00:00Alors, ce délit qui avait été fait, je crois, par M. Cazeneuve à l'époque,
00:05avait un intérêt, c'est qu'en fait, on voulait,
00:08on s'était aperçu que les gens qui faisaient du délit d'apologie
00:12étaient souvent des futurs terroristes,
00:15et ça permettait, un, d'identifier ces personnes, leurs dangerosités,
00:19condamner éventuellement cet appel au meurtre, aux terroristes.
00:22C'est quoi l'apologie du terroriste ? C'est de demander d'aller tuer des gens, quand même.
00:25Et en général, ce sont des civils.
00:27Donc, en effet, ce délit a un intérêt, parce qu'il permet d'investiguer,
00:31parfois, justement, de prévenir des attentats,
00:33et de condamner des gens qui sont radicalisés.
00:36La proposition de loi dont j'ai entendu
00:39qu'elle serait pas une abrogation pure et simple,
00:42mais un transfert pour le remettre dans le droit de la presse,
00:46je n'ai pas vu ça du tout, ce n'est pas écrit comme ça,
00:48c'est ce qui est expliqué aujourd'hui.
00:50En fait, c'est une abrogation pure et simple,
00:52qui serait, et avec aussi, avec trois articles,
00:57dont le deuxième serait d'évaluer la politique des magistrats qui l'utilisent,
01:02ce qui est quand même très particulier,
01:04c'est-à-dire aller voir comment les magistrats appliquent la loi.
01:07En deuxième article, me semble une régression très grave
01:11par rapport à la menace que je vous ai indiquée,
01:14qui est une menace existentielle aujourd'hui,
01:17puisque sur tout le territoire, aujourd'hui,
01:19nous avons de plus en plus de contestations
01:24du modèle de notre société, dont l'apologie du terrorisme,
01:28qui appelle très clairement à des actions extrêmement violentes,
01:33y compris contre des civils.
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