00:00Des nourrissons sont retirés à leur famille par la justice et placés dans des pouponnières d'œufs.
00:05L'aide sociale à l'enfance à S.E.
00:07Ces structures, conçues pour apprêter temporairement les enfants vulnérables,
00:11sont censées offrir une protection lors d'urgences.
00:14Cependant, certains d'entre eux y demeurent durant de nombreuses années.
00:17Témoignant d'un système sous pression,
00:19Ron, un petit garçon de 3 ans, a commencé sa vie dans des conditions difficiles.
00:23Sa mère souffre de troubles mentaux et son père était absent à sa naissance.
00:27A sa sortie de l'hôpital, un juge a décidé de le placer en pouponnière pour assurer sa sécurité.
00:32En attendant de lui trouver une famille d'accueil.
00:35Pourtant, 3 ans plus tard, Ron est toujours dans cet établissement.
00:38Où il a même commencé sa scolarité.
00:41Selon Didier Hill, pédiatre au FYER de l'enfance de Strasbourg, sa place n'est plus chez nous.
00:46Il a besoin de son propre univers, d'une chambre à lui, d'une maison.
00:50Ici, c'est une maison par défaut.
00:52La vie en collectivité peut être très éprouvante pour les enfants de cet âge.
00:56Et un an est la triste illustration, en effet.
00:59Les problèmes de santé de Ron ont dissuadé les familles d'accueil potentielles de l'accueillir.
01:03L'absence de solution de placement se fait ressentir, car de nombreux enfants, comme lui,
01:08perdent depuis des années dans ces structures.
01:10Les cases sont souvent occupées par des nourrissons victimes de violences domestiques ou négligées.
01:15Et un rapport indique que la région Alsace a perdu 30% de ses places en famille d'accueil.
01:20Seulement 3 ans, en raison notamment de rémunérations inadéquates.
01:25Clément, maître directeur du foyer départemental de l'enfance de Strasbourg, souligne
01:29« Nous avons du mal à assumer notre mission d'accueillir des bébés.
01:32Un enfant qui occupe une place pendant 3 ans empêche d'en accueillir d'autres qui nécessitent. »
01:37Aussi de l'aide maintenant, le syndicat de la magistrature signale que
01:41des milliers d'enfants en danger subissent l'aise.
01:43Conséquence de cette situation critique, l'année précédente,
01:46au moins 3 300 décisions judiciaires n'ont pas pu être mises en œuvre par l'AS.
01:51En raison du manque de places disponibles.
01:53Dont 300 justes dans le département de la Loire-Atlantique.
01:56Marie Le Vert, juge des enfants à Nantes, exprime son inquiétude face à des dossiers en attente.
02:02« Nous avons un dossier avec 5 enfants de 6 mois à 10 ans qui sont confiés à l'AS depuis mai dernier.
02:07Et je n'ai toujours pas de solution de prise en charge à proposer. »
02:10La juge hésite même à retirer des enfants de leur foyer en raison des incertitudes sur l'aise.
02:15Conséquence, le risque est que ces enfants développent des troubles du développement grave,
02:20dont la récupération peut être impossible.
02:22Les alertes lancées par des médecins au sein de ces établissements se multiplient depuis des années.
02:27Les signaux alarmants incluent des comportements tels que la tristesse, le repli sur soi et l'automutilation.
02:33Une pédiatre témoigne « Les enfants développent ces troubles quand leurs besoins ne sont pas satisfaits.
02:38Nous avons des cas d'enfants déprimés qui ne réagissent même plus à la douleur ni ne jouent. »
02:43Errance en but dans les lieux de vie.
02:45Cela soulève des préoccupations quant à l'avenir de ces jeunes enfants.
02:48Les structures d'accueil, malgré un taux d'encadrement élevé.
02:51Éprouve des difficultés à répondre aux besoins émotionnels individuels des enfants placés.
02:56Marie Breteau, éducatrice dans une pouponnière, souligne « Lorsque plusieurs enfants pleurent simultanément,
03:02il est complexe de répondre à toutes leurs attentes.
03:04Même si nous faisons notre mieux, nous sommes souvent insuffisants.
03:07Les enfants placés souffrent d'un manque de repères, car ils sont entourés par un trop grand nombre d'adultes,
03:13érodant ainsi leur sentiment de sécurité. »
03:15Franck Bottin, directeur d'un autre centre d'enfance, indique que dans une famille ordinaire,
03:20l'enfant rencontre un ou deux visages parentaux.
03:23Dans notre cas, cela peut atteindre 10 ou 12.
03:25Ce qui peut conduire à des difficultés de lien affectif.
03:28Une étude révèle qu'environ un quart des enfants très jeunes placés risquent de garder deses.
03:32C'est qu'elles toute leur vie, les députés, conscients de cette réalité alarmante,
03:37ont récemment décidé de relancer une commission d'enquête dédiée à la protection de l'enfance.
03:42Avec des conclusions à venir dans quelques mois.
03:44Je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo.
03:48N'oubliez pas que je lis maintenant tous vos commentaires.
03:51Abonnez-vous et à bientôt pour de nouvelles vidéos.
Commentaires