00:00Juste à l'arrivée de la ronde des cyclo-sportives, de la ronde pétard, comment ça s'est passé
00:28cette saison, un petit bilan quand même de cette saison ?
00:31Non, je ne vais pas parler de bilan de saison, on va parler d'aujourd'hui, bravo aux organisateurs,
00:37une belle épreuve, assez frais, c'est vrai que ce matin on avait 3-4 degrés donc il
00:42n'était pas chaud, mais voilà, une belle ambiance, un beau parcours, on a pu apercevoir
00:47un petit peu la mer sur la baie de Somme donc c'était sympa.
00:58On va se faire couvrir, on va se faire couvrir, on va se faire couvrir, on va se faire couvrir,
01:26on va se faire couvrir.
01:39Donc c'est vraiment le genre d'épreuve qui vous permet
01:42de retrouver des amis, des coéquipiers ? Par contre vous êtes très entouré, vous avez
01:45des camarades.
01:46Moi je suis venu en famille avec des amis, donc j'ai eu l'occasion de profiter.
01:49Ce sont des parties comme les vannes, j'avais un peu peur.
01:55On est particulièrement heureux de vous voir aujourd'hui en bonne forme et on voudrait
02:02vous demander comment ça va Henri ?
02:04Ça va bien et puis alors après une manifestation comme celle à laquelle nous avons assisté
02:09aujourd'hui, j'ai un moral à toute épreuve.
02:11Vous avez vécu des jours difficiles, on peut le dire maintenant, c'était très pénible
02:17pour vous-même, pour votre entourage, mais vous avez toujours cru ?
02:21J'ai toujours cru, j'ai toujours rêvé.
02:23Il ne faut jamais baisser les bras dans la vie.
02:25J'ai écrit un bouquin d'ailleurs en ce moment qui va s'intituler « Le battant »
02:28« Je ne baisserai jamais les bras » et c'est vrai que quand on y croit, quand on
02:32croit dur comme père à des tas de choses, on ne va pas dans le mur.
02:36Moi, si je n'y avais pas cru, je serais aussi une pierre avec ma maladie.
02:39C'est une maladie auto-immune qui est très difficile et qui ne se soigne pas forcément.
02:44Moi, j'ai toujours fait reculer l'échéance et j'ai toujours dit que j'allais remonter
02:50sur un vélo, je suis remonté sur un vélo, que j'allais renager, j'ai renagé, que
02:53j'allais reconduire ma bagnole, je reconduis ma bagnole et je marche, je marche, je marche
02:58et ça fait du bien.
02:59Ce livre, ça va être un message d'espoir pour les gens qui ont vécu, qui vivent des
03:04périodes difficiles.
03:05Moi, je reçois énormément de courriers, que ce soit par internet ou par la poste,
03:10des gens qui sont comme moi, qui ont la même maladie et qui baissent les bras.
03:13Ils me disent « Mais vous, comment vous vous en sortez ? » Moi, je dis que je m'en
03:16sors tout simplement en gardant le moral.
03:19J'ai un moral à toute épreuve, même des fois, je ne suis pas bien dans ma tête.
03:23J'essaie de ne pas le montrer et quand on fait ça, on s'en sort.
03:26C'est le message que je ferai passer dans mon bouquin qui sortira au début de l'année.
03:30Et aujourd'hui, la renaissance, le paradoxe, la comparaison est facile, c'est la renaissance
03:37d'une épreuve, la cyclo-sportive, la ronde pique-nique que vous aviez portée à bout
03:40de bras il y a plus de 25 ans.
03:42Oui, là, c'est une renaissance, c'est le fait de voir renaître cette épreuve qui
03:46était paumée.
03:47On s'était dit qu'on ne pourra plus la faire et j'ai une équipe de Hauts-de-Savoie
03:53qui est venue me voir.
03:54Ils m'ont dit « Mais si, ne vous inquiétez pas, nous, on connaît votre puissance d'investigation.
03:57Eh bien, on va la refaire.
03:59Et en plus, pour vous donner le moral, on va donner le nom d'Henri Sagné à l'épreuve.
