00:00Quand je prends un Uber et qu'ils me demandent ce que je fais dans la vie, alors je dis chanteur.
00:02Je chante en français, une chanson qui parle d'anges, de nuages.
00:05Docteur, un jour je marierai un ange,
00:08on fera l'amour dans les nuages.
00:10Et voilà, c'est ça l'idée.
00:19Salut Brut, c'est Pierre Demare,
00:21et aujourd'hui je vous emmène dans mon van 6 places pour le Zénith de Paris, à la Villette.
00:25Voilà, c'est la première fois que je fais ça de ma vie.
00:27Vous allez me suivre, vous allez suivre mon stress, mon état mental et physique,
00:30du début à la fin.
00:31J'espère qu'on sera tous les deux très heureux, tous les deux.
00:34On a des millions chez Brut, mais à la fin de ce spectacle.
00:38Enfin c'est le Zénith, tu vois.
00:39Je sais pas comment dire ça, c'est un peu comme l'Olympia en réalité,
00:41mais c'est les salles qui sont tellement mythiques,
00:43qu'il y a quelque chose de tellement énorme autour du nom de ces salles même,
00:46que c'est parlant sans avoir vu la gueule du truc.
00:49Donc je suis très très heureux d'y aller.
00:50J'aime beaucoup le spectacle, tu sais.
00:52J'aime le grand divertissement, je suis un américain dans l'âme.
00:54Quand on a un public en face de soi, de leur faire honneur et de donner beaucoup.
00:57Donc ça va être généreux ce soir.
00:58J'ai foi en mon public.
00:59J'ai foi en mon public, j'espère qu'il sera porté, qu'il sera sportif.
01:09Drôle et à la hauteur de mes attentes.
01:12Mais ça c'est à moi de le faire réagir comme ça.
01:14Je pense qu'il n'est pas vraiment de mauvais public, un mauvais artiste.
01:17Et il faut aller le chercher.
01:19Il est méchant le public, il est souvent timide.
01:24Je vous y vois là.
01:25Oh, ça va ?
01:27Soyez les bienvenus.
01:28Danseurs et danseuses.
01:30Pour la première fois de ma vie, je suis accompagné de danseurs et de danseuses.
01:36Tu sais quoi ? C'est beaucoup mieux que ce que je pensais.
01:38J'ai été mauvais.
01:39Blanc de vipère.
01:42Quand j'ai commencé à écrire, c'était dans ma chambre.
01:44C'était en tout cas chez moi.
01:46J'ai besoin de calme pour écrire et de temps surtout.
01:48C'est vrai que c'est ça qui est drôle en fait.
01:49C'est de te dire que tu as écrit un truc et que tu l'as écrit.
01:51Salut Brut, ça va ?
01:52On fait des balances du feu.
02:07L'histoire derrière Un jour je marierai un ange,
02:09c'est moi qui tombe amoureux frénétiquement de personnages fictifs.
02:12Et je me souviens très bien que je regardais une série norvégienne
02:14qui s'appelait Scam.
02:15Un truc pour adolescents.
02:16Et je me suis dit que j'allais faire ça.
02:19Frénétiquement, tu tombes amoureux de personnages qui n'existent pas
02:21et qui vont te rendre malheureux
02:22parce que tu ne peux pas te marier avec quelqu'un qui n'existe pas.
02:24Et donc, j'écris cette chanson
02:25qui parle d'une quête d'amour impossible, idéale, fantasmée
02:28qui s'appelle Un jour je marierai un ange.
02:30Et c'est marrant parce que le refrain s'envole comme ça.
02:32C'est plein d'espoir.
02:33Il y a ce futur très heureux.
02:34Et puis les couplets, c'est un retour à la réalité.
02:41C'est un peu comme un film.
02:42C'est un peu comme un film.
02:43C'est un peu comme un film.
02:44C'est un peu comme un film.
02:45C'est un peu comme un film.
02:46C'était ça.
02:55Je me suis levé il y a 3 jours
02:56sans voix du tout, rien
02:58alors rien du tout.
03:16J'aime le jour où j'ai commencé à écrire de la musique, en réalité.
03:23Est-ce que j'y aurais cru ? Oui, oui, parce que j'y croyais depuis le début, en fait.
03:26J'en ai toujours rêvé, ce truc-là.
03:28Il y a la réalité, il y a les rêves, bien sûr, mais tu vois, le rêve, il était là, quoi.
03:32Je ne me suis jamais interdit de penser à des choses comme ça.
03:34C'est tout interdit d'avoir des objectifs, c'est quand même trop triste.
03:36Mais il y a ce truc, quand même, où j'ai toujours osé rêver de grandes salles.
03:40Et on ne s'arrête pas aux élites, j'ai déjà en tête d'autres noms pour plus tard.
03:46Je ne me suis jamais interdit de penser à des choses comme ça.
03:51Je ne me suis jamais interdit de penser à des choses comme ça.
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