00:00Alors c'est bengladais et égyptiens, ce premier groupe transporté par la
00:03marine italienne. D'abord vont être enregistrés à leur arrivée dans un port
00:08en Albanie. C'est là où se passe la première étape où il y a le premier
00:13centre qui a été construit, qui est complètement géré par les italiens
00:16directement sur le territoire albanais pour identifier les migrants et les
00:20soumettre à des contrôles médicaux. Ensuite il y a une seconde étape, ils
00:23sont transférés dans une autre structure, un autre centre, un peu plus
00:26dans les terres en Albanie, pour cette fois-ci être hébergés et attendre
00:30l'examen de leur demande d'asile qui est censée durer environ un mois. Si cette
00:36demande d'asile est rejetée et bien ils resteront dans ce centre en Albanie.
00:42Ils seront même placés dans une zone de rétention administrative jusqu'à leur
00:48rapatriement si la demande est acceptée. En revanche s'ils sont renvoyés sur le
00:51territoire italien. Donc c'est un premier test de délocalisation de la gestion
00:55des migrants sur le territoire albanais de la part des italiens. Ces groupes
01:00d'hommes sont donc tous des hommes, parce que c'est la règle, il n'y a pas de femmes,
01:04pas d'enfants, pas de personnes vulnérables dans ces centres albanais et
01:09puis ce sont seulement des hommes qui ont été secourus directement en mer par
01:14les garde-côtes italiens uniquement et non pas par les ONG. Pour l'instant la
01:17capacité c'est de 800, 900 hommes dans un premier temps. L'objectif c'est 36
01:22000 migrants pris en charge en Albanie par an.
01:24Blandine, comment réagissent les italiens ?
01:29Alors ce système d'externalisation de la gestion migratoire en dehors des
01:35frontières de l'union européenne donc en Albanie est vraiment controversé ici
01:40par l'opposition de gauche, par les ONG aussi qui craignent des violations des
01:44droits des migrants d'abord et qui surtout y voient un moyen de la part de
01:47l'extrême droite italienne d'accélérer, de multiplier les expulsions
01:51des migrants alors qu'en Albanie ne sont acceptés que ceux qui viennent de
01:56pays considérés sûrs par les autorités italiennes et c'est le premier critère,
02:01le premier motif pour rejeter justement une demande d'asile et renvoyer les
02:05migrants dans leur pays. A l'inverse c'est un système dissuasif assumé et
02:09qui fait la fierté de Giorgia Meloni, la chef du gouvernement. C'est un modèle de
02:13délocalisation qui est une première en Europe et qui a même été salué par les
02:17partenaires européens qui voudraient s'en inspirer pour plusieurs et ce sera
02:21au sujet des discussions au conseil européen cette semaine.
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