00:00L'Élysée, Emmanuel Macron, Gilles Bernays, après je vous dirai ce que j'entends.
00:03– Une enquête en plusieurs volets, intitulée « Le Président et son double » dans Le Monde
00:07et qui commence à faire beaucoup de bruit.
00:09Pourquoi ? Parce qu'elle décrit l'ambiance plus que décontractée,
00:12plus que légère, qui régnerait, je mets quand même en conditionnel, à l'Élysée,
00:16où Emmanuel Macron, quand il va se reposer après une journée de travail,
00:20retrouve des garçons, ça s'appelle le « boys club », certains de ses conseillers,
00:25et là, ils se lâchent tous ensemble.
00:28Ils échangent des propos vulgaires et il y a des surnoms homophobes qui ont été relevés.
00:32– Ça rigole, c'est ce qu'ils ont dit, c'est du 15 000ème degré.
00:35– Ça, c'est ce que dit l'un des conseillers qui est mis en cause, voilà.
00:37– De ce que je lis, je pense que c'est du 15 000ème degré.
00:40– Oui, oui, alors les termes échangés par SMS au long de la soirée
00:44entre les protagonistes, c'est « petit pédé », « grande tarlouze »,
00:47ils discutent autour d'un whisky de 16 ans d'âge qui est le préféré du Président.
00:51Alors effectivement, à un moment, l'un d'entre eux aurait décrété,
00:56en référence à Gabriel Attal, Premier ministre, à Matignon, c'est devenu « la cage aux folles ».
01:01Voilà, donc il y a des propos déplacés, il y a cette vulgarité.
01:06L'un des conseillers rétorque que c'est faux, mais c'est vrai que ça fait quand même…
01:10– C'est du 15 000ème degré ? – Oui.
01:11– Cela n'a pas calmé… – C'est Jonathan Guémas.
01:13Il est ancien conseiller de communication d'Emmanuel Macron,
01:16il est aujourd'hui l'un de ses conseillers spéciaux,
01:18et ça ne calme pas et les associations LGBT réagissent aujourd'hui.
01:21– Mais qui dit ça en fait ? Parce que bon, est-ce qu'on a des preuves,
01:24parce que les mecs m'ont dit, d'un mec qui a dit, qu'ils avaient dit que…
01:27Voilà, puis il faut voir le contexte, il faut voir comment ça a été dit, voilà, c'est un peu…
01:32– C'est en fait un ancien conseiller de Gabriel Attal
01:36qui, semble-t-il, déballe tout ce qui s'est passé.
01:38Mais je suis d'accord avec vous.
01:40– Oui, mais on sait qu'en ce moment, excusez-moi,
01:42on sait que les relations entre Gabriel Attal et le Président de la République
01:46ne sont pas au beau fixe, c'est bizarre que ça arrive maintenant, excusez-moi de vous dire ça.
01:49Voilà, on sait qu'en ce moment, ce n'est pas la folie entre les deux,
01:53et c'est même, c'est la guerre, on ne va pas se raconter d'histoire, il ne faut pas, voilà.
01:57Donc forcément, oui, c'est un peu, voilà, on peut comprendre aussi, voilà, après…
02:02Moi, toujours, les enquêtes de on dit, on a dit que ma mère avait dit
02:06qu'elle avait fait de la confiture hier soir avec des savates, franchement,
02:10moi, ça, c'est toujours un témoin masqué, un proche.
02:17– Surtout que c'est dans le cadre complètement privé, je veux dire,
02:20on dit un peu ce qu'on veut, quand on est chez soi avec ses copains.
02:22– Quand on est chez soi, on dit qu'en crise, là-dessus, il y a plein de gens
02:25qui ne questionnent pas forcément ces termes, il y a plein de gens qui les emploient,
02:27qui ne sont pas homophobes pour autant, ils comptent sur les homosexuels,
02:29il faut arrêter avec ça, mais bien sûr que si, arrête.
02:31– Non, tu ne dois pas dire ça.
02:33– Mais bien sûr que oui, après, les mecs, on n'est pas là pour juger,
02:36on est juste là pour parler des faits.
02:38Moi, ce n'est pas, je ne regarde pas ce qui a été dit,
02:41moi, ce que je sais, c'est que les enquêtes de quelqu'un a dit
02:44que ma mère avait dit qu'une source anonyme, un proche, un mec qui est passé,
02:47le boulanger qui connaît la mère du prévenu, voilà, c'est bon.
02:52– Et dans l'enquête, on relève aussi qu'Emmanuel Macron aime bien,
02:56selon l'enquête, humilier les premiers ministres.
02:58Par exemple, il demande à Gabriel Attal de se prononcer sur ses successeurs.
03:02Il dit, tiens Gabriel, ça t'ennuierait de recevoir Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve ?
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