00:00En janvier dernier, Pascal Foucault, 62 ans, bloquait l'autoroute A16.
00:07Il reprend aujourd'hui la mobilisation, très inquiet de voir des produits sud-américains débarquer sur les étals européens.
00:16C'est ce qu'on appelle la distorsion de concurrence.
00:20Si jamais cet accord est signé par l'Europe, il y aura un aspect important dans l'importation,
00:28puisqu'on parle de pratiquement 100 000 tonnes de viande qui arriveraient.
00:31C'est-à-dire que la viande qui va être importée du Brésil, de l'Uruguay, de l'Argentine, c'est souvent de la viande hormonée.
00:38Tout ce que l'on ne veut pas en France.
00:40Et nous, en France, on défend le modèle familial avec des exploitations à taille humaine.
00:45Pascal Foucault est exploitant agricole depuis 27 ans.
00:53Une ferme en polyculture élevage, viande, lait, céréales, betteraves.
00:57On a aussi monté un atelier fruits rouges de framboises il y a 4 ans.
01:02Et puis j'ai des bâtiments, j'ai essayé d'optimiser en mettant des panneaux solaires pour produire de l'électricité et revendre à Enedis.
01:10Tout ça dans un objectif d'avoir différentes sources de revenus.
01:14Parce qu'on sait que les revenus en agriculture c'est très irrégulier en fonction des productions.
01:20Mais cette année est la pire qu'il n'ait jamais vécue.
01:24Son exploitation est en déficit.
01:26Il a dû puiser dans ses économies 30 000 euros pour rester à flot.
01:31Une activité plombée par la météo, les pluies qui ont gâché les récoltes.
01:36Et puis il y a toujours l'inflation.
01:41Aujourd'hui, la grosse problématique c'est que depuis le Covid, l'inflation qui a eu sur tout, le matériel devient inaccessible.
01:47Je veux dire, le matériel a augmenté sur 2 ans, 2 ans et demi, de 25 à 35%.
01:53Cette année, nous n'aurons pas de revenus sur l'exploitation.
01:56Donc de salaires sur l'exploitation.
01:58Ce qui n'était pas le cas les autres années.
02:00Mais cette année en particulier, on n'aura pas de revenus.
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