00:00On salue Daniel Fasquel qui est avec nous, trésorier DLR et maire du Touquet.
00:09On va tout de suite prendre la direction de l'Elysée parce que ça bouge un peu.
00:11Léopold Odebert, François Bayrou va être le premier reçu ce matin à l'Elysée par Emmanuel Macron pour ses nouvelles consultations.
00:20Que faut-il y voir ? Est-ce qu'il faut y voir un signe ? On fait que ce soit le premier qui vienne ce matin.
00:27Il faut y voir déjà un premier signe, Adeline, c'est que François Bayrou, il a vu à pas moins de trois reprises Emmanuel Macron cette semaine.
00:35La première fois, je vous rappelle, c'était juste avant cette série de consultations qui avait eu lieu à l'Elysée,
00:40mardi avec l'ensemble des chefs de groupe et de parti pour cette espèce de grande réunion qui avait eu lieu juste avant.
00:46Il avait eu le droit à un apparté. Il a eu le droit également à un coup de fil hier soir avec le chef de l'État.
00:52Ce matin, dans moins de 20 minutes, on va suivre l'arrivée ici de sa voiture pour un nouvel entretien.
00:58Il faut y voir peut-être trois routes qui se dessinent pour lui.
01:01La première, une simple consultation, avoir encore une fois son avis, celui de François Bayrou, un proche du président dans ses futures décisions.
01:08Deuxième destin potentiel, c'est celui potentiellement, évidemment, d'une nomination à Matignon.
01:14Je vous rappelle un schéma, moi qui étais là déjà à l'époque pour la nomination de Gabriel Attal.
01:18Le matin même, avant qu'on ne sache qu'il soit nommé à Matignon, Gabriel Attal avait déjeuné, petit déjeuné,
01:24secrètement avec le chef de l'État en passant par une petite porte secrète à l'arrière du palais.
01:28Troisième destin, celui beaucoup moins glorieux, celui de Catherine Vautrin qui avait appris quelques heures avant,
01:34alors qu'elle pensait arriver à Matignon, que finalement ça ne serait pas pour elle.
01:37Pour l'instant, rien n'a fuité des échanges entre le chef de l'État et François Bayrou,
01:41mais il y a potentiellement ces trois chemins qui se dessinent maintenant,
01:44quelques heures avant de savoir où se dirige vraiment François Bayrou.
01:47– Et vous, Daniel Fasquel, quel signe y voyez-vous, ce rendez-vous,
01:52ce premier rendez-vous de cette ultime consultation du président de la République à l'Élysée ?
01:59– Je n'y vois pour le moment pas grand-chose, on a déjà commenté beaucoup de noms depuis quelques jours,
02:07donc on ne va pas en commenter un de plus.
02:10Ce que je souhaite évidemment avec les députés, les sénateurs des Républicains,
02:14avec les militants des Républicains, c'est que le pays ait enfin un minimum de stabilité
02:19et nous agirons évidemment de façon responsable,
02:21comme nous l'avons fait toujours depuis le début de cette période compliquée pour notre pays.
02:28Moi, je veux quand même pointer du doigt ceux qui ont provoqué la censure du gouvernement
02:33avec toutes les conséquences néfastes qu'on découvre chaque jour.
02:37– On en a déjà dit beaucoup franchement, mais est-ce que là,
02:39bon nous aussi c'est l'actualité, François Bayrou arrive, il est convoqué ou invité le 1er,
02:46elle est incompatible ?
02:49– Ce qui compte c'est évidemment deux choses,
02:52les lignes rouges qui ont été rappelées par Laurent Wauquiez
02:55lors de la rencontre à l'Élysée à laquelle j'étais présent,
02:58pas évidemment de ministre LFI dans le gouvernement et pas d'application du programme du NFP,
03:03dès lors que ces deux lignes rouges ne sont pas franchies,
03:06la discussion est ouverte, je vous l'ai dit,
03:08dans un esprit de responsabilité et pour un gouvernement stable.
03:13Mais pour que ce gouvernement soit stable, et pardon d'y revenir quand même,
03:16il faut que notamment les socialistes évoluent,
03:20alors j'ai écouté ce matin par exemple Boris Vallaud
03:22qui a l'air de reconnaître maintenant qu'il n'y a pas de majorité autour du NFP
03:27et que par conséquent il faut qu'il soit ouvert à la discussion et au dialogue,
03:32parce que si les socialistes, les écologistes, les communistes continuent de voter avec LFI
03:37et le Ration Nationale pour la censure,
03:39quel que soit le nom, ce gouvernement ne durera que quelques semaines
03:44et ce sera à nouveau évidemment le pire pour notre pays.
03:47Donc la clé de la solution de demain,
03:51elle est dans la capacité du futur Premier ministre
03:53à créer une majorité au moins de non-censure allant du Parti Socialiste au Républicain.
