00:00Il est 6h13 sur RTL, c'est la question qui mobilise en ce moment tous les services de
00:08sécurité.
00:09Comment éviter les débordements pendant le match de foot France-Israël jeudi soir ?
00:14Au Stade de France, rencontre qui aura lieu une semaine après les heures à Amsterdam
00:18où des supporters israéliens ont été passés à tabac.
00:20Emmanuel Macron, RTL vous le révélait hier soir, sera présent.
00:24Bonjour Grégory Joron.
00:26Bonjour.
00:27Secrétaire général du syndicat de police Unité.
00:29C'est une bonne idée de maintenir cette rencontre au Stade de France coûte que coûte
00:33dans un contexte extrêmement sensible ?
00:35Je ne sais pas si on peut parler de bonne idée, mais en tout cas je pense que c'est
00:40un vrai message à l'endroit aussi des forces de sécurité qui devront être au rendez-vous.
00:44Alors, ça va être un engagement particulier, il y a un contexte international qui est imbaignable,
00:48qui est brûlant, on le sait.
00:49L'épisode d'Amsterdam il y a quelques jours qui renforce en plus encore plus le sentiment
00:54de match à haut risque, mais je pense, moi je partage le fait qu'il fallait le maintenir
00:59pour tout vous dire.
01:00Le préfet de police de Paris, Laurent Dunes, a annoncé 4000 policiers et gendarmes, c'est
01:04un dispositif inédit ?
01:05Clairement oui, on est quand même sur les événements assez particuliers pour engager
01:09autant de force.
01:10Même les grosses finales de Coupe d'Europe ou les classicaux qu'on connaît un peu tendus
01:16au MPSG ou qui peuvent l'être, ne déploient pas évidemment autant de force.
01:20En moyenne, on est sur une dizaine de forces mobiles, 15 des fois engagées autour du
01:24stade et en ville.
01:27En milliers, ça représente quoi ?
01:29On est sur, allez, on va dire en général 1000 CRS et gendarmes, là on est plutôt
01:35sur 2000, on a doublé, on est à 26 forces engagées.
01:37Le danger, il sera surtout en dehors du stade, Grégory Giron ?
01:41Oui, je pense clairement qu'il va être en dehors du stade, comparaison n'est pas raison
01:45mais on voit bien ce qu'il s'est passé malheureusement à Amsterdam, je pense qu'on
01:49a fait le danger, il vient plutôt sur les heures précédant la rencontre avec peut-être
01:52des groupuscules ou des groupes hostiles de part et d'autre qui vont vouloir se rejoindre
01:57pour en découdre.
01:58Donc là, il faut des dispositifs extrêmement déjà présents, déployés et surtout réactifs
02:04pour se projeter.
02:05Grégory Giron, secrétaire général du syndicat de Police Unité, très concrètement, qu'est-ce
02:09qu'on fait maintenant déjà en début de semaine ? Est-ce qu'on repère des signaux
02:13sur le terrain qui pourraient laisser penser qu'il va peut-être se passer quelque chose
02:17?
02:18Qu'est-ce qu'il se passe en ce moment, en ce début de semaine ?
02:20Déjà, il y a tous nos services de renseignement, vous imaginez bien qu'ils sont à pied d'oeuvre,
02:26forcément de la coopération internationale aussi, on va déjà surveiller les réseaux
02:31de groupes hostiles, radicaux, encore une fois, je le répète, quelle que soit la partie
02:37on va dire.
02:38Il y a déjà ce travail de renseignement, ensuite il y aura forcément un groupe pré-service
02:43mis en route, comme vous pouvez l'imaginer, notamment pour les points d'accès, les transports,
02:48les gares, éviter peut-être qu'on ait du monde qui vienne de voisins européens et
02:54qui voudraient aussi en découdre parce qu'hostile à la tenue de cette rencontre.
03:00Il y a toute cette partie-là et puis ensuite on va se projeter très rapidement sur les
03:03quelques heures avant le match où là, ça va être je pense une saturation d'espace
03:06en termes de sécurité avec beaucoup de mes collègues déployés jusqu'à août qui
03:12va lancer le match où apparemment le choix a été fait de mettre des policiers aussi
03:16dans l'enceinte du Stade de France qui est assez rare.
03:18On parle de 100 à 150 supporters israéliens, ils devront être isolés des autres supporters,
03:23il faudra mieux les protéger ?
03:25Oui, je pense qu'ils peuvent être, en tout cas ils feront l'objet d'une surveillance
03:28extrêmement resserrée, je pense, en effet, notamment dans leurs déplacements avant le
03:33match, une fois qu'ils seront dans les gradins, bon, ça semble poser déjà un peu moins
03:37de problèmes et c'est déjà un peu plus facile, le shoot va d'y arriver justement
03:40dans l'enceinte de ce stade sans heurts ni problèmes majeurs, je ne suis pas inquiet
03:47mais les policiers français vont être à pied d'oeuvre, ils sont très professionnels,
03:52vous le savez, ça demande un fort engagement, c'est une réalité, c'est peut-être ce
03:54qui coince en fait pour le coup, pour tout vous dire, puisque c'est vrai que les CRS
03:58n'ont pas connu de pause depuis les Jeux Olympiques et donc c'est un peu le problème
04:02mais ils seront là.
04:04Et puis on le disait, Emmanuel Macron assistera au match jeudi, est-ce que ça peut ajouter
04:08de la tension supplémentaire, est-ce que ça ajoute de la difficulté à la difficulté
04:12pour le travail des forces de l'ordre ?
04:14Ça rajoute en tout cas un facteur dans l'équation par rapport évidemment à la sécurité de
04:22l'événement comme vous pouvez l'imaginer, déjà quand il n'y a pas de match de foot
04:25et que le président se déplace, ça nécessite un dispositif de sécurité assez lourd, là
04:29pour le coup ça vient en effet rajouter quelque chose à l'événement mais bon, quand on
04:35voit encore une fois le déploiement de forces, je crois que ça ne changera pas grand-chose
04:40étant donné qu'il y aura énormément de monde pour essayer de faire en sorte que ça
04:43se passe bien.
04:44Merci beaucoup Grégory Jauron, secrétaire général du syndicat de police Unité, merci
04:47d'avoir été avec nous ce matin sur RTL.
04:49Merci, bonne journée.
04:50Il est 6h10.
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