04:03» J'y sais trop, je n'ai pas gagné le Tour de France, je n'ai même pas gagné
04:06le Tour de Cours, mais ils l'ont fait, ça marche.
04:09On a eu plus de 1500 personnes et moi, je n'ai que du bonheur.
04:14Tous les gens que j'ai vus m'ont dit que c'était bien, ils viennent tous me féliciter,
04:17alors que je ne suis que la face immergée de l'iceberg.
04:19Il y a des organisateurs qui sont meilleurs que moi.
04:21Eh bien, ça fait plaisir.
04:23Moi, rien que ça, je suis sûr que je gagnerais quelques jours dans ma vie et en termes d'espoir.
04:27Vous êtes toujours aussi populaire.
04:30Il faut rappeler quand même que vous avez présenté le journal de 20 heures.
04:32Vous avez travaillé beaucoup sur le Tour de France avec des émissions différentes.
04:36Les gens vous reconnaissent, ils ne vous ont pas oublié.
04:39Ils ne m'ont pas oublié, mais c'est surtout grâce à tout le sport.
04:41Tous les sports, c'était leur quotidien.
04:44Au niveau sportif, sur une dizaine de minutes, ça suffit à tout le monde.
04:47Et là, ils me disent tous « TLS, ouais ! », c'était super.
04:51Moi, ça me fait du bien parce que je suis dans un autre monde maintenant.
04:54Je ne suis plus du tout dans la télévision.
04:56Il m'arrive de faire des petites émissions de temps en temps quand on me demande de venir,
05:00mais ça fait du bien.
05:01Ça flatte un peu l'ego de chacun et moi, de temps en temps, ça fait énormément de bien.
05:07Et puis, l'entourage est primordial quand on est atteint d'une maladie grave comme la vôtre.
05:12Il faut un entourage extraordinaire, il faut des aidants.
05:15Moi, je n'ai pas pris d'aidant, c'est ma femme et ma famille qui m'ont aidé.
05:19Et puis, mes petits-enfants.
05:21Et mes petits-enfants, c'est grâce à eux que j'ai retrouvé un moral à toute épreuve.
05:24Ils s'occupent du papi, ils viennent apporter les médicaments au papi le matin quand ils sont là.
05:29Je leur donne la main quand ils vont à l'école.
05:31Je peux vous dire que ça, ça vaut tous les médicaments.
05:34Jimmy est où ?
05:36Jimmy n'est pas là ?
05:37Que vous souhaitez Robicardie ?
05:40Tout le monde sait que vous êtes un passionné de cyclisme, vraiment, c'est une passion.
05:44Elle est venue d'où cette passion ?
05:46Pourquoi un intérêt comme ça sur le cyclisme ?
05:49J'ai toujours été passionné de cyclisme et elle est venue quand j'étais tout petit.
05:53Tout petit, mes parents me parlaient de Robic parce que je suis né en 1947
05:57et en 1947, c'est Robic qui a gagné le Tour de France.
05:59Et on me parlait toujours de Robic et elle est Robic et tout.
06:01Et puis après, j'allais en vacances chez ma grand-mère à Fontaise-sous-Bois.
06:05Et à Fontaise-sous-Bois, qui je voyais ?
06:07Louis Zambobé, il habitait à Vincennes.
06:09Et puis, il faisait la bise à ma grand-mère et ils se connaissaient bien.
06:12Mais à cette époque-là, il n'y avait pas d'appareil photo, rien du tout.
06:15Je n'ai pas de photo avec Louis Zambobé.
06:16Et j'aimais beaucoup Louis Zambobé, j'ai toujours soutenu Louis Zambobé.
06:20Puis après, j'ai soutenu Jacques Angtil parce que pour moi, c'est le plus beau sur un vélo.
06:23Magnifique, bien calé sur son vélo.
06:27Dans mon bureau, depuis que je suis journaliste, j'ai une photo d'Angtil dans le Grand Prix des Nations.
06:32Parce que pour moi, c'est ce qu'on fait de mieux en matière de cyclisme.
06:35Voilà comment est née ma passion pour le vélo.
06:37Puis après, j'ai eu l'occasion de commenter le Tour de France et tout.