03:59Après, bien évidemment, pour que ça tienne,
04:01il faut que ce Premier ministre soit en capacité de nous faire des propositions
04:04qui soient compatibles évidemment avec les valeurs des Républicains.
04:08Nous sommes évidemment attentifs à la protection de la sécurité des Français,
04:11à la lutte contre l'immigration, à la mise en avant de la valeur travail,
04:15que le travail soit mieux récompensé dans notre pays.
04:17Les députés des Républicains ont mis sur la table dès leur élection un programme.
04:23Nous serons attentifs évidemment à ce qu'au moins une partie de ce programme
04:26soit repris par ce futur Premier ministre.
04:29Neyla Latrouze, est-ce que François Bayrou est le mieux placé
04:33pour composer avec toutes les lignes rouges des uns et des autres ?
04:37François Bayrou, direct.
04:38Attention, ne bousculez pas les enfants.
04:40Vous êtes reçu à l'Élysée pour quelles raisons ?
04:44Monsieur Bayrou, les Français ont besoin de savoir.
04:46Pardon.
04:47Monsieur Bayrou.
04:49François Bayrou.
04:52Forcément, il ne va pas raconter le menu de sa conversation.
04:57Oui, mais c'est bien d'avoir essayé.
04:59Voilà, mais c'est bien d'avoir essayé.
05:00Est-ce qu'il est le mieux placé, encore une fois, François Bayrou,
05:02pour composer avec toutes les lignes rouges des uns et des autres ?
05:07Ça dépend si vous essayez de tenir plus compte des lignes rouges de la gauche
05:12ou plus compte des lignes rouges de la droite.
05:14Si vous essayez de tenir un peu plus compte des lignes rouges de la gauche,
05:17c'est Bernard Cazeneuve qui s'impose.
05:20La difficulté, c'est qu'avec Bernard Cazeneuve, vous n'avez aucune certitude
05:23que votre socle n'éclate pas, que François Bayrou lui-même a expliqué
05:26à Emmanuel Macron que cette fois, c'était son temps,
05:28et qu'il dispose de députés, François Bayrou.
05:30Il a un socle de député à l'Assemblée, ce que n'a pas l'ancien Premier ministre socialiste.
05:34Par élimination, de fait, François Bayrou, dans la situation impossible aujourd'hui
05:39pour Emmanuel Macron de sortir un nom du chapeau ou de disrupter,
05:44ou d'étonner, de fait, on retombe sur le seul nom qui s'impose,
05:48c'est celui du président du MoDem.
05:49Alors, les points forts, c'est qu'il a un groupe à l'Assemblée.
05:52Il est macroniste, Neyla.
05:54Il parle à Emmanuel Macron.
05:55Il est macroniste.
05:56C'est ce qui a conduit à la levée de bouclier des dernières heures.
05:59D'ailleurs, ça a été en passant, chez le Renaissance,
06:01avec un certain nombre de députés qui disaient,
06:03enfin, on a passé l'été à dire qu'on avait perdu les élections,
06:05on se retrouve avec un Premier ministre du MoDem.
06:08Sauf que, sauf que...
06:10Elle finit, Neyla.
06:11Sauf que, en fait, il n'y a pas beaucoup d'options
06:13dans le jeu d'Emmanuel Macron à ce stade.
06:15Il est macroniste, ça, c'est sûr.
06:17Il l'a accompagné, Emmanuel Macron, avant même l'élection de 2017,
06:20où il avait renoncé à se présenter pour le soutenir.
06:23Mais il a fait entendre une petite musique.
06:25François Bayrou, c'est un esprit indépendant.
06:26Ce n'est pas forcément une solution très facile pour Emmanuel Macron.
06:30Vous l'aviez entendu sur la réforme des retraites,
06:32dont il ne partageait pas la façon dont elle a été faite.
06:34On l'a entendu ensuite, quand il a été déçu d'avoir été mal servi.
06:37C'était au printemps dernier, au moment de la formation du gouvernement Attal.
06:40Il avait dit, alors là, qu'il ne partageait pas du tout
06:42la même vue sur la politique éducative.
06:44Que ce gouvernement était coupé des territoires.
06:47Qu'il y avait un fonctionnement trop vertical de l'État.
06:49Qu'il fallait se méfier de cette fracture qui abîmait le pays.
06:51Bref, il a fait entendre sa voix.
06:53Certains à droite disent aussi, si ce n'est pas lui qui est nommé,
06:56il va faire un carnage.
06:57Même dans le camp présidentiel.
06:59A droite, la droite n'aime pas tellement François Bayrou,
07:01parce qu'elle considère qu'il a trahi la droite depuis longtemps.
07:04Avant, c'était un centriste, toujours allié avec des gouvernements de droite.
07:07Et puis, il avait soutenu Ségolène Royal en 2007,
07:09contre Nicolas Sarkozy.
07:10Et puis, en 2012, François Hollande.
07:12Mais c'est vrai qu'il attend tellement ce poste,
07:14que si ce n'est pas lui, il risque de faire entendre sa voix.
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