00:00Alors effectivement, quand on a des cas qui touchent autant d'émotions,
00:03c'est très compliqué, effectivement, d'apporter la loi
00:06parce que la loi ne prend pas en charge cette émotion.
00:09Elle est très froide et c'est les textes.
00:12Effectivement, on a d'ailleurs, c'est Platon qui disait, il y a l'émotion,
00:15il y a l'opinion et les faits.
00:17Et donc, dans quel cadre on se trouve ?
00:19Donc, des fois, on se trouve dans l'émotion et là, on le voit
00:21parce qu'effectivement, ça nous touche tous parce qu'on est père de famille.
00:25Moi aussi, j'ai deux filles.
00:26Je n'aimerais pas effectivement qu'un imbruti tue ma fille
00:30parce qu'il n'est pas responsable, il se sent responsable de rien.
00:32C'est la liberté.
00:33Il y a après l'opinion publique qui est là pour faire bouger les choses
00:36et interpeller le législateur en disant effectivement,
00:38on en a marre de voir des personnes qui sont interpellées, qu'on voit dans la rue.
00:42Mais à la fin, c'est les faits, c'est-à-dire la loi et la loi le permet.
00:45Donc, en fait, quand le juge, bien sûr, l'opinion va se polariser
00:51sur le juge des libertés de la détention qui a libéré cette personne.
00:54Le problème, si c'est un problème, mais oui, c'est qu'en fait,
00:58c'est la loi qui le permet.
00:59Et donc, c'est le législateur qui doit s'interpeller et s'interroger sur le fait.
01:02Est-ce que la loi aujourd'hui est conforme à l'attente de l'opinion publique
01:06et l'attente des citoyens ? Les citoyens français demandent quoi ?
01:09Ils demandent effectivement que les personnes qui commettent ces actes-là
01:11fassent face, j'allais dire, à la réalité en tant qu'homme.
01:15C'est-à-dire, je suis un homme, donc j'assume ma responsabilité.
01:19Et aujourd'hui, effectivement, je ne peux pas être dehors, entre guillemets,
01:24alors qu'il y a une autre petite personne, une petite fille, qui est dans une boîte
01:26et qui ne sera jamais dehors.
01:28Non, mais quand même.
01:30Mais Mélanie le met, par exemple, la gendarme, la gendarmette
01:33qui avait été renversée en 2020.
01:34Aujourd'hui, effectivement, la personne suspectée de l'avoir tuée est dehors.
01:40Alors oui, il y a un contre judiciaire.
01:42Elle est dehors parce qu'il y a eu un problème dans la procédure
01:45qui a été trop longue et donc le temps légal de détention provisoire
01:49a été dépassé, donc ce n'est pas du laxisme, c'est un problème de responsabilité.
01:53On fait passer quoi comme signaux ?
01:55Et là, c'est pareil, qu'est-ce qu'on fait passer comme signaux ?
01:57Moi, le problème, c'est que ce gamin-là de 19 ans,
02:00c'est un adulte à peine mûr, il a 19 ans et moi, je suis motard.
02:03Je n'ai jamais appris à faire des roues arrière.
02:05Donc ça veut dire que ça, déjà, s'il l'a fait, c'est qu'il l'a déjà fait avant.
02:08Parce que ça ne s'improvise pas, une roue arrière dans la rue comme ça.
02:11Donc ça veut dire qu'on aime bien disgracer.
02:12Et les parents, il faut juste leur expliquer aussi que punir un enfant,
02:15c'est aussi un acte d'amour.
02:17Aujourd'hui, on ne punit pas les enfants, on ne leur met pas de règles.
02:19On a l'impression d'être toujours montré du doigt.
02:21Eh bien, je suis désolé, mais les punir, quand ils le méritent,
02:24c'est prévenir justement pour d'autres choses.
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