00:00Expliquez-nous ce qui s'est joué dans le huis clos des relations, des conversations entre Michel Barnier et Emmanuel Macron.
00:07Ça se tend à partir de hier matin.
00:09Hier matin, Michel Barnier prend sa voiture, rue de Varennes, direction l'Elysée,
00:13et avec à la main une liste de son futur gouvernement.
00:17Il dit à Emmanuel Macron, voilà, j'ai vu les périmètres, il y aurait 38, 39 ministres
00:21et je peux vous donner, Monsieur le Président, une liste de 10, 15 personnes à laquelle je pense.
00:27On va peut-être la voir.
00:28Dans cette liste, il y a Bruno Rotaillot, le patron des sénateurs Les Républicains, qui serait à l'intérieur.
00:34Il y a aussi, à Bercy, Laurent Wauquiez, le patron des députés Les Républicains.
00:38Annie Gennevard qui, en ce moment, dirige Les Républicains à l'agriculture.
00:43J'en passe, j'en passe.
00:44Donc quasiment que des Républicains.
00:45Sur les 15, il y a un peu plus d'une dizaine de Républicains.
00:49Et dans cette liste, il y a aussi des personnalités qui resteraient au gouvernement,
00:53Rachida Dati, Catherine Vautrin et Sébastien Lecornu.
00:56Une personnalité de gauche, Didier Migaud à la justice, qui vient de la gauche,
01:00mais qui n'est pas non plus un insoumis, c'est le moins qu'on puisse dire.
01:05Là, à ce moment-là, Emmanuel Macron découvre la liste, se montre quelque peu agacé
01:10et dit à Michel Barnier, ce n'est pas un gouvernement d'unité républicaine et de rassemblement.
01:16C'est le vœu qu'il avait exprimé lors de la nomination de Michel Barnier.
01:20Ça se termine un peu comme ça.
01:22La liste apparemment fuite un petit peu en Macronie.
01:25Gérald Darmanin découvre notamment qu'il n'est plus au gouvernement,
01:29ce qui pourrait expliquer sa prise de parole ce matin.
01:32On voit, Thomas, les noms qui ont été proposés par Michel Barnier à Emmanuel Macron.
01:35Voilà le gouvernement qui ne devrait pas être le gouvernement, ça va sûrement changer.
01:38Gérald Darmanin découvre qu'il n'est pas au gouvernement.
01:40Ce matin, il prend la parole à la télévision pour dire toute hausse d'impôts,
01:44je m'y opposerai.
01:45On sent qu'il hausse le ton vis-à-vis de Michel Barnier.
01:50Et là, ça se tend encore plus parce que mon voisin de droite et d'autres devaient venir en force,
01:54environ huit personnes à Matignon pour parler à Michel Barnier.
01:58Et là, Matignon nous dit, attendez, nous, huit, ce n'est pas possible.
02:00On négocie à deux ou à trois, on ne vient pas en force.
02:03On ne crée pas de rapport de force avec le Premier ministre.
02:06Le rendez-vous est donc reporté,
02:09idem pour le rendez-vous cet après-midi avec Les Républicains.
02:13Donc, on sait en coulisses que Michel Barnier commence à se montrer quelque peu agacé
02:18par le fait que ça coince, par le fait que dans le Bloc central,
02:22beaucoup mettent des réserves, beaucoup émettent aussi des critiques.
02:27Et c'est pour cette raison aujourd'hui que tout cela patine.
02:30Et on ne sait pas aujourd'hui comment ça pourrait se terminer.
02:32Je vous donne la parole aux autres dans un instant.
02:34Juste avant, Thomas, rapidement, pour dire les choses très clairement,
02:36est-ce que compte tenu de ce que vous venez de nous raconter là,
02:38Michel Barnier pourrait dire, puisque c'est comme ça, je m'en vais ?
02:40C'est une bonne question.
02:41Ce qu'on nous dément, c'est une rumeur qui circule depuis à peu près deux heures
02:45selon laquelle Michel Barnier aurait remis sa démission ce matin à l'Élysée Emmanuel Macron,
02:50l'Élysée dément, totalement en disant que ce n'est pas vrai,
02:52que la démission n'a pas été remise par Michel Barnier.
02:55En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les personnes qui connaissent très bien Michel Barnier
02:59disent que ça peut se terminer comme ça,
03:00que c'est une personne qui peut jeter l'éponge en disant
03:02« Attendez, je suis venu pour vous aider, vous ne m'aidez pas,
03:05donc je ne vais pas vous aider en échange. »
03:08En tout cas, à l'heure où on se parle, il n'est pas question d'une démission de Michel Barnier.
03:14En revanche, il y a clairement une tension entre Michel Barnier et le Bloc central.
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