00:00En Cameroon, c'est illégal d'être gay, bien sûr.
00:02Et puis, j'étais un peu mis en mode de protection
00:07pour mon statut de réfugié,
00:09parce que si je l'avais envoyé en Cameroon, je n'aurais pas pu être en harme.
00:12Ça vous fait triste de savoir que vous ne pouvez pas le faire en Cameroon ?
00:15Oui, bien sûr que oui, ça me fait triste.
00:18Mais écoutez, la vie est la vie.
00:20Il faut apprécier ce que vous avez en ce moment
00:22et il faut être très humble avec ce que vous avez en ce moment
00:24et continuer à bouger.
00:27Je ne veux jamais changer ce qui s'est passé dans ma vie.
00:29Je suis venu au Royaume-Uni et le froid m'a frappé.
00:32J'étais comme, putain, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:36J'ai envie de retourner en Cameroon.
00:37C'est trop froid, c'est trop froid pour moi.
00:41J'étais une grande fille, donc j'ai été bulliée pour être une grande fille,
00:44pour être un mauvais garçon et j'ai été bulliée pour mon accent.
00:47Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien.
00:49C'est Edouard pour Brut.
00:50Alors, je suis ravi de vous accueillir pour ce troisième épisode
00:53de ma série d'interviews à découvert sur Brut Afrique.
00:56Aujourd'hui, je suis avec une athlète passionnée de boxe
00:58et qui a marqué l'histoire des Jeux olympiques
01:00en offrant la première médaille olympique à l'équipe des réfugiés
01:03lors des JO de Paris 2024.
01:05Vous l'aurez compris, je suis avec Sindhinkamba,
01:07médaillée de bronze lors des JO de Paris
01:09dans la catégorie des moins de 75 kg en boxe féminine.
01:12Alors exceptionnellement, aujourd'hui, cette interview se fera en anglais,
01:16mais bien sûr sous-titrée en français.
01:17Je vous laisse regarder, c'est parti.
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