00:00Et moi je suis surpris, j'étais rapporteur général du budget sous l'ancien mandat,
00:05je peux témoigner que jamais Éric Coquerel n'a demandé ces fameuses lettres plafond.
00:11On peut parfaitement travailler sans ces lettres plafond.
00:14Et cet amour soudain, ce besoin impérieux d'obtenir ces lettres
00:20ne me paraît pas lié à des objectifs concrets de travail sur le budget
00:25mais plutôt à une volonté politique de donner un spectacle devant les journalistes,
00:33de faire le buzz, d'aller faire les matinales dans les différentes télévisions.
00:38Je suis très surpris par cette attitude.
00:41Vous savez, nous n'avons pas aujourd'hui de ministre du budget.
00:45Et donc les lettres plafond, ces fameuses lettres plafond,
00:49vont être évidemment modifiées par le prochain ministre du budget.
00:55Mais Jean-René Casse-Neuve, est-ce que ce n'est pas justement parce que la situation est très particulière ?
01:00Justement, il y a du retard dans la formation de ce gouvernement.
01:03Le budget lui-même, pour la première fois dans la Ve République, va sans doute être adopté avec du retard.
01:08Est-ce que ce n'est pas pour ça tout simplement qu'effectivement, pour la première fois peut-être selon vous,
01:13Éric Coquerel réclame ces lettres plafond ?
01:17Mais ça ne sert à rien, si vous voulez.
01:19Ça ne sert à rien d'aller chercher des lettres plafond qui sont obsolètes
01:24parce qu'elles vont être évidemment modifiées par le nouveau gouvernement
01:28et le nouveau ministre du budget.
01:30Donc il faut faire les choses dans l'ordre.
01:32Nous avons trois mois pour examiner le budget.
01:35On n'est pas à quelques jours près, si vous voulez.
01:37Donc vraiment, je l'appelle, moi, l'apaisement.
01:40Essayez de travailler sereinement.
01:42L'Assemblée nationale a besoin de travailler calmement
01:45et de faire ces démonstrations, de se donner en spectacle
01:53comme le font aujourd'hui le président et le rapporteur général du budget.
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