00:00L'Aide sociale à l'enfance, c'est ce qu'on appelait autrefois l'ADAS, c'est plus connu encore sous ce nom-là.
00:05Eh bien, pour pouvoir confier ses enfants à ses familles, on va faire tout ce qu'il faut pour ne rien voir.
00:11On va commencer par ne pas demander d'agrément parce que de toute façon, il n'y en a pas.
00:15Et même lorsqu'on va être alerté sur cette question d'agrément, on ne va pas chercher à savoir.
00:19Mais on pourrait encore imaginer que sans agrément, on puisse avoir des familles bienveillantes.
00:24Donc on ne va pas demander le casier judiciaire parce que de toute façon,
00:27si on avait demandé le casier judiciaire, on se serait aperçu que ces familles n'avaient pas le droit,
00:32judiciairement, n'avaient pas le droit d'entrer en contact avec des enfants
00:36pour avoir été pour plusieurs d'entre eux et à plusieurs reprises condamnées
00:41pour des infractions sexuelles à l'égard d'enfants confiés par l'ASE.
00:45– Mais Maître, on ne comprend pas comment cette association et ces gens-là
00:49ont pu prospérer pendant des années.
00:51On ne parle pas d'une poignée d'enfants,
00:53on parle jusqu'à une centaine d'enfants concernés, n'est-ce pas ?
00:56– On ne le comprend pas et bien entendu, l'ASE du Nord, l'ex-EDAS du Nord,
01:02est totalement taisante là-dessus.
01:04L'ex-EDAS du Nord n'est pas sur le banc des prévenus.
01:08Pas plus d'ailleurs qu'elle n'est sur le banc de la partie civile.
01:11Autrement dit, on envoie un message très clair à l'ASE du Nord qui consiste à dire
01:16vous n'y êtes pour rien, vous n'êtes pas responsable
01:19et c'est ce qui permet au directeur départemental du Nord de dire
01:23je ne suis ni coupable ni responsable.
01:27On est face à un échec total de la protection de l'enfance en France.
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