00:00Mon objectif, c'est protéger et secourir, fournir de l'eau et de la nourriture et rétablir les fonctions vitales.
00:07Ce que nous essayons de faire sur ces trois sujets, encore une fois, on le fait dans l'urgence et c'est une course contre la montre.
00:14Il n'y a pas d'endroit à Mayotte qui est délaissé, il n'y a pas d'endroit à Mayotte qui est reculé.
00:18On essaye d'être partout. On a livré de la nourriture, de l'eau dans tous les villages de Mayotte depuis que la crise est arrivée.
00:25On a à la fois une chaîne logistique et un pont aérien qui fonctionnent et par conséquent, il n'y a pas de point reculé.
00:32On a effectivement des zones d'accès qui sont plus difficiles.
00:35Toutes les routes ont été dégagées dans les 24 heures et on est en capacité de se porter vers nos populations le plus rapidement possible dès qu'il y a un sujet.
00:44Par ailleurs, on a équipé les communes avec des stations Starlinks, ce qui nous permet, alors que le réseau de téléphonie est totalement détruit,
00:51de communiquer avec les élus et d'avoir désormais des temps de réaction qui sont beaucoup plus rapides.
00:56Mais il n'y a aucun point du territoire auquel nous n'accédons pas et auquel nous n'apportons pas à la fois du secours et de la protection.
01:02— Quels sont les besoins, justement, quand vous joignez ces élus de Mayotte ? Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Quels sont les besoins prioritaires ?
01:09— Écoutez, on est dans un pays chaud. Donc le premier besoin, c'est celui de l'eau, évidemment.
01:16On a un syndicat des œufs qui a la capacité de reproduire de l'eau dans des conditions qui sont pour l'instant insatisfaisantes
01:25mais qui permettent d'apporter du secours aux populations. On a bon espoir d'être en capacité de reproduire de l'eau en totalité d'ici 8 jours.
01:32Donc c'est notre objectif. C'est une course contre la monde pour faire en sorte que chaque population puisse recevoir cette eau.
01:39Et ensuite, c'est les fonctions vitales, l'électricité, bien sûr, la téléphonie ensuite, la nourriture, bien évidemment.
01:45Et donc c'est toutes ces fonctions-là qui sont en cours d'être rétablies sur l'ensemble du territoire avec toutes les difficultés – il faut le noter –
01:52d'un territoire qui a été détruit dans toutes ses infrastructures à hauteur de 90% à la suite de ce passage du cyclone.
01:59Donc on est dans une situation qui est encore difficile mais qu'on arrive à maîtriser.
02:03— Et c'est évidemment la question que j'allais vous poser quand on parle de reconstruction, de retour à la vie normale.
02:08Vous qui êtes préfet de Mayotte, est-ce que vous arrivez à vous donner une échéance, un calendrier pour qu'on reconstruise Mayotte ?
02:18— Écoutez, le calendrier, il est extrêmement difficile. On a des sujets qui sont évidemment éminemment difficiles. Je parle par exemple des écoles.
02:25La rentrée scolaire est dans un mois. Il va falloir se poser la question des modalités d'une rentrée scolaire qui permettra à tous les étudiants,
02:32les collégiens et les enfants de rentrer dans les écoles et de pouvoir étudier, passer leur bac. Donc ce sont ça, les enjeux d'aujourd'hui.
02:39C'est aussi l'enjeu de l'électricité. Le réseau a été particulièrement détruit. Chaque jour est une petite victoire.
02:46Chaque jour, c'est un petit pourcentage de nos concitoyens maorais qui sont raccordés à l'électricité avec beaucoup de colère
02:53et beaucoup d'attente, ce que nous comprenons évidemment. Mais comprenez bien qu'avec un réseau qui a été détruit à 90%,
03:00on a toutes ces lignes électriques qu'il faut remonter. Et tous ces enjeux-là sont devant nous avec le travail au quotidien
03:07de toutes les équipes qui travaillent d'arrache-pied pour arriver à trouver toutes ces solutions,
03:12ces solutions que nous trouvons encore une fois de façon quotidienne avec des petites victoires qui fonctionnent.
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