00:00Plusieurs choses. Il y a beaucoup de choses à dire.
00:02Allez-y.
00:03La première chose, c'est un discours de déni,
00:06exactement le même déni des médias
00:09sur l'avancée de Trump.
00:11C'est vraiment caractéristique.
00:13On nous parle du populisme,
00:15on nous parle de déclinisme,
00:17alors qu'en réalité, le problème,
00:18c'est qu'on a abandonné l'école qui instruit
00:21pour faire l'école qui endoctrine.
00:23Aujourd'hui, on a une école qui endoctrine
00:26avec des idéologies,
00:27que ce soit l'islamo-gauchisme,
00:29que ce soit le wauquisme qui enseigne aux enfants
00:32que le sexe n'a pas de binarité,
00:35malgré l'appel, je le dis,
00:37de tous les scientifiques du monde,
00:38des biologistes, des généticiennes,
00:40des talents, des prix Nobel,
00:42qui ont dit arrêter ce massacre,
00:44arrêter de dire ça à des enfants.
00:46On a des manuels scolaires
00:47où il est écrit que le sexe est assigné à la naissance.
00:51Donc, si vous voulez, est-ce que c'est déjà en place ?
00:54Oui. Est-ce qu'on a déjà endoctriné nos enfants ?
00:57Oui. Est-ce qu'on les endoctrine depuis très longtemps
00:59avec le pédagogisme qui essaie de nous faire croire
01:01qu'avant d'apprendre à lire avec le B-A-BAS,
01:04c'est-à-dire la méthode syllabique
01:06qui permet d'automatiser l'acte de lire
01:08pour libérer la disposition cognitive au sens,
01:12on a fait croire qu'il fallait faire le contraire,
01:13accéder au sens.
01:15C'est vrai que c'est plus facile de dire à un enfant
01:17écoute la raison que je te donne
01:19et pense par ce que je te dis.
01:21Il faut quand même rappeler qu'à l'école, on a des enfants.
01:24Il faut rappeler un des éléments,
01:25je pense que c'est important qu'on l'ait bien en tête,
01:28c'est-à-dire qu'un enfant se développe cognitivement
01:30avec l'âge et qu'avant 12 ans, 12-13 ans,
01:33il n'a pas acquis ce qu'on appelle l'autonomie morale.
01:36Pour faire simple, c'est la capacité de penser par soi-même.
01:38Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'avant 12 ans,
01:40en dehors de connaissances très concrètes,
01:43du genre 2 et 2 font 4,
01:44un enfant qui va recevoir quelque chose
01:47transmis par un adulte ayant autorité sur lui,
01:49en l'occurrence un professeur,
01:51même n'importe quel intervenant extérieur, soyons clairs,
01:53qui va arriver dans une classe pour lui transmettre un contenu,
01:55un savoir, un support de cours,
01:57l'enfant va le croire sur parole
01:59parce qu'il n'a pas acquis cognitivement sa capacité
02:02de mettre en question l'information qui est donnée.
02:06Pour ce qui est de Mme Geneté, j'aurais rappelé deux choses.
02:09Elle va annoncer des programmes d'éducation à la sexualité
02:12en décembre et là, elle nous annonce
02:14des changements soi-disant de choc du savoir.
02:16La semaine dernière et les semaines précédentes...
02:17Quand vous dites soi-disant, pour vous, c'est un durcisme,
02:19enfin, c'est de faire ça...
02:21Je vais revenir, parce que là, elle essaie quand même
02:22de nous d'étouffer un élément important,
02:24c'est les résultats de l'ADEP
02:26sur les évaluations de début d'année scolaire.
02:29Et donc, je voudrais juste...
02:31Je vous ai gardé deux chiffres, il y en a beaucoup,
02:33mais deux chiffres qui me semblent importants.
02:35Moi, je prends toujours les sixièmes en analyse
02:37parce que je trouve que c'est intéressant
02:39puisqu'on évalue sur des enfants qui rentrent en sixième,
02:42c'est les acquis de la primaire.
02:43D'accord ? C'est essentiel.
02:44Et j'ai trouvé une information intéressante,
02:46je n'avais pas remarqué les autres années,
02:47qui est un questionnaire qui est donné aux élèves.
02:49C'est-à-dire qu'on leur demande, au début de sixième,
02:51s'ils sentent qu'ils ont le niveau
02:52pour suivre convenablement l'année en cours.
02:55Et c'est les élèves qui répondent.
02:56Alors là, c'est intéressant parce que nos élèves
02:58du privé sous contrat, à 78 %,
03:01se sentent capables de suivre l'année scolaire,
03:02ils s'estiment avoir le niveau.
03:04Mais nos élèves en public et REP+, public REP+,
03:08aussi, 76 %.
03:10Et là, je voudrais qu'on mesure le mensonge
03:15que l'on fait à des enfants.
03:17Alors maintenant, si on regarde, par exemple, la fluence,
03:19c'est-à-dire la rapidité de lecture,
03:21je vais vous donner un élément important.
03:23La fluence, c'est combien on lit de mots par minute.
03:26D'accord ? Le niveau minimum attendu,
03:29satisfaisant attendu en fin de CM2, c'est 120 mots par minute.
03:32Le niveau attendu en CE2, c'est 90 mots par minute.
03:38En REP+, 30 %, 28,9 %,
03:42presque 30 % des enfants de sixième
03:44ont le niveau de CE2 en lecture.
03:46D'accord ?
03:48Et quand on arrive au niveau satisfaisant,
03:50c'est-à-dire ils sont à 120 mots par minute,
03:52c'est-à-dire c'est à peine ce qu'on attend d'un fin de CM2.
03:55D'accord ? En sachant que quand vous êtes
03:57sur la moyenne du privé sous contrat,
03:59vous êtes à presque 140.
04:00Donc, quand vous atteignez les 120,
04:03vous n'en avez que 43 % en REP+,
04:05qui ont atteint le niveau de rapidité de lecture
04:08d'un enfant de CM2.
04:10Et ces enfants-là, donc ces 60 %,
04:12qui ne sont même pas capables de lire un texte,
04:15donc ils ne peuvent pas accéder au sens,
04:17donc ils sont 60 %, quasiment,
04:20eh bien, 75 % considèrent qu'ils ont le niveau pour suivre.
04:24Et il est là, le mensonge.
04:25C'est-à-dire qu'on leur fait croire
04:27qu'ils sont capables de suivre en sixième,
04:29ils entament la sixième,
04:30alors qu'ils n'ont même pas la capacité d'accéder au sens.
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