00:00L'invité qui fait l'actu, à 7h45, Peter Muller, chargé de mission inondation au syndicat
00:07mixte du bassin de Toguilhome.
00:08Bonjour Peter Muller, merci d'être venu nous rejoindre pour cette réunion d'information
00:13prévue ce soir à Frontignan, réunion organisée par le syndicat mixte du bassin de Toguilhome
00:18que vous représentez.
00:19Un bureau d'études, Hausse Gaspi et la ville de Frontignan pour présenter un dispositif
00:25qui s'appelle « À l'abri » et ça dit bien ce que ça veut dire, c'est-à-dire
00:32que l'idée c'est de se mettre à l'abri ou de mettre à l'abri ses biens en cas
00:37d'inondation, c'est ça ?
00:38Absolument, voilà.
00:39Tout à l'abri c'est un dispositif qu'on a lancé en mars 2024, donc ça fait un peu
00:44plus de 6 mois maintenant, on commence à avoir un peu de recul.
00:46C'est un dispositif public qui permet à tous les habitants du bassin de Toguilhome
00:49qui le souhaitent de se protéger vis-à-vis du risque d'inondation, c'est-à-dire se
00:54protéger soi-même, protéger ses biens, que ce soit pour une habitation individuelle
00:57ou pour une entreprise, pour des locaux d'une petite entreprise par exemple.
01:00La vulnérabilité des habitants des communes du bassin de Toguilhome, elle est à quel
01:05niveau exactement par rapport à ce risque ?
01:06On a quand même un risque qui est assez fort, notamment sur certaines communes qui
01:10sont les plus touchées, on a plusieurs risques qui se combinent, en plus on a du ruissellement
01:13pluvial, on a des petits cours d'eau qui peuvent déborder assez fréquemment et puis
01:17bien sûr on a 40 kilomètres de littoral.
01:19Cours d'eau qui vont se jeter dans les temps de Toguilhome ?
01:21Absolument, oui.
01:22Et puis il y a le risque d'immersion ?
01:23Plutôt de submersion marine qu'on peut avoir par paquet de mer ou bien par montée statique
01:27du niveau de la mer qui empêche les cours d'eau de déborder et de s'écouler normalement.
01:33Ce dispositif à l'abri que vous présentez ce soir, je dirais que c'est un peu en trois
01:37temps, il y a l'aspect diagnostic, l'aspect solution concrète et l'aspect financement.
01:43Si ça c'est important, on va en parler.
01:45Le diagnostic par exemple, ça se passe comment concrètement ?
01:48On a mandaté le syndicat mixte, l'entreprise Osgapi, qui est basé à Nîmes, dont c'est
01:52vraiment le cœur du métier de faire des diagnostics de vulnérabilité.
01:55C'est-à-dire qu'en fait c'est une visite technique d'un expert qui va passer une heure,
01:58une heure et demie chez vous.
01:59Il vient chez vous ?
02:00C'est ça, il faut être présent, il faut que vous le guidiez dans votre logement et
02:03il va relever tout ce qui peut être vulnérable en cas de montée des eaux.
02:06Ensuite il va le noter et il va vous préconiser des solutions qui sont adaptées par rapport
02:09à la maison.
02:10C'est un diagnostic vraiment personnalisé.
02:11Cette visite, ce diagnostic, c'est totalement gratuit ?
02:14Totalement gratuit.
02:15On prend rendez-vous à l'avance ?
02:16C'est ça, on prend rendez-vous à l'avance.
02:17C'est gratuit parce que c'est financé par l'État, par la région Occitanie, par le
02:20département de l'Hérault et le syndicat Mixte.
02:22Donc c'est gratuit jusqu'à au moins 2025.
02:24On va essayer de le prolonger jusqu'à 2030, voire 2032.
02:27Pour l'instant c'est complètement gratuit et ensuite ça ouvre la porte à ce que vous
02:30disiez, des solutions qui sont elles financées par l'État à 80%.
02:33On va revenir sur le financement, mais avant ça, les solutions préconisées par l'expert
02:37une fois qu'il est passé chez vous.
02:39Alors il y a plein de choses.
02:40Création ou aménagement à ce qu'on appelle un niveau refuge, un niveau à l'étage où
02:44on est susceptible de rester bloqué quelques heures, voire quelques jours.
