00:00« La majorité de nos élèves a tout perdu, que ce soit leur matériel scolaire, leur toit, leur nourriture ou même leur accès à l'eau », raconte Axel T. Wills, professeur d'histoire géo dans un collège proche de Mamou, à Mayotte.
00:12Son témoignage, donné le 8 janvier, quelques semaines après le cyclone Shido, souligne la gravité de la situation.
00:19Elle juge le report de la rentrée scolaire au 13 janvier trop anticipé, affirmant que la priorité devrait être de s'occuper des élèves avant de penser à l'éducation.
00:27Le 14 décembre, jour du passage de Shido, reste gravé dans sa mémoire comme une date critique.
00:32« On a pris le cyclone à la légère, avoue-t-elle. Bien qu'une préalerte cyclonique ait été déclarée, nous n'avions pas pris la mesure de Shido.
00:40Les destructions ont commencé tôt, avec des coupures de courant et de communication.
00:44Elle se souvient des baies vitrées qui ont explosé et de la panique générale.
00:47En un rien de temps, le calme a laissé place à la tempête », racontait-elle.
00:52Décrivant les voitures qui luttaient contre la force du vent et son toit qui s'était envolé comme une simple boîte de conserve,
00:58elle a dû se cacher dans un cellier, observant les fissures se former sur le mur qui la protégeait.
01:03Quand elle a finalement pu sortir, c'était un paysage de désolation.
01:06Axelle considère néanmoins qu'elle fait partie des plus chanceux.
01:09Vivant dans des habitations solides et ayant la possibilité de stocker quelques provisions,
01:14dans son collège seulement 200 des 1.752 élèves ont été recensés comme présents.
01:19Ses collègues sont en sécurité, bien qu'elle ait tenté d'apporter de l'aide aux bidonvilles.
01:24Elle constate que les souffrances dépassent de loin le simple besoin matériel.
01:27Rentrée en France après le cyclone pour un repos nécessaire,
01:31elle assure qu'elle se sent déjà beaucoup mieux tant sur le plan physique que mental.
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