00:00La visite est terminée, ça n'a pas réussi à affaiblir la colère des maorais.
00:03Vous voyez plusieurs d'entre eux qui voulaient interpeller le Premier ministre,
00:06qui n'ont pas réussi, ils sont extrêmement déçus malgré les différentes annonces qui ont été faites.
00:10Ce sont la plupart des militants qui souhaitaient justement aller voir le Premier ministre,
00:15l'interpeller, leur raconter leurs différentes problématiques.
00:19Cela n'a pas été le cas.
00:20On est justement à côté de l'un de ces habitants qui, lui aussi, est très en colère, très déçu.
00:24On entendait les différentes annonces et différentes mesures, Soufiane,
00:27qui ont été faites par le Premier ministre.
00:28Vous me disiez, ce n'est pas suffisant. Pourquoi ?
00:31Ce n'est pas suffisant. Pourquoi ?
00:33Parce qu'on a déjà entendu plein de promesses non-promises.
00:38Du coup, le blabla, ça suffit.
00:40Ce que la population veut exactement, c'est l'arrêt immédiatement de la reconstruction des bidonvilles.
00:48C'est ce qu'a promis François Baru, il a dit la destruction de tous les bidonvilles.
00:51Oui, mais on veut des actes.
00:52Il faut qu'en partant d'ici, soit demain ou ce soir vers Paris,
00:57il faut qu'il donne une autorisation au préfet de signer un arrêté
01:02permettant l'arrêt immédiat de la reconstruction des bidonvilles.
01:07Sans l'arrêt des bidonvilles, il n'y a pas de développement.
01:13Et sur les autres annonces, par exemple, le rétablissement de l'électricité,
01:17la rentrée scolaire, vous n'êtes pas satisfait ?
01:19Trop tard, autre semaine. Trop tard, le médecin a appelé la mort.
01:24Parce qu'il a fallu de bonheur s'organiser logistiquement.
01:30Imaginez-vous, ça fait 15 jours, il y a même des familles, 15 jours de pas.
01:34Ni d'électricité, ni d'eau, ni de réseau pour téléphoner, donner des nouvelles à leurs proches.
01:44Vous avez essayé d'interpeller François Baru.
01:46Il n'a pas répondu à vos questions.
01:47Comment vous vous sentez ? Vous êtes déçu par rapport à ça ?
01:49Déjà, je suis déçu.
01:50C'est un père qui connaît très bien les maoris, qui a véhiculé avec nos anciens,
01:56Bamana, Oury, Giraud.
02:01Mais aujourd'hui, voir comment il est passé devant ces dames, nos dames, nos vieilles.
02:11Aucun respect. Même truc de venir les voir.
02:15Au fait, c'est ça la colère de nos moments-là.
02:19Un bonjour d'élu, dire à ses citoyens bonjour, mépris.
02:25Ça veut dire quoi finalement ? Il vous a méprisé, c'est ça ?
02:27Vraiment, mépris, on ne sait même pas de quel mot on peut rajouter après le mépris.
02:31Si vous trouvez le mot, rajoutez-le, je vous permets.
02:34Concernant l'électricité, tout à l'heure, vous avez posé la question à mon collègue, mon camarade.
02:41Il n'y a pas de plan de sécours parce qu'ils savaient que le cyclone allait arriver.
02:45Ils n'ont pas prévu le plan de sécours.
02:47C'est aujourd'hui qu'ils viennent nous dire l'électricité dans deux semaines, dans trois semaines ?
02:51C'est quoi ça ? Ça s'appelle mépris.
02:54On les laisse pourrir.
02:56Ces citoyens soi-disant, c'est des citoyens français, ils contribuent.
03:00Mais aujourd'hui, ils sont dans la merde, on les laisse avec leur merde.
03:04C'est ce qu'on a compris comme réponse.
03:06Merci beaucoup. Voilà, vous avez entendu la colère, la fatigue, l'agacement aussi de ces habitants
03:10suite à l'annonce du Premier ministre et malgré les différentes annonces qui ont été faites.
03:14François Bayrou qui a d'ailleurs pris la direction de l'aéroport, il va se rendre ce soir dans l'île de La Réunion
03:19où il ira à la rencontre demain des bénévoles qui aident à cheminer l'aide jusqu'ici à Mayotte.
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