00:00 Je pense que pour que les choses rentrent en place, à la fois pour que d'ici à la fin de l'année, pour près de 2 millions de nos compatriotes, 1,8 million exactement,
00:10 ils puissent avoir leur pension qui commence à être augmentée, environ 600 euros par an en moyenne pour ces 1,8 million.
00:16 Pour que, en effet, on commence à décaler l'âge légal de 3 mois par an progressivement et qu'on accélère l'augmentation du nombre de trimestres à travailler
00:25 jusqu'à 43 ans à horizon 2027, il faut que ça rentre en vigueur d'ici à la fin de l'année.
00:31 Mais maintenant, au moment où je vous parle, il faut attendre la décision du Conseil.
00:35 Est-ce que vous pensez que ça me fait plaisir de faire cette réforme ?
00:38 Dites-le nous.
00:39 Non. Est-ce que vous pensez que je n'aurais pas pu faire comme tant avant moi, mettre la poussière sous le tapis ?
00:44 Oui.
00:45 Il n'y a pas 36 solutions si on veut que le régime soit équilibré. Il ne les plus.
00:48 Et plus on va attendre, plus il se dégradera. Donc cette réforme, elle est nécessaire.
00:53 Et je le dis aux Français, ça ne me fait pas plaisir, j'aurais voulu ne pas la faire,
00:57 mais c'est pour ça aussi que j'ai pris l'engagement de la faire devant vous par le sens des responsabilités.
01:01 Et c'est l'intérêt général.
01:02 Nous sommes une grande nation et un vieux peuple.
01:05 Il se dote de responsables qui ont une légitimité politique.
01:10 Le président de la République, des parlementaires. Ils sont élus par lui.
01:14 Il y a des légitimités qui existent. Les syndicats ont une légitimité.
01:17 Quand ils défilent, qu'ils manifestent, ils sont en opposition à cette réforme.
01:20 Je les respecte. Ils défendent leur point de vue.
01:23 Et d'ailleurs, c'est protégé par la Constitution, le droit de manifester une pétition. Il y a une légitimité.
01:28 Et d'ailleurs, le gouvernement, comme le Parlement, a essayé de tenir compte de ces manifestations
01:34 et d'intégrer une partie de ces groupes.
01:36 Mais on y reviendra.
01:37 À côté de ça, non, à côté de ça, je vous le dis dans le moment que vivent nos démocraties.
01:41 Quand des groupes utilisent l'extrême violence pour agresser des élus de la République,
01:47 qu'ils soient parlementaires aujourd'hui ou maires, malheureusement, chaque semaine.
01:51 Quand ils utilisent la violence sans règles absolues, parce qu'ils ne sont pas contents de quelque chose,
01:58 alors là, ça n'est plus la République.
02:00 Quand les États-Unis d'Amérique ont vécu ce qu'ils ont vécu au Capitole,
02:03 quand le Brésil a vécu ce qu'il a vécu, quand vous avez eu l'extrême violence en Allemagne,
02:07 aux Pays-Bas ou parfois par le passé chez nous, je vous le dis très nettement,
02:11 il faut dire, on respecte, on écoute, on essaie d'avancer pour le pays.
02:15 Et je vais y revenir parce que je veux qu'on parle du fond de cette réforme.
02:18 Mais on ne peut accepter ni les factions, ni les factions.
02:22 Mais à cause de ça, il y a des millions de Français qui manifestent.
02:24 Oui, mais ceux-ci, il faut les écouter, il faut écouter leur colère et y répondre.
02:28 Quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels
02:32 qu'ils en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions,
02:36 là, je vais demander au gouvernement de pouvoir travailler à une contribution exceptionnelle
02:41 pour que cet argent, quand il y a des profits exceptionnels d'entreprises
02:46 qui sont prêtes à racheter leurs propres actions, que leurs travailleurs puissent en profiter.
02:49 J'ai nommé Élisabeth Borne, elle doit ensuite avoir la confiance du Parlement,
02:52 c'est là aussi nos institutions.
02:54 Elle a décidé, après avoir examiné avec l'ensemble des forces politiques,
02:59 de la majorité et ses ministres, pour cette réforme, le fait que pour qu'elle passe,
03:03 elle ne laissait aucune incertitude.
03:05 Elle a souhaité engager la responsabilité de son gouvernement.
03:08 C'est ça ce qu'on appelle le 49-3, le fameux article.
03:11 C'est la centième fois qu'on le fait dans notre République.
03:14 C'est un geste très solennel.
03:16 Elle a pris ses responsabilités avec son gouvernement.
03:19 Elle a dit au Parlement, si vous avez une majorité alternative, qu'elle s'exprime.
03:23 Lundi, il a été montré qu'il n'y avait pas de majorité alternative.
03:27 - À 9 voix près ? - Oui, mais vous savez, nous sommes en République à une voix près.
03:30 - Mais peut-on gouverner pendant 4 ans avec un gouvernement...
03:33 - Je le crois, avec beaucoup de volonté. - ... qui n'est pas censuré à 9 voix près ?
03:36 - Parce que d'abord, ça montre une chose.
03:38 Même à un moment d'incandescence politique, il n'y a pas de majorité alternative.
03:42 Nous allons réagencer les choses aussi et découper des textes plus courts.
03:46 Donc il y aura bien une loi immigration.
03:48 Il y aura sans doute plusieurs textes immigration.
03:50 Et ils arriveront dans les prochaines semaines.
03:52 Maintenant, nous n'avons pas le droit pour notre pays à l'arrêt ou à l'immobilisme.
03:58 Nous n'avons pas le droit.
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