00:00Ce qui m'intéressait, c'était ces dos arc-boutés, ces corps tendus qui travaillaient,
00:05avec ces mouvements des bras qui sont quand même très très graphiques, mais vraiment chorégraphiques.
00:11Une relation avec le sol, la danse contemporaine va chercher, avec la gravité, une sorte de
00:31complicité. Et donc là, les raboteurs, en fait, d'une certaine manière, ont une espèce de
00:36signature contemporaine qu'on pourrait rapprocher à la danse d'aujourd'hui aussi. Quand on voit le
00:42hip-hop, il y a beaucoup de choses qui se passent au sol avec des mouvements. Alors bon, c'est un
00:46peu osé peut-être, mais je pense que très sincèrement, quand on voit les appuis en décalage
00:52de ce corps, on peut voir des choses très intéressantes aussi. Tout ça m'a vraiment
00:57beaucoup stimulé et inspiré. Caillebotte, c'est quelqu'un qui s'intéresse vraiment à la vie
01:03quotidienne, aux gens qui sont aussi impliqués dans des choses moins nobles que ce que traitait
01:10la peinture précédemment. Il y a vraiment une vision presque politique, je dirais, de son travail
01:15qu'on retrouve particulièrement dans les raboteurs. Il met en avant la valeur du travail, la beauté du
01:21travail, la beauté du corps au travail. Ils ne sont pas musclés, ce n'est pas des stéréotypes comme
01:26dans la statuaire grecque ou des choses comme ça. Non, c'est juste des corps occupés à travailler,
01:31mais là, ils redonnent une gloire à ces métiers-là.
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