00:00Avec Bruno Le Maire, on a rencontré Michel Barnier quelques heures après sa nomination.
00:05On lui a expliqué la situation et on lui a dit la chose suivante,
00:08on est à un moment décisif sur nos finances publiques.
00:11On le dit d'ailleurs depuis plusieurs mois avec Bruno Le Maire.
00:14C'est la raison pour laquelle on avait, au tout début de l'année,
00:17pris 10 milliards d'euros d'économies en disant…
00:20Pardon, mais là, Michel Barnier semble découvrir que la situation est très grave.
00:22C'est ce qu'il dit.
00:23Je pense que Michel Barnier, et c'est une bonne nouvelle,
00:26il a à cœur de redresser les finances publiques.
00:29Et moi, je pense qu'il faudrait le consensus national le plus large là-dessus.
00:33Pourquoi ? Parce qu'on a beaucoup protégé, beaucoup dépensé
00:37et qu'il faut maintenant réduire le déficit public.
00:40Et c'est la raison pour laquelle on a pris des mesures difficiles dès le début de l'année
00:44qui ont été interrompues avec la dissolution.
00:46Et on a toujours dit, il faut continuer.
00:48On a tout préparé, on va revenir dans le détail.
00:50Mais pardon, là, il y a un peu de langue de bois.
00:52Vous voyez bien qu'il y a un nouveau Premier ministre
00:54qui prend la parole visiblement pas très satisfait
00:56de ce qu'a pu dire Gérald Darmanin sur la question des impôts
00:58et on y reviendra dans un instant.
01:00Et qui dit, je me rends compte, je demande un état des lieux
01:03de cette situation budgétaire qui est très grave.
01:05Donc, il vous met en cause.
01:06Non, mais il connaît la situation des finances publiques.
01:09Et il partage, je crois, avec nous.
01:11Et j'espère, avec le plus grand nombre, qu'on doit tous faire des efforts.
01:16On doit faire des économies et on doit ainsi réduire le déficit public.
01:20Et pour cela, on a travaillé dans la période, même des missionnaires.
01:24Moi, j'ai mis en réserve plus de 16 milliards d'euros
01:26permettant à un nouveau gouvernement de faire des économies.
01:29On a préparé un certain nombre de nouvelles rentrées fiscales.
01:32Et je vais rentrer dans le débat sur les impôts.
01:34Je pense à la taxation des rachats d'actions.
01:36Je pense au super profit des énergéticiens.
01:37Donc, on a préparé les choses pour tenir l'engagement
01:40qu'on a pris devant les Français de réduire le déficit public.
01:43Donc, vous n'avez pas laissé de cadavres dans le placard à Michel Barnier ?
01:45Je vais vous dire, il n'y a aucun cadavre nulle part
01:46parce que même les parlementaires ont reçu toutes les notes
01:49qui existent à Bercy, à tous les étages.
01:52On est transparent depuis le premier jour.
01:54Depuis le début de l'année, notamment avec Bruno Le Maire,
01:58on dit qu'on doit faire des efforts.
02:00On doit réduire le déficit public face à la situation qui l'annonce.
02:03François Fillon 2007, je suis à la tête d'un État en faillite.
02:06Franchement, quand on lit Michel Barnier, c'est le sentiment que ça donne.
02:09Mais que Michel Barnier constate avec nous
02:12que la situation est difficile et qu'elle impose des décisions
02:16pour continuer, et je le souhaite, à faire des économies
02:19et réduire le déficit public, je trouve que c'est une bonne chose.
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