02:47Amarrer un certain nombre de choses.
02:49Par exemple, un truc tout bête, une citerne de gaz par exemple, ou de fioul dans son jardin
02:54pour s'alimenter en énergie pour le chauffage, le fixer correctement pour pas que ça parte
02:59avec l'eau.
03:00C'est plein de petits trucs comme ça en fait, très concrets.
03:03Ce qui est le plus courant, c'est les bâtards d'eau.
03:05Les bâtards d'eau et c'est complété par des clapets anti-retour parce qu'on oublie
03:09souvent les canalisations qui peuvent remonter en cas d'inondation.
03:12En fait, on a les eaux usées qui se retrouvent dans la maison.
03:14Donc pour ça, on met des clapets anti-retour pour compléter le dispositif.
03:17Tous les bâtards d'eau, c'est un truc qui est souvent préconisé, qui est tout bête
03:20en fait, mais qu'on n'y pense pas forcément.
03:24C'est efficace en plus.
03:25Absolument.
03:26En fait, si on se balade dans Frontignan, dans Marseillan ou dans Sète, on voit souvent
03:30des planches qui sont prêtes à être disposées en face de la porte.
03:33Ça existe même dans les maisons vigneronnes, c'est très ancien.
03:36Le financement, c'est important parce qu'effectivement tout ça, ça a quand même un coût.
03:39Mais il y a 80% qui peut être pris en charge en fait.
03:41C'est ça.
03:42C'est 80% sur toutes ces solutions.
03:44C'est grâce au fonds Barnier.
03:45Est-ce que c'est sous condition de ressources ?
03:47Non, sans condition de ressources.
03:48Sans condition de ressources ?
03:49Non, c'est ça.
03:50D'accord.
03:51Fonds Barnier.
03:52C'est le fonds Barnier.
03:53Voilà en fait, tous les assurés qui ont une assurance catastrophe naturelle, que ce
03:57soit pour leur véhicule ou pour leur maison, cotisent ce fonds Barnier, qui tous les ans
04:01est d'environ 250 millions d'euros.
04:03Et donc voilà, ça sert souvent à indemniser les victimes d'inondations, mais aussi à
04:07faire de la prévention.
04:08Bon, entre le moment où l'expert vient pour faire le diagnostic et le moment où on fait
04:11les travaux et on touche les sous surtout, c'est un délai de combien de temps ? Parce
04:14que souvent les gens disent, on s'engage dans un truc administrativement, ça va être
04:17long, ça va être compliqué.
04:18Vous avez aussi essayé de simplifier au maximum la procédure ?
04:21On essaie de simplifier.
04:22On a demandé au bureau d'études qui fait le diagnostic d'accompagner aussi les personnes
04:25jusqu'à la remise complète du dispositif et du financement complet, jusqu'à paiement
04:31des dernières factures par l'État.
04:33Et ça prend combien de temps à peu près ?
04:34Il faut compter environ six mois.
04:36Environ six mois.
04:37C'est ça.
04:38D'accord, donc il faut s'en préoccuper dès maintenant.
04:40Là, on est à priori sortis de la période de risque, mais il faut commencer à s'en
04:44préoccuper dès maintenant pour l'année prochaine.
04:46En tout cas, sur le bassin de Thau, on a une période de répit d'inondation depuis 2019.
04:49On a assez de chance d'avoir ça là.
04:51Ce n'est pas le cas partout.
04:52Donc voilà, on propose aux habitants d'en profiter avant qu'il y ait des inondations
04:55pour se protéger complètement.
04:57Eh bien, merci en tout cas, Peter Muller, d'être revenu nous en parler ce matin.
05:00Vous êtes chargé de mission inondation syndicat mixte du bassin de Thau.
05:03Ce soir, cette réunion, c'est à Frontignan-la-Pérade, à la salle Voltaire, à 18h30.
05:08C'est gratuit, c'est ouvert au public.
05:10Et on vous détaillerait tout ce dispositif baptisé à l'abri.
05:13Merci.
05:14Merci beaucoup à vous.
05:15Bonne journée.
05:16Bonne journée.
05:17Merci.
Commentaires