00:00Alors je ne préjugerais pas du tout de la culpabilité de Marine Le Pen ou de la culpabilité du Front National, ça c'est au juge de le dire.
00:07Simplement, ce que nous pouvons dire chez Anticor, c'est qu'enfin, Mme Le Pen accepte de se rendre devant ses juges.
00:14Je rappelle qu'il y a quelques années, Mme Le Pen, qui était convoquée devant un juge d'instruction dans le cadre de cette affaire,
00:20a refusé de se rendre à une convocation du juge d'instruction, ce qui nous laissait penser chez Anticor qu'il y avait une certaine forme d'impunité
00:29ou de croyance dans une certaine impunité de la part de Marine Le Pen. Et enfin, elle arrive devant ses juges.
00:35Et là, chez Anticor, on n'est absolument pas en mesure de dire aujourd'hui si elle est coupable ou pas. Il y a des éléments en charge.
00:41Je souhaitais revenir sur cette notion de procès politique, que ce procès aurait été dirigé par Mme Taubira. C'est totalement faux.
00:49Il y a une enquête qui a été engagée par l'OLAF, qui est l'Office européen de lutte antifraude.
00:56Donc ce n'est certainement pas un procès politique qui a été engagé. — Les conséquences seront peut-être politiques.
01:02Et ça pose quand même une question, Laurent Dublé. Il y a un vrai débat, d'ailleurs, parce que si Marine Le Pen est déclarée inéligible,
01:07elle ne peut pas se présenter en 2027. Ça pose la question quand même de la justice qui décide qui a le droit ou pas d'être candidat ou candidate
01:15à l'élection présidentielle. — Ce n'est pas la justice qui décide. C'est la loi. Les juges ne font qu'appliquer la loi.
01:21Et la loi prévoit effectivement, en cas de délit d'atteinte à la pauvreté, des peines d'inéligibilité qui sont normalement automatiques.
01:29Le juge a la possibilité de ne pas prononcer l'inéligibilité. Et il devra le motiver. Mais le juge ne fait qu'appliquer la loi.
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