00:00Revoir la réforme des retraites engendrerait des répercussions sur le plan financier,
00:04mais également des enjeux politiques et psychologiques pour le Président.
00:08Emmanuel Macron est déterminé à protéger son bilan et désire maintenir les avancées réalisées.
00:13Depuis 2017, on a pu observer sous le gouvernement de Michel Barnier qu'il n'appréciait guère que son ancien
00:20Premier ministre remet en question sa politique économique,
00:23qui favorisait les entreprises par des baisses d'impôts.
00:25Il semble donc peu envisageable que le fondateur du mouvement En Marche inverse sa position sur la
00:31réforme des retraites. Cette réforme ne représnte pas une pierre angulaire du macronisme,
00:35contrairement aux réductions d'impôts. Elle ne constitue pas un emblème identitaire pour le
00:40chef de l'État. En effet, lors de la campagne présidentielle de 2022, il avait d'abord défendu
00:45un report de l'âge légal de départ à 65 ans, avant de revenir sur sa position pour établir
00:51une échéance à 64 ans d'ici 2000. Suite à un déplacement tumultueux entre les deux tours,
00:57toutefois, le coût politique d'un nouvel abandon de cette réforme serait significatif,
01:01accentuant la perception d'un président affaibli. Contraint de constater l'effritement de ce projet,
01:06Sainte résoudra-t-il à s'opposer à François Béroud si ce dernier propose de suspendre la
01:11mesure sur l'âge légal à l'Élysée ? Le principe qui prévaut est clair, le gouvernement gouverne
01:17le président-préside. Un retour en arrière pourrait plaire à une majorité de Français,
01:21mais paradoxalement, cela ne serait pas forcément réjouissant pour les partisans d'Emmanuel Macron,
01:26les électeurs, en particulier les retraités préoccupés par le financement de leur pension.
01:31Ainsi que les élus macronistes se retrouveraient face à un dilemme. Comment perçut-on un groupe
01:36de députés qui ont dû naviguer dans une tempête politique depuis des mois pour défendre ce texte
01:42sujet à de vives contestations au sein du Parlement et dans la rue ? De plus,
01:45la mesure pourrait infliger une humiliation supplémentaire à deux anciens premiers
01:49ministres. Gabrielle Attal et Élysée Yves Borne, cette dernière étant accusée d'avoir
01:54défendu le dispositif de manière obstinée et reçoit le surnom peuflateur de Madame 49-3.
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