Mais ce n'est pas le cas du tout concernant Charles.
04:30 Il a dit, même après la superbe performance qu'il a faite avec la troisième ligne française
04:35 en Angleterre, il était prêt à pousser à gauche.
04:38 Donc, on a travaillé comme ça.
04:40 Et en tout cas, ça nous a apporté beaucoup de lecture dans les potentiels des joueurs
04:48 et des associations.
04:49 Donc, ça, c'est merci pour ta question.
04:51 Parce que, vraiment, on ne cherche pas à cacher une composition d'équipe.
04:54 On cherche surtout à travailler en toute transparence.
04:57 J'avais déjà lu la semaine dernière ces commentaires.
05:05 Donc, je cherche juste à bien signaler qu'on ne cache rien.
05:09 On travaille en toute transparence.
05:11 Et effectivement, on a beaucoup bougé les lignes dans les compositions d'équipe.
05:15 Par moments, on se demandait quelles étaient les équipes titulaires.
05:18 Les bleues, les blancs, les oranges.
05:21 Et c'est très bien comme ça.
05:22 Parce que ça nous a donné une grande qualité de travail, notamment l'entraînement d'hier
05:28 qui était bref, intense et qui a répondu totalement à nos attentes.
05:33 Totalement.
05:34 C'est parfait.
05:35 Le choix de Taho, parce que c'est le second droitier, tout simplement.
05:39 C'est-à-dire que dans notre ranking, il y avait Paul Villemsé qui a dû déclarer
05:44 forfait.
05:45 Et Romain, il a toujours fait des bonnes rentrées dans ce tournoi.
05:49 Il est avec nous depuis maintenant quasiment 4 ans.
05:53 Il a commencé un peu plus tard que les autres.
05:55 Mais il a fait des premières préparations avec nous.
05:57 Et naturellement, de par ses performances, il rentre au poste de sain.
06:02 Comme une évidence, en fait.
06:06 C'est ce qu'on voulait.
06:08 Quand on a pris l'équipe de France, on a réfléchi au sens qu'on voulait donner
06:13 à notre action.
06:14 En premier, c'était gagner des matchs.
06:18 Après, c'était gagner des titres.
06:21 Pour le moment, c'est au singulier.
06:24 Et puis redevenir une nation majeure du rugby mondial, revenir dans notre tour 3 mondial.
06:31 C'est ce qu'on voulait.
06:32 Et puis avant ça, on veut rassembler, fédérer et partager.
06:38 Donc c'est ce qu'on voulait.
06:39 Il faut jouer demain.
06:45 Et après demain.
06:47 Et samedi.
06:48 C'est jouer.
06:49 C'est le mot jouer qui compte.
06:54 Jouons.
06:58 Merci.
06:59 Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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