00:00Pedro Iniesta Ruiz, quand vous voyez ces images, quand vous voyez ce rassemblement extrêmement digne,
00:04on a vu beaucoup d'images de colère, beaucoup d'images de désastre, beaucoup de larmes.
00:09Là on voit énormément de dignité, un rassemblement très fort. Ça vous inspire quoi ?
00:14Je suis très ému, c'est l'image de la dignité, c'est l'image du peuple qui se ressemble face à une catastrophe
00:21qui a laissé beaucoup de morts dans la région des Valences.
00:25Je suis espagnol, j'ai des amis dans cette région et aujourd'hui je ressens de l'émotion
00:29parce que je vois que mes compatriotes sont dans les rues pour demander de la dignité,
00:33aussi pour demander des responsabilités aux autorités régionales.
00:36C'est le jour pour mettre des mots face au silence de certaines administrations
00:43et pour dire que nous voulons que les choses soient réglées.
00:46Alors soyons clairs, il y a une démission qui est demandée sur toutes ces pancartes,
00:49on ne peut pas le voir de près, « maçonne démission ».
00:53Le nom qui est cité est celui de Carlos Meisson, c'est le président de la commission de l'agglomération de Valences.
01:02Il est accusé en gros de ne pas avoir fait ce qu'il fallait et pour prévenir et pour secourir.
01:07Il n'a pas fait ce qu'il fallait, ils ont déclenché l'alerte 12 heures après.
01:11Maintenant on sait que la déléguée du gouvernement lui avait appelé trois fois pendant la journée
01:16pour lui dire qu'il y a quelque chose qui arrive, il faut prendre des décisions.
01:20Il y a la ministre de l'écologie qui l'a appelée jusqu'à quatre fois
01:22et personne ne savait où il s'est trouvé, le président Meisson.
01:26Et on l'a découvert hier avant-hier, on a su par des informations des médias espagnols
01:31qu'il dejeunait avec une journaliste pour essayer de se repartir la télévision de Valences
01:37dans un moment où les gens étaient en train de se noyer.
01:40C'est une honte.
01:41Pendant que les autorités cherchaient le président Meisson,
01:44il était en train de magouiller politiquement avec une journaliste pendant qu'il dejeunait.
01:49Dans un moment si critique, si urgent, c'est dramatique.
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