00:00Expliquez où on en est sur la mise en place de ce pont aérien et sur les secours immédiats qu'il faut pour l'île.
00:06Concernant le pont aérien, nous avons eu notre DASH de la sécurité civile qui est un avion qui est chargé en retardant d'habitude pour éteindre les feux de forêt,
00:15qui a fait son premier posé sur l'île de Mayotte, qui a ouvert la voie à la suite des avions qui vont pouvoir se succéder,
00:24notamment la A400M militaire dont vous avez déjà parlé, et d'autres avions qui vont pouvoir arriver sur zone.
00:30Et concernant ce pont aérien, nous avons évidemment comme priorité de préserver les vies humaines,
00:35donc ce sont des secouristes, des sapeurs-pompiers, des sapeurs-sauveteurs, mais également des forces médicales qui vont arriver sur place
00:42pour pouvoir donner cette aide à la population, indispensable dans les premières heures et les premiers jours post-catastrophe.
00:49Colonel Jossard, quelles sont les priorités ?
00:52La priorité une, je viens de l'évoquer, c'est évidemment la préservation de vie humaine, c'est également l'accessibilité à toutes ces zones difficiles d'accès.
01:00Ce matin, vous avez montré à travers certaines de vos images, nos équipes travaillent d'arrache-pied pour réouvrir des accès.
01:07C'est d'ailleurs les lots qui avaient été prévus pour pouvoir réouvrir ces accès, qui avaient été engagés avant le cyclone,
01:13donc ils ont vécu le cyclone sur place, ils sont en train de tronçonner, de pouvoir libérer les voies pour pouvoir accéder au mieux à ces zones à risque.
01:21Ensuite, vous avez un autre élément qui est à prendre en compte, entre grandes terres et petites terres, nous avons des difficultés
01:27puisque les barges sont impactées et ne peuvent pas fonctionner actuellement, et donc nous avons besoin d'utiliser aussi des moyens aériens
01:36de pouvoir s'organiser pour pouvoir disposer les équipes sur les deux zones qui sont actuellement à chercher,
01:44sur lesquelles on a besoin d'envoyer nos équipes de sauvetage déblément qui vont aller dans des zones partiellement effondrées ou totalement effondrées.
01:50Colonel, que vous disent vos équipes qui sont sur le terrain sur le bilan humain ?
01:55On a ce chiffre de 14 victimes, mais on sait qu'il ne correspond pas à la réalité.
01:59Que s'est-il passé dans ces bidonvilles qui apparaissent aujourd'hui rasées ?
02:04Plusieurs points. Il est évidemment trop tôt, comme l'a dit le ministre de l'Intérieur hier, pour vous donner un bilan actualisé.
02:10C'est trop compliqué, il y a des remontées d'informations différentes.
02:13C'est un premier élément. Le deuxième élément, on est sur une population qui, sur certaines zones, a déjà commencé à enterrer les corps trouvés,
02:20et donc on peut avoir cette difficulté de quantification à la fin de notre crise, puisqu'on n'aura pas forcément tous les éléments en temps réel.
02:29Et ça, c'est vraiment un élément important que je tenais à souligner.
02:32Pour le reste, sur les victimes graves, c'est-à-dire les personnes qui ont été blessées, soit par des tôles, soit par des éléments tranchants,
02:39on a répertorié plusieurs centaines de personnes atteintes, et plus les personnes qui étaient déjà dans l'hôpital, qui ont été touchées.
02:45Donc évidemment, c'est une des priorités, c'est la priorité même, qui a été mise en avant hier lors de la cellule interministérielle de crise,
02:52et sur laquelle on a envoyé des moyens, et sur lequel on va continuer à envoyer des moyens.
02:56Merci beaucoup, colonel. Je rappelle que vous êtes porte-parole de la Sécurité civile.
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