06:40Et de rencontrer plein de champions.
06:42Et je suis devenu, entre guillemets, assez ami avec la plupart.
06:46Et aujourd'hui, votre regard sur le cyclisme actuel ?
06:50C'est un cycliste que j'aime bien, mais qui manque pour moi de grands champions.
06:54Bon, il y a Pogacar qui est un champion hors du commun pour moi.
06:58Mais je ne sens pas poindre des grands champions, des grosses pointures derrière.
07:02Et ça, ça m'embête parce que moi, je suis vraiment un mimile, entre guillemets, quand je regarde la télé.
07:07Moi, il me faut des champions.
07:09J'ai besoin de me raccrocher à un champion.
07:11Et là, en ce moment, je n'ai pas tellement de champions à qui me raccrocher.
07:16Mais ça peut venir.
07:17Mais j'aimerais qu'il y ait un Français.
07:18J'aime bien Gaudu, par exemple.
07:20Et puis, il y a tous ces jeunes qui frappent à la porte.
07:22Je suis sûr qu'il va y en avoir un.
07:24Il n'y a pas de raison.
07:26Il y a certains qui comparent Pogacar à Eddy Merckx.
07:29Il vient de gagner le championnat du monde.
07:31Moi, j'adore Pogacar, je vais vous le dire franchement.
07:34Pogacar, pour moi, c'est un des plus grands champions.
07:37Parce que même dans l'adversité, Pogacar, il part à 100 bornes de l'arrivée aujourd'hui encore.
07:44Mais c'est des trucs de folie.
07:45Comme dans le Tour de France, on se dit, mais il va être repris.
07:48Et bien, il n'est pas repris.
07:49Il a une agnac extraordinaire.
07:51C'est des vrais champions, ça.
07:53Ce sont des vrais champions qui vont au plus profond de melles,
07:56qui ne sont pas toujours tactiques.
07:57Il n'est pas toujours très tactique, lui.
07:58Mais il gagne.
07:59C'est qu'il est le plus fort.
08:00C'est extraordinaire.
08:02Moi, j'aime ces gens braves.
08:03Ces gens qui y vont avec leur cœur et qui finissent par gagner.
08:07Ça, c'est sublime.
08:09C'est des valeurs qu'on retrouve un petit peu dans votre Picardie, ici.
08:12Le travail, le courage, la force.
08:13Ah, mais c'est ça.
08:14Moi, des gens, il faut se battre.
08:16Il faut se battre.
08:17C'est jamais perdu dans une compétition, quelle qu'elle soit.
08:20Dans le boulot, machin, il faut se dire,
08:22je vais y aller, je vais aller jusqu'au bout.
08:24Moi, quand je faisais des émissions,
08:26des fois, j'avais des taux de réceptivité par les téléspectateurs qui n'étaient pas bons.
08:32On me disait, oh là là, toi, ton émission, elle va sauter
08:36parce que tu n'as pas assez de téléspectateurs.
08:37Ton audimat, il n'est pas au plus fort.
08:40Je cherchais des remèdes avec mes journalistes.
08:42On y allait et puis on remontait et puis on a gagné le CEPDOR.
08:45Ah ben, j'étais aux anges, moi.
08:47C'était super.
08:48Dans la vie, il faut se battre.
08:49Si on ne se bat pas et si on passe son temps à baisser les bras,
08:52c'est une catastrophe.
08:53Moi, dans ma maladie, je n'ai jamais baissé les bras.
08:55Alors que moi, c'est difficile.
08:58Je ne peux pas bouger mes doigts beaucoup.
09:00J'ai mes jambes qui me tiennent moyennement.
09:03J'ai toujours froid aux pieds et aux genoux.
09:05Mais ça ne fait rien.
09:06On continue de se battre.
09:07Moi, je refais du vélo.
09:08Je refais de la natation.
09:10J'ai même refait un peu de ski.
09:12Je reconduis ma bagnole.
09:13Et puis, je me dis, dans le fond, je suis presque normal comme les autres.
09:16La vie, c'est un combat.
09:17Et il faut toujours le gagner.
09:21Merci pour cette bonne actu.
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