00:00Jean-Marie Le Pen, dernier député de la quatrième république et homme le plus controversé de la cinquième, est mort.
00:05Se pose dès lors la délicate question de son lègue politique.
00:08Lorsqu'on parle de Jean-Marie Le Pen, forcément on pense à l'immigration, son combat premier.
00:12Or, force est de constater que réside là un paradoxe qui marque profondément la France.
00:17Le quintuple candidat à la présidentielle, c'est toute sa vie au trop proclamé pionnier,
00:21voire même lanceur d'alerte sur les conséquences que porterait l'immigration de masse dans le pays,
00:26au point d'en faire son premier combat.
00:28Rappelez-vous, fin des années 70, ses affiches choquent.
00:31Un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop.
00:34Il a été le premier à mettre ce sujet dans le débat public.
00:36Mais voilà tout le paradoxe.
00:37En voulant être le porte-voix de cette cause, par ses outrances, ses provocations racistes et antisémites,
00:42il l'aura rendu totalement radioactive,
00:44interdisant à toute âme modérée, de droite comme de gauche, de s'associer à son combat.
00:48D'une certaine façon, il a condamné la thématique qu'il aura lui-même popularisée.
00:52Parler d'immigration, c'était risquer d'être étiqueté Le Pen
00:55et donc être associé au diable de la République.
00:58Ce qui peut expliquer pourquoi, si nombre de forces de gauche aujourd'hui au Danemark,
01:02en Suède, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Slovaquie,
01:05épousent un virage anti-immigration, aucune force de gauche ne s'y risque qu'en France.
01:09Reste à savoir pour combien de temps dorénavant.
01:11Le dossier sur la mort de Jean-Marie Le Pen est à retrouver en kiosque et sur le site du Point.fr.
Commentaires