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  • il y a 1 an
Regardez l'hommage de la France à l'adjudant Eric Comyn - Pour Gérald Darmanin, "sa mort n'est pas acceptable. La France est saisie par le choc" - "Ce n'est pas un refus d'obtempérer, c'est un crime"

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Transcription
00:00Monsieur le ministre maire de Nice, Monsieur le Préfet, Mesdames et Messieurs les parlementaires,
00:08Monsieur le Président du Conseil départemental, Mesdames et Messieurs les élus, Mon Général,
00:17Mesdames et Messieurs les autorités judiciaires, civiles et militaires, officiers, sous-officiers,
00:27gendarmes adjoints volontaires, d'actives et de réserve, personnels civils de la gendarmerie,
00:33chères familles, Mesdames, Messieurs.
00:46La France entière a été saisie par le choc. Et de ce choc est née, en nous, une immense colère.
00:55Une colère qui s'est exprimée, et qui peut faire naître en nous de la violence,
01:03un désir de vengeance, une rage que rien ne peut arrêter.
01:09Une colère que l'on critique quand on est assis confortablement protégé.
01:16Mais qui sont-ils pour juger ? Puis après, loin des caméras, loin de ceux qui parfois
01:28exploitent les polémiques, une longue et terrible tristesse qui ne partira jamais, chères familles.
01:34Entendons-nous, le gendarme comme militaire sait qu'il peut mourir. Il accepte, lui et sa
01:46famille, la possibilité du sacrifice ultime. Sans le vouloir, il est prêt. Ils sont tous prêts,
01:56les gendarmes, les policiers de France, à mourir pour une cause juste et pour sauver les autres.
02:05Prêt à risquer sa vie pour sauver l'enfant martyrisé par le forcené qui s'est transformé
02:12en tyran. Prêt à risquer sa vie pour secourir la femme qui souffre sous les coups de cet homme
02:19devenu tortionnaire. Prêt à mourir pour remplacer l'otage innocent devant le couteau
02:28du terroriste islamiste. La mort n'est pas l'ennemi des forces de l'ordre. Elle est parfois
02:36l'ultime preuve de l'engagement du service de l'État et de la France. Chacun ici le sait
02:45dans cette cour, depuis le premier jour à l'école de gendarmerie. Chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il
02:51fait, quand il passe comme le chante le chant des partisans. Mais si la mort fait partie de la vie
02:59du gendarme, si elle fait partie de la vie du policier, si elle fait partie de l'uniforme,
03:07les conditions de celles-ci ne sont pas toutes acceptables. Et non, la mort d'Éric Comines n'est
03:16pas acceptable. Elle nous révolte et elle nous entraîne avec lui dans l'abîme.
03:21Comme tous les gendarmes, le sous-officier Éric Comines faisait son travail. Sa vocation
03:32quotidienne au service des Français, comme un curé de campagne, discrètement ferait la
03:37sienne loin de tout. Comme un médecin prendrait dans l'habitude des jours qui se suivent son tour
03:43aux urgences de l'hôpital du coin. Ce jour-là, geste mille fois répété, il s'engage avec ses
03:51camarades dans un contrôle motorisé avec la police municipale de Mougins. Un poste de contrôle est
03:59mis en place sur la route 6285. Un contrôle comme on en fait plein, un contrôle comme on en fait
04:06tous les jours. Ces contrôles, on les compte par milliers, par milliers dans la vie des militaires
04:14du peloton motorisé de Mandelieu. On y arrête toutes sortes de véhicules, ceux qui n'ont pas
04:20les bons papiers, ceux qui ont les pneus lisses, ceux dont on s'aperçoit qu'ils sont trop fatigués
04:26pour prendre la route, ceux qui utilisent l'alcool et de plus en plus la drogue pour
04:32paradis artificiel et qui se mettent en danger, mais surtout qui mettent en danger
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