00:00Moi je dirais, on a peut-être une chance aussi que ce soit le Parlement qui décide.
00:03Parce que comme vous l'avez très justement souligné, il n'y a pas de majorité dans ce pays. Point.
00:08Donc à partir de là, ça veut dire qu'on rentre dans un système totalement inédit,
00:11qui demande de l'intelligence de la part des participants, alors là c'est vrai que c'est beaucoup demandé parfois,
00:16d'oublier parfois aussi, je dirais même pas son égo, mais ses arrières pensées politiques,
00:21alors ça va être encore plus compliqué parce que les 90% en sont bourrés,
00:25mais de penser à l'intérêt général et d'essayer justement de bâtir à chaque fois, sur chaque projet de loi,
00:31une majorité pour essayer de sortir le pays du chaos dans lequel le Président l'a conduit.
00:35Et ça, Michel Barnier, il en est capable aussi d'avadouer ?
00:37Je pense que pour le coup, Michel Barnier...
00:39Vous êtes d'accord avec moi ?
00:40Non.
00:41Bah si.
00:42Non, parce que je ne suis pas d'accord avec vous, c'est que je ne pense pas que ce soit Marine Le Pen qui mène la danse.
00:44Non, je n'ai pas dit ça.
00:45Mais je pense que c'est le Parlement.
00:46Vous n'aurez pas écouté.
00:47Si, heureusement, j'y arrive.
00:48Mais je pense que c'est le Parlement français qui a une chance historique, pour une fois,
00:53de rééquilibrer les pouvoirs, de ne pas être simplement les supplétifs de l'exécutif quand ils sont dans la majorité,
00:58de ne pas être uniquement afféodés au système des partis, parce que finalement ça a été le cas jusqu'à maintenant,
01:04surtout d'ailleurs avec le non-cumul et le quinquennat,
01:06et peut-être qu'on a une petite chance de voir les hommes et les femmes politiques avoir un peu de distance.
01:12Mais vous appartenez aux Républicains ?
01:13Oui.
01:14Est-ce que vous n'avez pas l'impression d'être avec eux, un peu, les auteurs d'un braquage, finalement ?
01:21C'est vrai que c'est vous qui avez les clés.
01:23Déjà, un, c'est le président de la République qui nomme.
01:25Ce ne sont pas les Républicains, ce ne sont pas les partis, ni rien.
01:27Deux, le Parti socialiste n'avait qu'à être moins idiot.
01:30On leur a proposé Bernard Cazeneuve, ils n'en ont pas voulu.
01:32Moi, ce n'est pas de ma faute s'ils sont idiots et s'ils se tirent une balle dans le cul.
01:35On y reviendra tout à l'heure.
01:36Après, s'agissant de Michel Barnier, qui d'ailleurs, dans sa passation de pouvoir avec Gabriel Attal,
01:43je trouve qu'il a quand même montré quelque chose d'intéressant.
01:45Changement d'époque.
01:46On est revenu à un ancien monde, mais je vous dirais tant mieux.
01:48La fin de la vacuité et de l'ère de la communication.
01:50Je n'ai pas trouvé que M. Attal pour qui.
01:52J'ai quand même de l'admiration.
01:54Je ne l'ai pas trouvé à la hauteur du moment.
01:56Et j'ai trouvé que Michel Barnier incarnait finalement cette hauteur de vue qu'on attend de l'ancien monde.
02:01Mais surtout, je lui réponds terminé, au-delà du fait qu'il est LR, il était surtout commissaire européen.
02:06C'est lui qui a négocié le Brexit.
02:07Et comme Bernard Cazeneuve, je pense que c'est des gens qui transcendent leur famille politique
02:11et qui sont des symboles pour la scène internationale, les acteurs politiques et économiques.
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