00:00— Bonsoir, Eric Ciotti. — Bonsoir.
00:04— Fondateur de l'Union des droits pour la République et député des Alpes-Maritimes. Alors vous avez... J'ai vu réagir sur les réseaux sociaux.
00:11X en l'espèce, vous avez dit... J'ai la phrase sous les yeux. Vous avez qualifié Michel Barnier d'homme respectable.
00:18Est-ce que vous avez été agréablement convaincu, surpris, parce que vous avez entendu chez Michel Barnier qui, je le rappelle,
00:25incite la sécurité au quotidien et la maîtrise de l'immigration qui promet des changements et des ruptures ? Est-ce que ça vous convient ?
00:34— Écoutez, dans le contexte actuel, le choix de Michel Barnier... D'abord, interrompt cette longue période de vacances du pouvoir,
00:44ce spectacle qui a un peu humilié notre pays sur la scène internationale, ce retour aux combinaisons de partis, quelque part à la 4e République,
00:54dans lesquelles M. Macron nous a plongés par son indécision. Donc c'est bien que nous ayons un Premier ministre. Et dans ce contexte,
01:03je pense que la nomination de M. Barnier appelle un homme qui a une expérience de l'État et qui est respectable.
01:11Je ne partage pas l'alliance qu'il a portée, comme certains de mes anciens amis avec Emmanuel Macron, mais je le dis ce soir.
01:19— S'il vous plaît, juste pas devant la caméra. — Dans le contexte, c'est un choix qui répond à certains critères.
01:26— Qui répond à certains critères. Pour dire les choses clairement, Éric Ciotti, alors que quelques personnes passent devant la caméra,
01:31mais c'est pas grave, c'est ce qu'on appelle une édition spéciale sur BFMTV, la ligne de votre allié, le RN, c'est de dire
01:39« On attend de voir le discours de politique générale ». Vous, concrètement, est-ce que vous pourriez ne pas censurer Michel Barnier
01:46après son discours de politique générale ? — Moi, je jugerais aux actes. Et nous s'y tiendrons et je soutiendrai ce qui ira
01:56dans le sens de l'intérêt général. Et je sanctionnerai, je m'opposerai à tous ceux qui, quelque part, participera de la continuité
02:05des mots macronistes. Le danger qui guette M. Barnier, c'est d'être prisonnier d'une coalition macroniste.
02:14Cette coalition macroniste, elle a été dans le secret, je dirais de façon un peu honteuse, portée par certains de mes anciens amis
02:23républicains. Je l'ai dénoncée. Je m'en suis séparée. Elle était contre nature. Elle n'a pas été dite clairement aux électeurs français.
02:32Aujourd'hui, on s'aperçoit que, quelque part, les seuls qui soutiennent officiellement Michel Barnier sont les groupes de la majorité,
02:40de l'ancienne majorité macroniste. Donc il fait partie. Il y a un risque pour lui d'être englouti, d'être absorbé dans le pôle macroniste.
02:50S'il poursuit la politique de M. Macron, ça sera naturellement un échec cuisant et ça sera une sanction forte que nous lui appliquerons.
02:59Il faut rompre radicalement, brutalement avec tout ce qu'a fait M. Macron, le désordre dans la rue, le désordre dans les comptes,
03:08la perte d'influence internationale. Soit M. Barnier se libère de celui qu'il a nommé en rompant les amarres avec M. Macron, soit il sera englouti avec lui.
03:19– Mais Éric Ciotti, un tout dernier mot rapidement. Vous êtes les faiseurs de roi désormais. Au fond, c'est Marine Le Pen, son groupe Rassemblement national,
03:26vos 16 députés qui ont dans la main l'avenir, la pérennité ou pas de ce gouvernement Barnier. C'est comme ça que vous vous voyez ?
03:36– Nous, nous servons l'intérêt général. Nous sommes la première coalition, l'alliance des droites.
03:4211 millions d'électeurs est arrivé très largement et de très loin en tête au premier tour.
03:47Une alliance des contraires qui a fait que certains républicains se sont désistés pour LFI, que certains LFI ont voté des macronistes,
03:56ont empêché cette victoire. Elle n'est que différée pour moi. C'est pour ça que j'ai fondé l'union des droites,
04:01parce que je crois profondément que notre pays a besoin d'un changement radical.
04:06Mais nous ne jouerons jamais contre l'intérêt général. Nous sommes responsables. Nous sommes dans le respect de nos institutions.
04:13Nous ne sommes pas dans la destitution. Nous ne sommes pas dans le coup d'État comme les macronistes.
04:18Nous voulons le meilleur pour le pays, mais nous serons extrêmement vigilants si M. Barnier
04:23et le petit poursuiveur ou télégraphiste de M. Macron nous sanctionneront.
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