00:00— C'est la démocratie américaine qui est en péril, qui se joue demain ?
00:03— Oui, je pense que vous mettez exactement l'accent là où il faut. C'est-à-dire que c'est une campagne...
00:08D'abord, ce sont des campagnes qui ont été d'une médiocrité absolue. Et on se met à dire que la première puissance mondiale,
00:18économique, militaire, va probablement élire un ou une présidente par défaut. Et c'est ça qui est inquiétant.
00:25C'est-à-dire que ceux qui votent pour Kamala Harris, pour beaucoup, c'est tous off-Trump. Et certains vont voter pour Trump
00:32en disant non, on a besoin d'un président fort face aux conflits mondiaux, parce qu'aujourd'hui, les conflits mondiaux
00:39dominent les conversations, mondialement, et au compris aux États-Unis. Et puis les deux campagnes ont été d'une médiocrité
00:46sur le fait qu'elles n'ont jamais à un moment donné mis en avant les programmes. Je suis persuadé que là...
00:51Vous êtes à Manhattan, si vous faites un micro-trottoir dans la rue, en demandant à une cinquantaine de personnes
00:56quelle est la différence entre les deux programmes, ou quels sont les fondamentaux des deux programmes, très peu de personnes seront capables
01:01de vous expliquer ce que l'un et l'autre vont faire. — On parle davantage des caractères des uns et des autres, des candidats.
01:05— Mais ça a été un combat de boxe avec d'une vulgarité absolue. Se traiter 50 % ou 49, on verra les résultats des électeurs de Trump,
01:13de poubelles, d'ordures. Je pense que c'est inconcevable. Et réciproquement, traiter de nazis, traiter de fascistes,
01:22donc c'est aller plus qu'en dessous de la ceinture. Et c'est ça qui est inquiétant. Et c'est pour ça que la statue de la liberté a peur
01:29et qu'elle se demande si elle va pas tomber dans un abîme qui va continuer à laisser la marque États-Unis, le American dream,
01:37s'abîmer encore plus qu'il ne l'est aujourd'hui sur le plan international.
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