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  • il y a 2 ans
"Dieu a constaté que son peuple était en train de beaucoup stresser et il a envoyé son fils unique pour le déstresser."
Lors de la CAN, il a fait sensation avec "Surveillez le fleuve". Une phrase devenue un symbole de fraternité entre les deux Congo. Brut s'est entretenu avec l'humoriste congolais Herman Amisi.

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😹
Amusant
Transcription
00:00Dieu a constaté que son peuple était en train de beaucoup stresser
00:05et l'a renvoyé à son fils pour les déstresser.
00:09C'est Herman Amissi sur Brut Afrique.
00:12C'est pas rien, mais c'est bien.
00:22À la base, le mot pour moi c'est une passion.
00:26Je suis quelqu'un qui aime partager la bonne humeur.
00:29Je suis quelqu'un qui aime voir les gens heureux.
00:31Je suis quelqu'un qui aime partager la gaieté,
00:34les ondes positives.
00:36Pour moi, là où il y a le rire, il y a la joie,
00:38il y a le bonheur.
00:40Au fur et à mesure que j'évoluais dans ça,
00:42mon entourage n'arrêtait pas de me dire
00:44« Toi, t'as place, c'est dans l'humour.
00:45Toi, t'as place, c'est dans la comédie. »
00:47La première fois que je monte professionnellement parlant sur scène,
00:50c'est fin 2018, à Lubumbashi.
00:53Et c'est la première fois qu'on me paye.
00:55Il avait touché 200 dollars.
00:56Alors qu'à l'époque, j'avais un travail
00:58qui me payait 120 dollars le mois.
01:01Je vais faire un skate de 7 minutes,
01:03on va me payer 200 dollars.
01:04Je me dis « 7 minutes, 200 dollars ?
01:07Un mois, 120 dollars ? »
01:09Mais les choix étaient simples.
01:15Comme tout parent africain, ils n'ont pas voulu.
01:17Ils n'ont pas voulu.
01:18C'est quand ça a commencé à payer
01:20que mon père lui-même a commencé à me demander
01:22si on ne cherchait pas aussi les adultes là-bas.
01:25Et après, mon entourage,
01:27je pense que les proches m'ont beaucoup encouragé.
01:30Des amis proches, ils me disaient toujours
01:32« Courage, vas-y.
01:33Mais pas l'idée lucrative des ventes.
01:36Il faut savoir que le reste viendra avec le temps. »
01:42L'idée est née d'un constat,
01:44pur et simple.
01:45C'est-à-dire, fraternellement,
01:48cet amour fraternel qui réunit les deux pays.
01:53Voyant nos voisins, nos frères en souci,
01:57parce que nous, on était en train de partir à la canne,
02:00parce que plusieurs pays allaient à la canne
02:02et eux restaient seulement comme ça.
02:03On s'est dit « Non, mais il faudrait trouver un moyen
02:06pour les joindre à cette fête africaine,
02:10même s'ils ne vont pas jouer,
02:12mais qu'ils soient quand même impliqués dans cette fête. »
02:15Voilà pourquoi on a trouvé cette solution.
02:17On leur a dit « Pendant qu'on sera en train de jouer,
02:19pendant qu'on sera en train de se représenter,
02:21surveillez le bien commun, la richesse commune, le fleuve. »
02:36Après, il y a eu des combinaisons.
02:37C'est-à-dire, c'est parti de la surveillance du fleuve,
02:40à Toro-Toro,
02:42et avec tous les éléments ambiants
02:46qui ont accompagné cette canne.
02:49« Surveillez le fleuve tout de suite, merci. »
02:51Au Bras-à-Villois, je ne cesserai de les dire,
02:53qui l'ont accueilli avec beaucoup de positivité.
03:00Dès le mois, on annonce qu'on devrait faire le Casino de Paris.
03:03Ce n'est pas faux.
03:04Peu nous ont donné cette chance, peu nous ont encouragé.
03:08J'avais un objectif, j'avais cette manière,
03:11cette grandeur de voir les choses.
03:15Vous demandez à quoi ressemblait le bilan de la surveillance du fleuve
03:18avec les Wesh.
03:19Eh bien, on était au Casino de Paris et ça ressemblait à ça.
03:26À Bras-à-Ville, j'ai présenté les bilans seuls.
03:29Mais quand on arrive sur Paris, je me dis,
03:31c'est vrai, les gens viennent voir Air Malam ici,
03:33mais pourquoi pas faire intervenir chaque pays,
03:37un représentant de chaque pays.
03:39Le choix, peut-être pour certaines personnes,
03:41peut-être la légende, ça y est, je me dis,
03:44il y a eu une date symbolique qui a été choisie,
03:48le 30 juin, la date de l'indépendance.
03:50Pour un événement aussi particulier,
03:52c'était pour nous très important de faire participer des visages congolais.
03:58J'ai donné tout ce qui était utilisé.
03:59J'étais à côté de toi, l'exemple, c'est grâce à toi que nous,
04:01nous, nous-là, la nouvelle génération,
04:03on est en train d'avancer, n'est-ce pas ?
04:11Est-ce que tu le considères comme un artiste engagé ?
04:14Artiste engagé, mais beaucoup plus comme,
04:18au-delà d'être humain,
04:21un patrie, ses sentiments patriotiques.
04:24Ses sentiments patriotiques,
04:26chacun peut contribuer, en fait,
04:29pour la paix à l'est du pays,
04:32que par ce qu'il sait faire.
04:35Avec cœur, j'ai demandé au bon Dieu
04:38de se rappeler pour la paix
04:41à l'est de la République démocratique du Congo.
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