00:00— Je vais simplement dire deux choses, très simplement et très clairement. La première chose, lorsque le texte sur les retraites a été débattu au Sénat, j'étais dans l'opposition.
00:11Et croyez-moi, je l'ai porté. Je l'ai porté comme si c'était un gouvernement de ma famille politique qui présentait ce texte.
00:17Je l'ai porté parce qu'il me semblait correspondre à ce que je pense être l'intérêt supérieur des Français et de la nation.
00:25Je souhaitais qu'on puisse sauver cette belle solidarité intergénérationnelle qui est le régime par répartition. C'est la première chose.
00:34Je me suis battu pour faire en sorte que les petites retraites, que les retraites des femmes puissent être revalorisées.
00:40Deuxième élément, je veux dire que dans cette réforme, lorsqu'elle va s'appliquer dans son plein exercice, si j'ose dire, en 2030,
00:49en France, nous serons le seul pays d'Europe à partir en retraite sur l'âge légal à 64 ans. Vous voyez ce que je veux dire.
00:59Je pense qu'il y a des choses qu'on peut négocier à nouveau. J'en suis même absolument certain. Et je pense qu'il y a du grain à mourdre pour ce dialogue social.
01:08Je vais en citer deux ou trois. Par exemple, la question de l'usure professionnelle. Par exemple, parce que dès lors qu'on recule l'âge,
01:15il y a la question de l'emploi des seniors. Nous avions, au Sénat, fait une proposition d'un CDI senior pour encourager justement l'emploi des seniors.
01:24Le taux d'emploi qui est absolument capital si on veut gagner en prospérité. Il y a aussi la question des femmes. Il y a bien d'autres questions.
01:31Il y a beaucoup de questions. Et je pense que... Écoutez, pour l'instant, je ne sais pas quel sera le contour de la proposition qui pourrait être faite.
01:41Simplement, je rappelle ma conviction. Je rappelle la position que j'ai toujours eue. Et je ne suis pas un homme à en changer.
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